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Aremburge d’Ancenis

samedi 23 juin 2018

Aremburge d’Ancenis

Noble bretonne du 10ème siècle

Duchesse de Bretagne par son mariage avec Guérech, duc de Bretagne [1] et comte de Nantes [2].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de André Chédeville & Noël-Yves Tonnerre La Bretagne féodale XIe-XIIIe siècle. Ouest-France Université Rennes (1987)

Notes

[1] Le Duché de Bretagne est un duché féodal qui a existé de 939 à 1547. Son territoire, partie de celui de l’ancienne Armorique, correspond à la région Bretagne actuelle avec une grande partie du département de la Loire-Atlantique où se trouvent la ville de Nantes et l’ancien pays de Retz. Le duché s’est trouvé, au fil des siècles, dans les zones d’influence du duché de Normandie, du royaume de France et du royaume d’Angleterre. À plusieurs reprises, les ducs ont essayé de se détacher de ces influences. Succédant au royaume de Bretagne, le duché naît en 936, en plein cœur de l’occupation de la Bretagne par les troupes viking du chef Incon. Alain Barbetorte, petit-fils du dernier roi de Bretagne Alain Ier Le Grand, libère le pays du joug normand et devint alors le premier duc de Bretagne. Pendant près de trois siècles, du 10ème siècle au 12ème siècle, les grandes maisons comtales bretonnes (Nantes, Rennes, Cornouaille) se disputent ardemment le pays breton et finissent par posséder le duché les unes après les autres. Au milieu du 12ème siècle, le duché devient un véritable enjeu géostratégique pour les deux grandes puissances européennes que sont la France et l’Angleterre. La dynastie des Plantagenets et la maison de France placent leurs ducs à la tête du duché afin de mieux le contrôler. Les ducs imposés par les deux puissances rivales n’auront de cesse que de prendre leur indépendance vis-à-vis des puissances convoitant le Duché. Au point que les ducs d’origine française réussissent, du début du 13ème siècle à la fin du 15ème siècle, et même en pleine guerre de Cent Ans, à affirmer la puissance de l’État breton toujours indépendant. Les héritières de Bretagne se sont plusieurs fois alliées à des branches de la maison capétienne. Après près de 60 ans de lutte, autant militaire que diplomatique, le royaume de France réussit à effectuer un premier rapprochement, avec le mariage de trois rois de France successifs avec les duchesses Anne de Bretagne et sa fille Claude. En 1532, l’union du duché de Bretagne et du royaume de France est proclamée, celle-ci sera effective en 1547 lors de l’accession au trône de France du dernier duc, Henri. La nouvelle province française gardera cependant une grande autonomie et ses privilèges jusqu’à la Révolution française de 1789.

[2] Le comté de Nantes faisait partie de la marche établie par les rois Francs à la frontière de la Bretagne indépendante. Durant la première moitié du 8ème siècle, les évêques de Nantes (Agathée et ses trois successeurs : Amelon, Saint Émilien et Salvius) cumulèrent avec le titre de « Comte de Nantes ». Il fut conquis par Nominoë en 851 avec le traité d’Angers. Salomon de Bretagne, par ses conquêtes agrandi les limites territoriales de la Bretagne jusqu’à son expansion maximale. Mais fragilisé par cet immense territoire, ainsi que par les attaques vikings et franques, la Bretagne se replie sur ses fiefs bretons. Dès le début du 10ème siècle, Nantes est mise sous protection de l’Anjou face aux menaces vikings et bretonnes. Malgré cela, Nantes fut occupé par les Vikings de 919 à 937 avant d’être reconquise par Alain II de Bretagne. Le Pays Nantais constitua ensuite un comté dont les titulaires disputèrent le titre de duc de Bretagne aux comtes de Rennes. Dans cette lutte du pouvoir, Nantes et Rennes reçurent le soutien de leurs alliés respectifs, la maison de Blois pour Rennes et l’Anjou pour Nantes. Par mariage, Nantes passa successivement de la famille comtale de Cornouaille à la dynastie angevine des Plantagenêts avant d’être définitivement incorporée au domaine des Ducs de Bretagne au 13ème siècle.