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Baudouin II de Hainaut ou Baudouin II de Flandre

dimanche 4 octobre 2015

Baudouin II de Hainaut ou Baudouin II de Flandre (vers 1056-1098)

Comte de Hainaut et de Valenciennes de 1071 à 1098-Seigneur de Beaumont (Hainaut)

Fils de Baudouin VI, comte de Flandre [1] et de Hainaut [2], et de Richilde, comtesse de Hainaut.

Il était encore adolescent à la mort de son père et sa mère exerça la régence au nom de son frère aîné Arnoul. Mais les ambitions de sa mère et son gouvernement tyrannique occasionnèrent au bout d’un an une révolte qui dégénéra en guerre civile. Arnoul fut tué dans une bataille près de Cassel [3] et Robert le Frison, oncle de Baudouin et d’Arnoul, devint comte de Flandre.

Baudouin succéda à son frère comme comte de Hainaut. Richilde obtint de l’aide de l’évêque de Liège, dont elle s’était reconnue vassale pour le Hainaut, mais les Hennuyers furent à nouveau vaincus à Broqueroie [4].

Il épousa en 1084 Ide de Louvain, fille d’ Henri II, comte de Louvain et de Bruxelles et d’ Adèle de Betuwe . Baudouin dut renoncer à la Flandre en 1085.

En 1095, lors de l’appel d’Urbain II au concile de Clermont [5], il prit la croix pour partir à la première croisade après avoir assisté au Tournoi d’Anchin [6] avec Manassés, évêque de Cambrai, Radbod, évêque de Noyon, Lambert, évêque d’Arras, les abbés d’Hasnon, de Crespin et d’Anchin.

L’antagonisme avec le comte de Flandre fit qu’il joignit l’armée de Godefroy de Bouillon plutôt que celle de Robert II de Flandre . Après la prise d’Antioche [7], il fut envoyé en ambassade à Constantinople avec Hugues 1er, comte de Vermandois. Il fut surpris, attaqué et tué dans une embuscade turque à proximité de Nicée [8].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Baudouin II de Hainaut/ Portail des croisades/ Maison de Hainaut

Notes

[1] Le comté de Flandre a désigné autrefois un pagus carolingien, puis l’une des principautés du royaume de France, particulièrement impliquée dans les conflits franco-anglais, aux frontières et à l’influence durement disputées depuis sa création au 9ème siècle jusqu’en 1384, date de la mort du comte Louis de Male.

[2] Le comté de Hainaut ou Hainau –est un ancien comté qui relevait du Saint Empire romain germanique, qui se trouvait en bordure du royaume de France.

[3] La bataille de Cassel a lieu le 22 février 10711 entre le roi de France Philippe 1er et Robert le Frison. Les Flamands s’opposent à la régence de Richilde de Hainaut, soutenue par le roi de France, laquelle gouverne au nom de son jeune fils, le comte Arnoul III. Tandis qu’ils appellent au pouvoir Robert, l’oncle d’Arnoul, qui s’empare des principales places du comté, Richilde appelle à l’aide Philippe 1er. Un appel avait également été lancé à Guillaume le Conquérant, lié aux comtes de Flandre par sa femme, Mathilde de Flandre, tante d’Arnoul III.

[4] Brocqueroie désignait une bande forestière qui couvrait la rive droite de la Haine au nord de Mons, elle servit de limite défensive aux pagi de Hainaut et de Brabant. C’est à la lisière de cette forêt, que les troupes hennuyères de la comtesse Richilde et du jeune comte Baudouin II combattirent, en 1071-1072, les armées du nouveau comte de Flandre, Robert le Frison.

[5] Le concile de Clermont (aujourd’hui Clermont-Ferrand) s’est tenu en Auvergne en 1095. Le pape Urbain II l’avait convoqué pour traiter des problèmes de discipline ecclésiastique, à la suite du concile de Plaisance qui s’était tenu six mois plus tôt, mais l’un des faits notables de ce concile est l’appel d’Urbain II à la noblesse de la chrétienté, lui demandant de lutter contre les Turcs qui menacent l’Empire byzantin et de délivrer les lieux saints occupés par les musulmans.

[6] En 1096, juste avant le départ de la Première croisade, Anselme II de Ribemont, seigneur de Valenciennes et de Bouchain, invita les nobles du pays à un tournoi. Trois cents chevaliers venus de l’Ostrevent, du Hainaut, du Cambrésis et du pays d’Artois se réunirent dans la célèbre Abbaye d’Anchin. Le président et juge du tournoi était Baudouin II, qui plus tard s’étant croisé, fut surnommé de Jérusalem

[7] Le premier siège d’Antioche eut lieu du 21 octobre 1097 au 2 juin 1098. Le second siège lui succède lorsque les musulmans tentèrent de reprendre la ville aux croisés et dura du 7 juin au 28 juin 1098.

[8] Nicée (aujourd’hui Iznik en Turquie) est une cité fondée vers 300 av. jc, tour à tour grecque, byzantine et ottomane du nord-ouest de l’Anatolie. Elle est surtout connue comme ayant été le siège des premier et deuxième concile de Nicée (les premier et septième conciles des débuts de l’Église chrétienne), le lieu où fut rédigé le symbole de Nicée (datant du premier concile), et la capitale de l’Empire de Nicée après la conquête de Constantinople par les croisés en 1204 jusqu’à ce qu’elle soit reprise par les Byzantins en 1261.