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Guillaume de Gometz

dimanche 11 octobre 2020, par ljallamion

Guillaume de Gometz

Premier seigneur connu de Gometz le château

Il est ainsi désigné dans l’acte de la dédicace de l’église de Saint-Martin-des-Champs à Paris [1], faite l’an 1068, et à la fin d’une charte en faveur du chapitre de Saint-Spire de Corbeil [2], donné à Paris en 1071.

Ce seigneur a été mal à propos qualifié comte de Gometz, dans l’édition que le père du Bois a donné d’un acte de l’abbaye des Fossés [3] de l’an 1043. Il est en fait sénéchal [4], seigneur de Bures [5] et Gometz [6]. Il eut une fille nommée Hodierne de Gometz qui fut mariée à Gui 1er de Montlhéry. Elle lui apporta les terres de Gometz.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Histoire physique, civile et morale des environs de Paris, par Jacques Antoine Dulaure

Notes

[1] Le prieuré Saint-Martin-des-Champs est un ancien prieuré catholique romain situé dans le 3e arrondissement de Paris, au 270–292, rue Saint-Martin. Fondé en 1079, il devient rapidement la principale dépendance de la puissante abbaye de Cluny dans le nord de la France. Grâce à la protection des rois et aux nombreux dons que le prieuré Saint-Martin-des-Champs reçoit, il peut créer une trentaine de filiales réparties sur dix diocèses, et ses possessions s’étendent jusqu’en Angleterre.

[2] L’abbaye Saint-Spire de Corbeil est une abbaye séculière et collégiale disparue qui était située sur le territoire de l’actuelle commune de Corbeil-Essonnes, en Essonne. Le comte Haymon de Corbeil créa en 950 un collège de chanoines pour y recueillir les reliques de saint Exupère (ou saint Spire), premier évêque de Bayeux. Ces reliques, ainsi que celles d’un successeur d’Exupère sur le siège épiscopal de Bayeux, saint Loup, avaient été transférées en 863 depuis Bayeux pour être conservées au château de Palluau en Gâtinais, dans la seigneurie de Corbeil, afin de les soustraire aux incursions des Normands. Les reliques de saint Exupère furent transférées en 950 au château de Corbeil, en attendant la construction de l’église qui devaient les recueillir, et qui devait être desservie par un collège de douze prêtres. Les reliques de saint Loup, qui avaient été confiées à l’abbaye de Cormery, en Touraine, furent à leur tour transférées à la garde des chanoines de Saint-Spire de Corbeil autour de l’an 1000.

[3] L’abbaye de Saint-Maur initialement appelée abbaye des Fossés est une ancienne abbaye aujourd’hui disparue, à Saint-Maur-des-Fossés. Les vestiges et le domaine de l’abbaye ont été transformés en un parc d’agrément nommé Parc de l’abbaye. Au début du 9ème siècle, l’abbaye est l’une des premières en 816 à bénéficier de la vaste réforme imposée par Louis le Pieux et l’église (dite « Abbatiale II »), dédicacée le 7 décembre 829, est rebâtie par l’abbé Benoît , sous l’égide du comte Bégon de Paris. Le 13 novembre 868, l’abbaye recueille sur instructions de Charles le Chauve, les reliques de saint Maur en provenance de l’Abbaye Saint-Maur de Glanfeuil, près de Saumur, alors menacée par les Vikings. L’abbé Udon/Eudes 1er de Glanfeuil, devient alors abbé de Saint-Maur et Glanfeuil un prieuré. L’« Abbatiale III » est reconstruite vers 920 pour l’abbé Rainaud 1er par le comte Haganon favori de Charles le Simple. Après l’abbatiat d’Adhelnée vers 925, Saint-Maur tombe comme beaucoup d’autres abbayes en décadence et est aux mains d’abbés laïcs les comtes de Paris.

[4] Le sénéchal de France est un grand officier du royaume de France au Moyen Âge. Le Sénéchal, siniskalk, était littéralement le doyen des serviteurs, et à l’origine, celui chargé du ravitaillement du palais. Il était désigné comme dapifer (porteur de repas) en latin. Le grand sénéchal, plus ancienne dignité militaire en France, était subordonné au maire du palais. La charge de grand sénéchal a été créée par Lothaire en 978 en faveur de Geoffroy 1er, comte d’Anjou. Le grand sénéchal a alors le commandement de l’armée avec les mêmes prérogatives qu’aura plus tard le connétable. Le grand sénéchal était assisté par des sénéchaux de France. Avant cette date, le grand sénéchal avait les mêmes fonctions que celles de grand maître d’hôtel. À l’origine, cette charge était liée à la première maison d’Anjou. Le comte d’Anjou avait le droit de commander les armées du roi en son absence et de diriger les officiers de la maison du roi.

[5] Bures-sur-Yvette est une commune située à 23 kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne. Bures et ses dépendances fut le domaine de personnages illustres, du croisé Guillaume 1er de Bures à la favorite de François 1er, Anne de Pisseleu.

[6] Gometz-le-Châtel est une commune située à 25 kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne. Au haut Moyen-Age, le site de Gometz-le-Châtel était à la frontière entre la juridiction civile des comtes de Chartres et celle des comtes puis évêques de Paris. C’était une position stratégique sur la route principale Orsay-Chartres à la rupture de pente entre le plateau et le vallon qui descend vers l’Yvette. Les premiers seigneurs de Gometz détenteurs de cette position y ont un rôle primordial. La motte castrale encore visible est le témoin du rôle militaire de ce site. Après la bataille d’Orsay entre 992 et 993 et la défaite d’Eudes 1er, comte de Chartres, une nouvelle famille, fidèle à l’évêque de Paris et à la royauté capétienne va détenir le château. Guillaume de Gometz en est le premier seigneur connu.