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Guifred II de Cerdagne ou Guifred 1er de Berga

jeudi 16 juillet 2015

Guifred II de Cerdagne ou Guifred 1er de Berga (vers 970-1050)

Comte de Cerdagne de 988 à 1035-Comte de Berga de 1003 à 1035

Fils du comte Oliba 1er dit Cabreta et de son épouse Ermengarde d’Empúries, fille de Gausbert d’Empúries, comte de Roussillon [1] et d’Empúries [2].

Guifred s’est marié avec Guisla.

Il a hérité du comté de Cerdagne [3] de son père en 988 quand ce dernier décide de se faire moine au Mont-Cassin [4], laissant sa mère comme régente entre 988 et 994. De même Guifred reçoit le comté de Berga [5] en 1003 quand son frère Oliva décide à son tour de devenir moine.

Il participe activement à la consécration d’églises et de monastères dont celui de Saint Martin du Canigou [6] fondé par lui en 1007 et consacré en 1009. En compagnie de Raymond Borrell de Barcelone, Bernat Taillefer de Besalú, et Armengol 1er d’Urgell , il a battu Abd al-Malik al-Muzaffar de Cordoue lors de la bataille de Torà [7]. Il a lutté pour devenir indépendant de l’évêché d’Urgell [8] en dépit de la résistance de l’évêque Saint Armengol de La Seu d’Urgell , qui plus tard sera reconnu par l’Église comme un saint.

En 1023, il a obtenu un accord de concorde entre le comte de Barcelone et celui de Besalú [9].

En 1035, il se retire au monastère de Saint Martin du Canigou, pour devenir moine et y mourir en 1050.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Guifred II de Cerdagne/ Portail des pays catalans/ Comte de Cerdagne

Notes

[1] Le comté de Roussillon est un ancien fief féodal situé dans les Pyrénées orientales. Le comté de Roussillon serait né à l’époque wisigothique (ve-viiie siècles) comme une subdivision administrative du royaume wisigoth. Ses limites correspondaient à la civitas Ruscinonensis antique (d’où il tient son nom), c’est-à-dire l’actuel département des Pyrénées-Orientales sans la Cerdagne ni le Capcir. Probablement détruit par l’invasion arabe de 721, le comté renaquit au moment de la reconquête carolingienne, et fut intégré à la Marche d’Espagne, puis au marquisat de Gothie.

[2] Le comté d’Empúries, en espagnol Ampurias, était une principauté catalane du Moyen Âge. Son territoire recouvrait une partie de l’actuel Empordà. Le comté d’Empúries, qui tire son nom de la ville antique d’Empôrion, a été créé vers le début du 9ème siècle par démembrement du comté de Gérone. Le comté était alors divisé en deux pagi ou territoires, celui de Peralada au nord et celui d’Empúries propre au sud. Ces deux pagi devinrent par la suite des comtés distincts, mais furent toujours dirigés par les mêmes comtes. Pendant tout le 9ème siècle, le comté fut administré par des comtes voisins, comtes de Barcelone ou de Roussillon. À partir de 862 le comte Sunyer II unifia sous sa tutelle les comtés d’Empúries-Peralada et de Roussillon. Il fonda une dynastie comtale appelée à durer, la maison d’Empúries.

[3] Le comté de Cerdagne est un ancien fief féodal situé dans la partie orientale des Pyrénées. Le comté de Cerdagne fut constitué au début du 9ème siècle. À l’origine charge temporaire, la fonction de comte devint héréditaire à la fin du même siècle. Guifred le Velu fut le premier comte héréditaire de Cerdagne ; de lui sont issus les comtes de Barcelone, futurs rois d’Aragon.

[4] L’abbaye territoriale du Mont-Cassin est une église particulière (ecclesia particularis) de l’Église catholique située comme son l’indique, sur le mont Cassin dans la commune de Cassino en Italie.

[5] Le comté de Berga comprenait l’actuelle comarque de Berguedà, sans la Vall de Lillet. Son origine remonte à l’ancien pagus de Berga, une démarcation existant sûrement au temps des Wisigoths et des romains, qui coïncidait déjà avec le territoire de l’antique tribu ibère des bergistans ou bergussis. Au début, le pagus de Berga faisait partie du comté de Cerdagne.

[6] L’abbaye Saint-Martin du Canigou est un monastère de moines bénédictins fondé au 10ème siècle par Guifred II comte de Cerdagne. Sise sur les hauteurs du petit village de Casteil, dans le département des Pyrénées-Orientales, elle fut supprimée et ses moines chassés lors de la Terreur en 1791, mais reprit vie au début du 20ème siècle.

[7] La bataille de Torà est une bataille livrée en 1006 à Torà entre une alliance de comtes catalans et une armée du Califat de Cordoue.

[8] Le diocèse d’Urgell est une église particulière de l’Église catholique en Espagne et en Andorre, situé dans l’ouest de la Catalogne, ayant son siège à la cathédrale Sainte-Marie de La Seu d’Urgell. Érigé au 4ème siècle, le diocèse d’Urgell est un diocèse historique des Pays catalans. À la fin de l’Ancien Régime, il couvrait le pays d’Urgell et la Cerdagne ainsi que la principauté d’Andorre dont l’évêque d’Urgell est le coprince depuis 1278.

[9] Le comté de Besalú est un des comtés catalans du Moyen Âge créé sans doute en 988. Il recouvrait un territoire dont les limites recoupaient approximativement le territoire de l’ancien pagus de Besalú et faisait partie à l’origine de la Marche d’Espagne. Il s’organisait autour de la ville de Besalú et s’étendait alors sur la Garrotxa et une partie du Ripollès, jusqu’à Agullana et Figueres, et l’Alt Empordà, le Banyoles et le Gironès. En 1111, à la suite de la disparition du dernier représentant de la dynastie comtale de Besalú, le comté est intégré dans les domaines du comte de Barcelone, Raimond-Bérenger III, s’intégrant au territoire de la principauté de Catalogne.