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Bataille de Wattignies, 15 et 16 octobre 1793

vendredi 27 septembre 2013, par lucien jallamion

Bataille de Wattignies 15 et 16 octobre 1793

Carnot et Jourdan sauve la République !

Ce tableau de la bataille de Wattignies est visible dans la galerie des batailles au château de Versailles, réalisé par le peintre Eugéne Delamy, il ne reflète malheureusement pas la réalité, il n'existe pas de calvaire a Wattignies.

Ce tableau de la bataille de Wattignies est visible dans la galerie des batailles au château de Versailles, réalisé par le peintre Eugéne Delamy, il ne reflète malheureusement pas la réalité, il n’existe pas de calvaire a Wattignies.

Le 16 octobre 1793, à Wattignies, une victoire du général Jean-Baptiste Jourdan et de Lazare Carnot permet de libérer la ville de Maubeuge, assiégée par les Autrichiens.

Les Autrichiens, commandés par le feld-maréchal Frédéric de Saxe-Cobourg avait pour objectif de prendre Paris afin de renverser la révolution, il se retranche avec ses soldats hanovriens et hollandais à Wattignies.

A l’automne 1793, Lazare Carnot, responsable de la conduite de la guerre au sein du Comité de Salut public, appréhende la chute de Maubeuge et l’invasion de la France à partir des Pays-Bas autrichiens* (l’actuelle Belgique).

Il enlève le commandement de l’armée du Nord au général Houchard et le confie au général Jean-Baptiste Jourdan, avec l’assistance des généraux Kléber et Marceau.

Originaire de Limoges, Jean-Baptiste Jourdan est un ancien soldat de troupe qui a combattu en Amérique pendant la guerre d’indépendance et s’est illustré le 8 septembre à Hondschoote.

Jourdan fut chargé de le déloger. Celui-ci proposa ses plans à Carnot, qui cette fois les accueillis. Au lieu d’éparpiller ses efforts sur les ailes, il se décida à frapper le coup décisif au centre. 24 000 hommes y furent dirigés à la faveur de la nuit.

Balland devait se borner à canonner les hauteurs de Dourlers jusqu’au moment où il recevrait l’ordre d’aborder le village. Les batteries des collines qu’avait enlevées Fromentin furent dirigées sur le flanc des ennemis. Beauregard reçut l’ordre de se rabattre sur Obrechies . Sorti de Phillipeville, le corps des Ardennes devait continuer ses démonstrations sur Beaumont, mais sans trop s’engager.

Jourdan comptait que Cobourg n’aurait fait aucun changement dans la disposition de ses forces et qu’elles seraient restées dans le même état que la veille.

Un brouillard épais, qui régna encore quelques temps avant le lever du soleil, favorisa beaucoup les français en dérobant à l’ennemi la connaissance de leurs mouvements jusqu’au moment où ils se trouvèrent sur le point et en mesure de commencer l’attaque. La plus importante, celle de Wattignies s’opéra sur 3 colonnes par Choisy, Demichaux et Dimont. Les Autrichiens furent vigoureusement mitraillés par des batteries volantes. Le village fut rapidemment emporté. Les grenadiers hanovriens qui défendaient le bois du prince furent repoussés à la baïonnette et contraint de plier, sans que le prince de Cobourg, qui reconnu que trop tard les positions de son rival, ait eu le temps d’appeler des renforts capables de contrebalancer le succès des Français.

Les troupes ennemies en désordre, cherchèrent à gagner la Sambre à travers les bois, et les français, vainqueurs purent, avant même le coucher de soleil, contempler, du haut du plateau de Wattignies, le camp et les remparts de Maubeuge.

Le combat qui s’était en même temps engagé sur toute la ligne, n’avait pas eu partout un résultat avantageux. Les divisions que commandait Balland et Fromentin s’étaient à peu prés renfermées dans le même rôle que la veille, et leurs efforts n’avaient eu d’autres résultats que d’opérer une diversion. La division Beauregard, rappelée sur Obrechies, avait été moins heureuse encore. Le colonel Haddick et le général Chasteller, détachés contre elle avec quelques escadrons et quelques bataillons, profitèrent de son ignorance sur le nombre des troupes qui lui étaient opposées, et réussirent à la rejeter en désordre sur le bois de Solre, en lui enlevant une partie de son artillerie. Cet échec fut heureusement sans importance pour l’attaque de Wattignies, et il fut presque aussitôt réparé par l’apparition, vers Obrechies, de la réserve de Jourdan.

La division des Ardennes, qui heureusement occupait un point plus éloigné encore du théâtre du combat principal, ne fut pas plus heureuse que celle de Beauregard. Elle s’avança d’abord jusqu’à Barbançon après avoir repoussé de Silenrieux les postes de Benjowsky. Mais ce général parvint bientôt lui-même à faire plier les jeunes réquisitionnaires dont elle se composait. Le général Elie, qui les commandait, fut contraint de se retirer en désordre jusque sous Philippeville, et d’abandonner toute son artillerie. Telle fut la victoire française de Wattignies, qui sans être aussi brillante qu’on aurait pu le croire, n’en fut pas moins décisive. La France était sauvé de l’invasion.

P.-S.

Source : Monique Hermite Historia mensuel - 01/01/2006 - N° 709, Hérodote, Dictionnaire le Petit mourre, encyclopédie Imago Mundi, Wikipédia, Louis XV de François Bluche, La révolution française tome 1 à 5 de Michel Vovelle Edition Messidor/livre club Diderot. H. Léonardon....