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Sulaymân ben Surad al-Khuzâ’î

vendredi 26 août 2022, par ljallamion

Sulaymân ben Surad al-Khuzâ’î

Chef Arabe

Il fut un des chiites [1] de Koufa [2] et un des compagnons du Prophète, de l’Imam Ali, de l’Imam [3] Al-Hassan ibn Ali et de l’Imam al-Husayn.

A l’époque de l’Imam Ali, il participa à certaines batailles à ses côtés. A l’époque de l’Imam al-Hasan al-Mujtabâ, il fut un des chefs chiites de Koufa, mais il fut contre le traité de paix que l’Imam al-Hasan al-Mujtabâ signa avec Muawiya. Les premières lettres invitants l’Imam al-Husayn à Koufa, furent écrites par Sulaymân, mais il ne fut pas présent à Karbala [4].

Né à La Mecque [5]. A l’époque antéislamique, il s’appelait Yasâr. Après s’être converti à l’islam, le Prophète lui donna le nom de Sulaymân.

Il fut estimé par les ulémas [6] chiites et sunnites [7]. Il est rapporté qu’il fut un homme vieux bienfaisant, adorateur d’Allah, avec un statut élevé parmi les gens de sa tribu.

Parmi les chiites, Cheikh at-Tûsî considéra Sulaymân comme un Sahâbîyy [8].

D’après une lettre de l’Imam Ali à Sulaymân, ce dernier fut le représentant de l’Imam dans la région de Jabal.

Au cours de la bataille de Siffîn [9], Sulaymân fut le commandant de l’aile droite de l’armée de l’Imam.

D’après certains rapports, il ne participa pas à la bataille de Jamal [10] et l’Imam Ali le blâma.

Après la mort de Muawiya, lorsque les chiites de Koufa virent que l’Imam al-Husayn ne prêta pas le serment d’allégeance avec Yazid 1er, ils se réunirent chez Sulaymân, écrivirent deux lettres et les envoyèrent à l’Imam al-Husayn, lui disant qu’ils étaient prêts à faire le serment d’allégeance avec lui.

Après l’événement de Karbala et le martyre de l’Imam al-Husayn, Sulaymân prépara son armée pour venger sa mort. En l’an 65 de l’hégire, ils se soulevèrent contre l’armée de Omar ibn Sa’d .

Au cours du soulèvement des Tawwabin [11] dans un endroit nommé ‘Ayn al-Warda, Sulaymân tomba en martyre à l’âge de 93 ans.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Sulayman b. Surad al-Khuza’i /Traduit par mes soins

Notes

[1] Le chiisme constitue l’une des deux principales branches de l’islam, l’autre étant le sunnisme. Il regroupe environ 10 à 15 % des musulmans, dont 90 % de la population iranienne]. Il pensait que les Perses étaient favorables aux Hachémites[[La dynastie des Hachémites désigne les descendants de Hachim ibn Abd Manaf, de la tribu des Quraychites. Les Hachémites ont longtemps été les gardiens de la ville sainte de La Mecque, ils sont aujourd’hui la famille royale régnant en Jordanie, et ont régné sur le Royaume d’Irak jusqu’à la révolution républicaine de 1958.

[2] Koufa ou Kûfa est une ville d’Irak, environ 170 km au sud de Bagdad, et à 10 km au Nord-est de Nadjaf. Elle est située sur les rives du fleuve Euphrate. C’est la deuxième ville de la province de Nadjaf. Avec Kerbala, et Nadjaf, Koufa est une des trois villes irakiennes de grande importance pour les musulmans chiites.

[3] Un imam est une personne qui dirige la prière en commun. C’est de préférence une personne qui doit être instruite en ce qui concerne les rites et la pratique au quotidien de l’islam. Pour les chiites, tenant d’une tradition cléricale de l’islam, l’imam est le guide spirituel et temporel de la communauté islamique. Chez les duodécimains, ils portent souvent le titre de mollah ou d’ayatollah et, de ce fait, celui d’imam est plus usité dans le sunnisme. Dans les autres communautés chiites, l’imam est le seul guide. Dans le cadre du sunnisme, on peut comparer la fonction d’imam à celle du pasteur ou de prédicateur protestant. En effet, l’imam ne fait pas partie d’une structure hiérarchique : il est désigné par la communauté elle-même et ne prétend à aucun lien privilégié avec Dieu. Il peut être licencié s’il n’accomplit pas sa mission.

