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Lorenzo 1er Suárez de Figueroa

jeudi 7 janvier 2016, par ljallamion

Lorenzo 1er Suárez de Figueroa (1345-1409)

Lord de la Tour de Monturque-Grand Maître de l’Ordre de Santiago

Armoiries de la Maison FigueroaLa famille Figueroa était originaire de Galice [1]. Plusieurs membres de la famille ont participé à la reconquête et au repeuplement de l’ouest de l’Andalousie. Ce fut le cas de Ramón Pérez de Figueroa, qui est mort dans la bataille de Alarcos [2] en 1195 et son petit-fils, Fernán Ruiz de Figueroa qui a joué un rôle important dans la prise de Ecija [3] en 1240.

Le père de Lorenzo était Gómez Suárez de Figueroa, qui est devenu un chevalier commandeur de l’ordre de Leon santiaguista [4] et combattit avec le roi Alphonse XI de Castille à la bataille de Salado [5] en 1340. Il mourut à la bataille de Araviana [6] en 1359 contre les troupes aragonaises du roi Pierre IV d’Aragon dit le Cérémonieux. Avant sa mort, il fut promu à la maîtrise de l’Ordre de Santiago le 28 Octobre 1387, dans la ville de Mérida [7], l’un des postes les plus importants du royaume de Castille.La mère de Lorenzo était Teresa López de Córdoba, Mme de la Tour Monturque, fille de Lope Alvarez de Córdoba et Arias Mencia.

Il se distingua comme défenseur de la frontière portugaise et reçu de nombreuses faveurs royales.

Il est mort à Ocaña [8] et fut enterré dans le monastère de Saint-Jacques de l’Epée de Séville.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé Lorenzo I Suárez de Figueroa/ Traduit par mes soins

Notes

[1] Le royaume de Galice a été une entité politique du 5ème siècle à 1833 du Sud-Ouest de l’Europe et du Nord-Ouest de la péninsule Ibérique. Héritier du royaume suève, lui-même né de l’ancienne province romaine Gallaecia, le royaume de Galice est considéré comme le noyau d’origine des royaumes chrétiens nés dans le Nord de la péninsule Ibérique au fur et à mesure de la Reconquista. Jusqu’au 13ème siècle, le royaume est au centre du pouvoir des royaumes chrétiens, seul pour commencer puis au sein de l’ensemble formé par la Galice et le royaume de León. Au 12ème siècle, la Galice connaît un premier affaiblissement avec la sécession du Sud du royaume qui devient le royaume de Portugal. La montée en puissance du royaume de Castille, à l’origine simple comté du royaume, qui va de pair avec ses conquêtes territoriales sur Al Andalus, dilue progressivement la Galice au sein de la Couronne.

[2] La bataille d’Alarcos, également désignée par les espagnols sous le nom de désastre d’Alarcos, se déroule le 19 juillet 1195 et oppose les troupes almohades du sultan Yacoub l’Almohade, qui gagne son surnom d’Al-Manzor (le Victorieux) à l’issue de cette bataille, à l’armée castillane du roi Alphonse VIII. La bataille a lieu au village d’Alarcos, aujourd’hui proche de la ville espagnole de Ciudad Real. Le royaume de Castille (principal moteur de la reconquête chrétienne) subit une sévère défaite et doit signer un traité de paix de 10 ans avec les Almohades. Par cette victoire, l’empire almohade consolide ses positions dans Al-Andalus et devient, jusqu’en 1212, la nouvelle puissance en Afrique du nord et au sud de la péninsule Ibérique.

[3] Écija est une commune située dans la province de Séville de la communauté autonome d’Andalousie en Espagne. Elle se situe entre Cordoue et Séville, dans la vallée du Genil. Lors de la chute du califat en 1031, Écija tomba sous la domination de la dynastie des Abbadides de Séville, puis en 1091 sous celle des Almoravides, et enfin des Almohades. Elle fut conquise par le Royaume de Castille en 1240. Ses habitants ne furent pas chassés de la ville et reçurent garantie de leurs biens et de leur liberté. Ce n’est que sous Alphonse X que des chrétiens viennent s’installer, après la révolte mudéjare de 1264. Les Castillans subirent une défaite en 1275 près d’Écija face aux Mérinides et au Royaume de Grenade, mais cela ne permit pas aux vainqueurs la reprise de la ville. En 1391, du fait de son importante communauté juive, la ville fut affectée par les massacres et conversions forcées qui éclatèrent dans toute le royaume cette année-là.

[4] L’ordre de Santiago (Saint-Jacques de l’Épée) est un ordre militaire et religieux catholique, aujourd’hui ordre honorifique en Espagne et au Portugal. Le 1er août 1170, Ferdinand II de León et de Galice, confie la protection de Cáceres, en Estremadura, tout juste reprise aux musulmans, à Pedro Fernández, (premier maître de l’ordre - 1170-1184), et à ses douze frères d’arme qui l’ont aidé à prendre la ville. Désireux de fonder un ordre de chevalerie sur le modèle de ceux créés en Terre sainte, Pedro Fernández conclut en mai 1170, en présence du roi et des archevêques de Tolède et de Saint-Jacques-de-Compostelle, un accord avec le prieur du monastère de Santa Maria de Loyo. À la différence, néanmoins, des Ordres du Temple et de l’Hôpital, l’Ordre de Cáceres (il est appelé ainsi dans un document de décembre 1170) a pour seul objectif la lutte contre les infidèles et la défense de la Chrétienté.

[5] La bataille de Tarifa ou bataille du Salado se déroule le 30 octobre 1340 entre la coalition musulmane mérinido-nasrides et la coalition chrétienne castillano-portugaise avec l’aide d’un contingent aragonais. La coalition chrétienne est victorieuse à l’issue de cette bataille.

[6] La bataille d’Araviana à lieu le 22 Septembre 1359 entre les troupes du roi castillan Pierre 1er le Cruel contre le roi aragonais Pierre IV d’Aragon dit le Cérémonieux. Ce fut la première victoire aragonaise pendant la Guerre des Deux Pierre.

[7] Mérida est une ville espagnole, capitale de l’Estrémadure. Elle est située au centre de la région d’Estrémadure, au sud-ouest de l’Espagne, à une altitude de 217 m, au confluent de la rivière Albarregas avec le fleuve Guadiana.

[8] Ocaña est une commune d’Espagne de la province de Tolède dans la communauté autonome de Castille-La Manche.