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Les modes de transport au 18ème siècle

lundi 12 juin 2017, par ljallamion

Les modes de transport au 18ème siècle

Vers 1760, les diligences apparurent sous leur forme définitiveVers 1760, les diligences apparurent sous leur forme définitive. Ce sont des voitures monumentales transportant 16 voyageurs et compartimentées à l’avant, le coupé avec 3 places de luxe et permettant de voir l’attelage et la route, au centre, l’intérieur comportant 2 banquettes de 3 places chacune se faisant vis-à-vis, à l’arrière, la rotonde où l’on pénétrait par le "cul" de la voiture et qui avait 2 places, enfin l’impériale avec 3 places encore en plein vent mais moins chères aussi sur la partie antérieure du toit.

Dès le début des diligences, on prit la coutume pour monter les côtes, de faire descendre les voyageurs afin de soulager l’équipage. Quand la montée était trop rude, les voyageurs étaient même priés de pousser aux roues sauf pour ceux des 1ères classes.

La voiture dont nous venons de parler était le type normal de la diligence, celui qui persista jusqu’à l’apparition du rail. Cette voiture géante avait un grave défaut, son manque de stabilité, très haute sur roue, exagérément alourdie à sa partie supérieure par les bagages, il lui arrivait de verser sur les routes pleines de trous, c’est-à-dire de perdre brusquement son centre de gravité placé trop haut et de se coucher avec fracas sur la chaussée. On sortait comme on pouvait et souvent en fort mauvais état. En montagne, ces accidents étaient parfois tragiques.

Un autre danger des voyages en diligence étaient au 18ème siècle les attaques par des cavaliers masqués. Si les voyageurs ne résistaient pas et remettaient de bon gré leur portefeuille et leur bourse, ces bandits demeuraient en général de parfaits gentlemen, allant jusqu’à offrir la main aux dames pour les aider à descendre de voiture. Leur coup fait, ils remontaient à cheval et s’éloignaient au galop, après avoir coupé les traits de l’équipage, de façon à rendre toute poursuite impossible.

A côté de ces diligences massives circulaient, mais seulement à partir de 1793, les malles-poste, plus rapides sinon pittoresques.

Elles avaient un peu l’aspect qu’ont gardé jusqu’à nos jours les "paniers à salade" de la police, vaste caisse rectangulaire, géométrique, en fer, posé très bas à 45 cm du sol, sur des roues de moyen diamètre, et pourvue seulement sur le toit d’un léger cabriolet pour le conducteur.

A l’intérieur, outre la cabine aux sacs postaux, un coupé de 3 places était réservé pour la location aux particuliers, mais seulement pour les longues distances.

Ces malles circulaient grand train, à 4 chevaux et brûlaient les pavés avec un bruit de tonnerre qui s’entendait de loin.

Une 3ème espèce de voiture publique, le carabbas, desservait dès le début du 18ème siècle la banlieue des villes importantes. C’était une caisse ordinaire de carrosse, à portières latérales, prolongée à l’avant et à l’arrière par de vastes cages d’osier tressé. On entassait là-dedans les gens tandis que leurs colis s’amoncelaient sur le toit.

Ces carabbas partaient à heure fixe et arrivaient à destination à heure variable, selon l’état des chemins et le poids du chargement. Des véhicules de ce genre notamment circulaient entre Paris et Versailles, très achalandés.

Aller voir le roi était au 18ème siècle, le divertissement favori des parisiens. Il ne faut pas perdre de vue, en effet, que le château de Versailles était un lieu public, où chacun pouvait pénétrer et circuler à sa guise même dans les appartements du souverain. Le roi dînait toujours en public, et le premier badaud venu pouvait l’approcher et lui parler beaucoup plus facilement qu’il n’accède aujourd’hui jusqu’à un sous-chef de bureau des Ministres. Ce public satisfait, on se ré entassait dans les carabbas qui regagnaient cahin-caha la capitale.