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Léon IV le Khazar

mercredi 22 avril 2015

Léon IV le Khazar (750-780)

Empereur byzantin de 775 à 780

Né à Constantinople, fils de Constantin V et de sa première femme, la princesse khazare [1] baptisée sous le nom d’Irène.

Son père l’associe au trône dès 751. Devenu seul empereur, il poursuit la politique de son père en supportant l’iconoclasme [2] mais en apaise les tensions nées de la crise et permet ainsi le retour à un climat religieux plus modéré.

Il est influencé dans cette politique par sa femme Irène, très attachée au culte des images. Le seul acte de répression rapporté est la flagellation de plusieurs hauts fonctionnaires iconophiles [3] l’année de sa mort. Cela correspond au renouveau de l’iconoclasme à la fin de son règne, notamment après la mort du patriarche Nicétas , le 6 février 780.

Il surveille de près les Bulgares et obtient notamment le baptême du khan [4] Telerig . Il combat les Arabes, en Syrie en 776 et 778, et en Anatolie en 779 mais ne peut empêcher les incursions en Asie Mineure en 776, 779 et 780.

Il épouse le 3 août 768 Irène avec qui il a un fils, Constantin , plus tard aveuglé par sa mère qui prend alors le pouvoir à sa place en devenant impératrice.

Désireux de donner la légitimité impériale à son fils Constantin alors que ses frères possèdent déjà la qualité de césars, il le fait couronner coempereur, probablement sous la pression de l’armée. À la différence de ses deux prédécesseurs, Léon demande une prestation de fidélité à l’armée, aux sénateurs et aux représentants des provinces et des professions. Il veut ainsi s’appuyer sur la volonté du peuple. Par ce biais, la conception de la succession monarchique du père au fils aîné progresse dans les mœurs byzantines sans pour autant devenir naturelle. La tentative de complot ourdie par les partisans du césar Nicéphore un des frères de l’empereur le montre bien. Les membres de ce complot sont toutefois bannis à Cherson [5] par un silention [6] convoqué par Léon IV pour prononcer la sentence.

Il meurt de la fièvre à Strongylon lors d’une campagne contre les Bulgares.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Léon IV le Khazar/ Portail du monde byzantin/ Empereur byzantin

Notes

[1] Les Khazars étaient un peuple semi-nomade turc d’Asie centrale ; leur existence est attestée entre le 6ème et le 13ème siècle. Au 7ème siècle les Khazars s’établirent en Ciscaucasie aux abords de la mer Caspienne où ils fondèrent leur Khaganat ; une partie d’entre eux se convertirent alors au judaïsme qui devint religion d’État. À leur apogée, les Khazars, ainsi que leurs vassaux, contrôlaient un vaste territoire qui pourrait correspondre à ce que sont aujourd’hui le sud de la Russie, le Kazakhstan occidental, l’Ukraine orientale, la Crimée, l’est des Carpates, ainsi que plusieurs autres régions de Transcaucasie telles l’Azerbaïdjan et la Géorgie.

[2] L’iconoclasme est, au sens strict, la destruction délibérée d’images, c’est-à-dire de représentations religieuses de type figuratif (appartenant souvent à sa propre culture), généralement pour des motifs religieux ou politiques. Ce courant de pensée rejette la vénération adressée aux représentations du divin, dans les icônes en particulier. L’iconoclasme est opposé à l’iconodulie

[3] Personne qui aime les images, qui adore les icônes.

[4] Khan ou kan est un titre signifiant dirigeant en mongol et en turc. Le terme est parfois traduit comme signifiant souverain ou ’celui qui commande’. Le féminin mongol de « khan » est « khatoun ». Le titre de khan était un des nombreux titres utilisés par les sultans de l’empire ottoman, ainsi que par les dirigeants de la Horde d’or et les états descendants. Le titre de khan a aussi été utilisé par les dynasties turques seldjoukides du Proche-Orient pour désigner le dirigeant de plusieurs tribus, clans ou nations, inférieur en rang à un atabey. Les dirigeants Jurchen et Mandchous ont également utilisé le titre de khan (han en mandchou). Les dirigeants des Göktürks (turcs célestes), des Avars et des Khazars se servirent également du titre de kaghan.

[5] Cherson était une cité de Chersonèse Taurique. La Chersonèse Taurique fut le nom jadis donné par les Grecs antiques à la presqu’île de Crimée. Elle fut le siège du royaume du Bosphore, royaume grec antique établi sur les rives du Bosphore Cimmérien (actuel détroit de Kertch entre la mer Noire et la mer d’Azov) et sur la Tauride proprement dite, qui perdura jusqu’au roi Sauromatès VI où il disparut, conquis par les Goths, lors des invasions barbares.

[6] une assemblée