[4] La bataille de Kerbala eut lieu le 10 octobre 680 en Irak. Dans le calendrier musulman c’est le 10 de muharram 61 A.H. La commémoration de cette bataille est le deuil chiite d’Achoura. Cette commémoration se célèbre tous les 10 muharram, c’est-à-dire, en suivant le calendrier lunaire et non pas le calendrier grégorien. La bataille opposa la puissante armée de Yazid Ibn Mu’awiyya (environ 30 000 hommes) à l’armée des partisans de Husayn, fils d’Ali et petit-fils du prophète Mahomet, qui se réduisait à 72 hommes.

[5] La Mecque est une ville de l’ouest de l’Arabie saoudite, non loin de la charnière séparant le Hedjaz de l’Asir, à 80 km de la mer Rouge, et capitale de la province de la Mecque. Lieu de naissance, selon la tradition islamique, du prophète de l’islam Mahomet à la fin du 6ème siècle, elle abrite la Kaaba au cœur de la mosquée Masjid Al-Haram (« La Mosquée sacrée ») et la tradition musulmane a lié sa fondation à Ibrahim (Abraham), ce qui en fait la ville sainte la plus sacrée de l’islam. L’accès est interdit aux personnes qui ne sont pas de confession musulmane ainsi qu’aux femmes seules, même musulmanes

[6] Un ouléma ou uléma est un théologien, généralement sunnite, de l’islam. Il n’est pas l’équivalent d’islamologue. Dans le monde chiite, on parle plutôt de mollah.

[7] Le sunnisme est un courant religieux majoritaire de l’islam. 90 % des musulmans sont sunnites. Il est souvent apparenté à une vision orthodoxe de l’islam. Constituant l’une des trois grandes divisions de l’islam, les sunnites sont désignés en arabe comme les gens de la « sunna » et de la majorité religieuse (ahl al-sunna wa’l-djama‘a). Par opposition aux chiites et aux kharidjites, on les appelle parfois « musulmans orthodoxes ». Ce qui distingue les courants de l’islam est principalement l’interprétation de la religion.

[8] compagnons du Prophète

[9] La bataille de Siffin est un affrontement de la première Fitna ayant eu lieu entre mai et juillet de l’an 657 du calendrier julien. Le gros des confrontations se produisirent entre le 26 et le 28 juillet (soit entre le 8 et le 10 Safar de l’an 37 du calendrier hégirien) près d’un petit village romain situé à une centaine de mètres de la rive droite de l’Euphrate, dans les environs de l’actuelle ville syrienne de Raqqa. Les sahaba se scindèrent en trois groupes autour de ce combat final qui opposa Ali à Mu’awiya. Le premier prit le parti d’Ali, le second celui de Mu’awiya. Un troisième groupe, composé notamment de Sa`d ibn Abi Waqqas, Abdullah ibn Omar, Muhammad ibn Maslamah, Usama ibn Zayd, Nufayʿ b. Masrūḥ et Imran ibn Husain, a opté pour la neutralité considérant que Mu’awiya s’est trompé en refusant de reconnaître le califat d’Ali, mais aussi que Ali s’est trompé en marchant contre Mu’awiya.

[10] La bataille du chameau est une des batailles entre les premiers musulmans, opposant le clan des Quraychites majoritaires à La Mecque aux fidèles d’Ali. Elle a lieu le 9 décembre 656 près de Bassorah. À l’issue de cette bataille, Ali est vivant et les deux chefs de l’insurrection morts.

[11] Le soulèvement de Tawwabin ou le soulèvement des pénitents fait référence au soulèvement d’un groupe de chiites Kufan après la bataille de Karbala pour se venger du meurtre de Husayn ibn Ali, qu’ils avaient invité à Kufa en 680. Le groupe était dirigé par Sulayman ibn Surad Khuzai, un compagnon du prophète Mahomet. L’armée de Tawwabin combattit l’armée omeyyade lors de la bataille d’Ayn al-Warda en janvier 685. Ils furent vaincus et leurs dirigeants furent tués.