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Stépanos ou Étienne de Siounie ou Stépanos Siounetsi

lundi 18 avril 2016

Stépanos ou Étienne de Siounie ou Stépanos Siounetsi (680-735)

Écrivain-théologien-grammairien-Traducteur-poète et musicien arménien

Fils d’un archiprêtre de Dvin [1], il commence son éducation à la cathédrale de cette ville avec sa sœur Sahakdoukht . Il poursuit ensuite sa formation au monastère de Makin [2] et au séminaire de Siounie [3] sous le métropolite* Movsès Kertogh, et la complète par des voyages à Constantinople, Athènes et Rome.

De retour au pays, il transmet au catholicos David 1er d’Aramonk la lettre aux Arméniens du patriarche Germain de Constantinople. Habitué des controverses christologiques [4], il est chargé de la réponse en forme de réfutation.

En 729, il est fait métropolite de Siounie avec le soutien du prince Babgen III. Il meurt en 735, assassiné par une femme dont il a publiquement critiqué les mœurs.

Stépanos de Siounie est l’auteur de “Clefs pour la compréhension des définitions et de Porphyre, d’exégèses et de discours, de l’Analyse du grammairien” [5], d’études des dialectes arméniens, et du plus ancien commentaire sur les symboles des tables des canons dans la miniature arménienne.

Par ailleurs, il réalise à Constantinople au début du 8ème siècle la première traduction arménienne d’une chaîne exégétique grecque sur le Lévitique. Il traduit également le “Corpus aeropagiticum” en 716/717, ainsi que les traités de Grégoire de Nysse et de Némésios d’Émèse sur le corps humain.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de S. S. Arevšatyan, « David l’Arménien et Denys l’Aréopagite : Actes du colloque organisé à Paris par le Centre de recherches d’histoire et de civilisation byzantines », dans Nina Garsoïan (dir.), L’Arménie et Byzance : histoire et culture, Paris, Publications de la Sorbonne,‎ 1996

Notes

[1] Dvin ou Dwin est une ancienne capitale de l’Arménie. Elle est située sur le territoire de l’actuelle communauté rurale de Dvin, dans le marz d’Ararat. Elle devient officiellement capitale du pays, ou plutôt « centre administratif » sous les dominations perse et arabe. Elle est détruite en 893 à cause d’un tremblement de terre, mais elle est reconstruite au Moyen Âge et devient un lieu de commerce florissant. La ville est abandonnée à cause de l’invasion mongole du 13ème siècle ; puis elle tombe en ruine.

[2] Makenyats Vank ou Makenotsats Vank est un monastère arménien situé au sud du lac Sevan dans le marz arménien de Gegharkunik. Les bâtiments de ce qui fut le plus grand centre spirituel médiéval de la région ont été érigés de la fin du 9ème au 13ème siècle. Le monastère se dresse non loin de la rive méridionale du lac Sevan, à proximité immédiate de la localité de Makenis, dans le marz arménien de Gegharkunik. Il est situé près d’une gorge, dans un cadre bucolique

[3] Le Syunik (en français Siounie ; autrefois également Zanguezour) est le marz le plus méridional d’Arménie, et le plus riche en minéraux. Sa capitale est la ville de Kapan. Il est bordé au nord-ouest par le marz de Vayots Dzor, au nord et à l’est par l’Azerbaïdjan (territoires contrôlés par le Haut-Karabagh), au sud par l’Iran, et à l’ouest par le Nakhitchevan (république autonome d’Azerbaïdjan). Son origine remonte à l’ancienne région historique de Siounie, existant depuis le 3ème siècle.

[4] La christologie est la discipline de la théologie dogmatique chrétienne qui étudie la personne, la doctrine et l’œuvre de Jésus-Christ. Elle traite plus particulièrement de la nature de Jésus et de son rapport à Dieu

[5] sur la traduction de la Grammaire de Denys le Thrace