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Bonaparte bat l’Archiduc Charles à la bataille de Tarvis en février 1797

dimanche 4 janvier 2015

Bonaparte bat l’Archiduc Charles à la bataille de Tarvis en février 1797

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Bataille et passage de Tagliamento le 20 ventôse an V, gravure de Duplessis-Bertaux d"après Vernet. Bibliotèque Nationale Paris

Depuis de longs mois la campagne de printemps avait été envisagée. Elle s’engagea conformément aux plans arrêtés par les gouvernements et par les généraux en chef.

C’est au lendemain d’Arcole, le 6 décembre, que Bonaparte avait tracé les grandes lignes des opérations printanières. Il proposait de porter les principales troupes et les plus gros efforts en Italie, on ne ferait presque pas de guerre sur le Rhin, et, à partir de la plaine du Pô, deux armées iraient combattre les Autrichiens, l’une dans le Tyrol, par Trente, l’autre dans le Frioul, qui s’emparerait de Trieste et marcherait sur Vienne.

Le Directoire, en l’occurrence Carnot, n’avait pas tout à fait accepté ce projet. Il maintenait aux armées du Rhin un rôle appréciable. L’armée du Rhin et Moselle devrait atteindre le Danube et joindre par le Tyrol le corps d’armée venu d’Italie. Le reste de l’armée d’Italie pénétrerait dans le Frioul.

Pour rendre possible ce double effort, le Directoire avait envoyé de puissants renforts. Les opérations étaien prévues à la fin de février ou au début de mars à moins que les succès diplomatiques de Clarke ne les eussent rendues inutiles.

Dès la chute de Mantoue, le plan de la campagne de printemps dut être fixé. Le 12 février, le Directoire précisait le plan qui devait assurer la possession du Tyrol et du Frioul, l’occupation de Trieste, et déclarait que Moreau combinerait ses mouvements avec ceux de Bonaparte, pendant que Hoche occuperait l’ennemi en Franconie et sur le Rhin.

Le 18 février, Bonaparte objectait que les renforts reçus ne lui permettraient pas de diviser son armée en 2 corps et d’exécuter le plan de campagne qu’il s’était proposé. Mais l’argument était de circonstance, afin d’obtenir plus de troupes, car dès le lendemain Bonaparte annonçait au Directoire son retour à Bassano et le prochain passage de la Piave pour exécuter le plan projeté. De leur côté, Carnot et le Directoire insistaient toujours sur la nécessité de pénétrer dans le Tyrol, ce qui se combinerait avec un prochain passage du Rhin. Mais les succès des armées du Rhin tardèrent, Carnot prit plus d’intérêt à Trieste, le prince Charles menait l’action en Italie et non plus en Allemagne, c’est là que se trouvaient désormais les plus gros effectifs.

Le Directoire admit que les opérations en Allemagne ne seraient que des diversions. Ainsi Bonaparte avait fait prévaloir ses vues. Les Autrichiens avaient favorisé ce projet. L’archiduc Charles, malgré sa hâte, avait besoin de temporiser pour rassembler ses forces ; il dut prendre du champ, retirer ses troupes dans le Frioul, se contenter de couvrir les routes de Vienne, celle de Tarvis et celle de Villach, en s’appuyant sur les places fortes. Ainsi Bonaparte avait l’initiative, il en usa magistralement.

A la tête d’une division de 37 000 hommes, Bonaparte emporte Tarri. Il passe la Piave. Il envoie 3 autres divisions forcer le passage du Tagliamento, défendu par l’archiduc en personne. Les armées françaises obtiennent l’avantage. Du 1er au 21 mars* (11 ventôse au 1er germinal), elles passent le col de Tarvis sans que les Autrichiens de l’archiduc Charles puissent les arrête.

Elles poursuivent ce prince sur l’Isonzo, et s’emparent de l’importante forteresse de Palmanova. 20 jours plus tard, l’archiduc, ayant perdu le quart de son armée, est obligé de se retirer sur Saint-Weith et sur la Muhr.

Cependant, Bonaparte avait détaché 16 000 hommes sous la conduite du général Joubert, qui culbute les généraux Alexis Laudon et Kerpen et force tous les défilés du Tyrol, pendant que Bernadotte marchait sur Laybach.

P.-S.

Source : Monique Hermite Historia mensuel - 01/01/2006 - N° 709, Hérodote, Dictionnaire le Petit mourre, encyclopédie Imago Mundi, Wikipédia, Louis XV de François Bluche, La révolution française tome 1 à 5 de Michel Vovelle Edition Messidor/livre club Diderot. H. Léonardon....