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L’histoire pour le plaisir

Raoul Glaber

jeudi 15 janvier 2015, par ljallamion

Raoul Glaber (985-1047)

Moine-Chroniqueur

Raoul Glaber, l'historien de l'an milSon oncle, un moine, le fait entrer à l’âge de 12 ans au monastère de Saint Léger de Champeaux [1]. Il en est expulsé à cause de sa conduite.

Il entre ensuite l’ Abbaye Saint Bénigne de Dijon [2] où il demeure de 1025 à 1030.

En 1010, il rencontre à l’abbaye de Moutiers Saint-Jean [3] Guillaume de Volpiano . Il est à l’Abbaye Saint-Pierre de Bèze [4] en 1025, puis rencontre l’abbé Odilon, à Cluny, en 1031.

Enfin, il devient moine à l’abbaye Saint-Germain d’Auxerre [5] où il réside à partir de 1039.

On doit à Raoul Glaber une “Vie de saint Guillaume abbé de Dijon, ou Guillaume de Volpiano (Vita Sancti Guillelmi Abbatis Divionensis)”, et des Historiæ [6].

Ces dernières, intitulées “Historiarum libri quinque ab anno incarnationis DCCCC usque ad annum MXLIV” [7] ont été commencées entre 1026 et 1040 à l’abbaye de Cluny et achevées à l’abbaye Saint-Germain d’Auxerre.

Initialement destinées à constituer une histoire ecclésiastique universelle, elles couvrent des événements survenus dans le centre de la France, en les mêlant à des anecdotes et à des visions à caractère édifiant.

Empreintes de superstition, elles n’en constituent pas moins un document particulièrement éclairant sur la première moitié du 11ème siècle, car elles permettent de saisir la mentalité de l’époque et les conceptions de l’auteur.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Les Grandeurs de l’an mille, Pierre Riché, éditions Bartillat, 1999.

Notes

[1] Vers 780, sous le règne de Charlemagne, une abbaye fut créée à Saint Léger de Champeaux, d’abord de nones, puis, à partir de 820, de moines bénédictins. Cette abbaye possédait des biens dans les paroisses voisines ainsi qu’à Maxilly-sur-Saône et Heuilley-sur-Saône. L’évêque de Langres était le suzerain de cette région et l’abbaye dépendait de lui. Vers l’an 1000, Gervende, seconde épouse du duc de Bourgogne Eudes Henri, demanda à Heldric, abbé de Saint-germain d’Auxerre, d’assurer la tutelle de l’abbaye de Saint Léger Champeaux et d’y maintenir la présence d’au moins huit religieux, ce qu’il fit.

[2] L’abbaye Saint-Bénigne de Dijon est une ancienne abbaye de moines bénédictins du 9ème siècle avec pour abbatiale la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon)au centre de Dijon en Côte-d’Or en Bourgogne. Elle est dédiée à saint Bénigne de Dijon. Charles le Chauve, fait dresser l’état des domaines dijonnais de l’abbaye et signe le 21 juillet 869 l’ordre de restauration de l’abbaye. En 871 l’évêque de Langres Isaac fonde l’abbaye qu’il fait régir par la règle de saint Benoît et fait restaurer la basilique.

[3] L’abbaye Saint-Jean de Réome est une ancienne abbaye bénédictine, de la Congrégation de Saint-Maur, à partir de 1635, et située à Moutiers Saint-Jean en Bourgogne, dans l’actuel département de la Côte d’Or, et dite couramment Abbaye de Moutiers Saint-Jean. Fondée, selon la tradition, vers 450 par Jean, un fils de nobles patriciens dijonnais, l’abbaye, que l’on dit être la plus ancienne de Bourgogne, fut d’abord installée près de la source de la Réome sur le territoire de la commune actuelle de Corsaint. Il s’agissait alors d’un simple ermitage dans le « désert ». Elle fut transférée dans son emplacement actuel au cours du 6ème ou du 7ème siècle pour commencer une période de grande prospérité qui culminera au 12ème siècle, l’abbatiale est consacrée par l’évêque de Langres en 1177.

[4] L’abbaye Saint-Pierre et Saint-Paul de Bèze a été fondée en 630 sur le territoire qui deviendra la commune de Bèze. Elle suivie d’abord pendant 200 ans dans la régle de saint Colomban, puis en 826, la règle de saint Benoît.

[5] L’abbaye Saint-Germain, à Auxerre, est une abbaye bénédictine fondée au ve siècle par saint Germain d’Auxerre avec l’un de ses disciples Saturnin. Le véritable essor de l’abbaye date du 6ème siècle, lorsqu’elle est reconstruite par la reine Clotilde, ancienne princesse de Bourgogne, puis au 9ème siècle sous le règne de Charles le Chauve, grâce aux soutiens de ceux-ci. L’école de Saint-Germain d’Auxerre devient l’une des plus réputées de Francie occidentale et de l’Occident chrétien. Le rayonnement intellectuel de l’école d’Auxerre est essentiel dans la période de renaissance carolingienne, grâce à ses maîtres : Murethach, Haymon, Heiric (élève de Loup de Ferrières qui joua peut-être également un rôle à Auxerre) et Remi.

[6] Histoires

[7] Cinq livres d’histoires depuis l’an 900 après l’Incarnation jusqu’en l’an 1044