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L’histoire pour le plaisir

Alexis le Comique

jeudi 16 mars 2017

Alexis le Comique (vers 372 av.jc- vers 270 av.jc)

Poète comique athénien

Né à Thourioi [1]. Particulièrement prolifique, il produisit au cours de sa longue carrière, dans le genre de la comédie moyenne, puis grâce à sa longévité dans le genre de la comédie nouvelle, quelque 245 pièces, dont très peu sont datables avec précision.

D’après la Souda [2], Alexis, était l’oncle paternel de Ménandre et avait un fils appelé Stéphanos qui écrivit lui aussi des comédies. Il semble avoir quitté de bonne heure sa Grande-Grèce [3] natale pour s’établir à Athènes.

Le déroulement de sa carrière est très mal connu. Alexis aurait remporté sa première victoire dramatique au concours des Lénéennes [4] entre 355 et 350 environ, et fut peut-être couronné aux Dionysies [5] de 347, mais ces deux suppositions se sont révélées très fragiles.

Selon Plutarque, il mourut comme Philémon, au moment d’être couronné sur scène dans un concours de comédie.

Les titres des pièces d’Alexis révèlent une propension à l’usage burlesque du mythe, puisque quinze d’entre eux consistent dans le nom d’un personnage mythologique.

L’influence d’Alexis sur la comédie latine, attestée par Aulu-Gelle, est certaine.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Rudolf Kassel & Colin Austin, Poetae comici Graeci, vol. II. Berlin, W. de Gruyter, 1991

Notes

[1] Thourioi, Thurii ou Thurium était une ville de la Grande Grèce sur le Golfe de Tarente, près du site antique de Sybaris. La fondation de la ville remontait à 452 av. jc, et était l’œuvre d’exilés de Sybaris et de leurs descendants qui souhaitaient repeupler le site de l’antique Sybaris.

[2] La Souda est une encyclopédie grecque de la fin du 9ème siècle. C’est un ouvrage de référence, en particulier pour les citations, très souvent utilisé dans les travaux portant sur l’Antiquité.

[3] La Grande-Grèce ou Grande Grèce est le nom que les Grecs de l’Antiquité utilisaient pour désigner les côtes méridionales de la péninsule italienne (Campanie, Calabre, Basilicate, Pouille). La Sicile n’est pas toujours considérée comme faisant partie de la Grande-Grèce. Certaines colonies grecques dans d’autres régions italiennes n’ont jamais fait partie de la Grande Grèce.

[4] Dans l’Antiquité, les Lénéennes sont des fêtes grecques célébrées à Athènes et en Ionie. À l’instar des Dionysies, elles sont en l’honneur de Dionysos. Ces fêtes sont très mal connues. On sait qu’à Athènes, elles sont célébrées pendant le mois de gamélion (vers décembre-janvier), deux mois avant les Dionysies urbaines, sous l’égide de l’archonte-roi.

[5] Les Dionysies étaient des festivités religieuses annuelles dédiées au dieu Dionysos dans la Grèce antique. Au cours de leurs célébrations, les participants étaient appelés à concourir en agônes tragiques. Les « agônes comiques », initialement présents aux Dionysies, se seraient déroulés durant une autre festivité, toujours dédiée à Dionysos, les Lénéennes.