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Charles de Lorraine (1524-1574)

mardi 5 février 2013

Charles de Lorraine (1524-1574)

Duc de Chevreuse-Archevêque de Reims-Évêque de Metz de 1550 à 1551-Homme politique et intellectuel religieux

Charles, cardinal de Lorraine (vers 1555), école de François Clouet, (Chantilly, musée Condé.)

Né à Joinville, il est le second fils de Claude de Lorraine, 1er duc de Guise et seigneur de Joinville qui se distingua sous François 1er et d’Antoinette de Bourbon-Vendôme.

Suite à la démission de son oncle Jean en sa faveur, il est nommé archevêque de Reims en 1538 à l’âge de 13 ans. A la mort de son oncle en 1547, il reprend le titre de cardinal de Lorraine. Charles sait, avec son frère aîné, François, duc de Guise, gagner la faveur du roi Henri II. Lui et ses frères exercent une grande influence et jouent un grand rôle dans les affaires du pays. À Reims, il favorisa la création de l’université en 1548.

Sous le règne de Henri II, il professe des opinions gallicanes. Par ailleurs, contrairement au connétable de Montmorency, le cardinal et son frère François sont d’ardents partisans de la guerre contre les Habsbourg.

Défenseur intransigeant de l’Église catholique apostolique et romaine, il devient par la suite l’une des principales figures françaises de la Contre-réforme en se faisant le défenseur des décrets du concile de Trente qu’il souhaite voir appliquer dans le royaume.

Prônant la lutte contre le protestantisme, il n’a de cesse de combattre la politique de tolérance civile de la reine mère. Ayant de hautes capacités intellectuelles, le cardinal est employé de nombreuses fois à des fins diplomatiques.

Avec son frère François ils réussissent à obtenir le pouvoir à l’avènement du jeune François II en 1559. il tient alors entièrement l’administration des finances. Il fait rendre les sceaux au chancelier François Olivier puis, à la mort de celui-ci en mars 1560, désigne Michel de l’Hospital comme successeur au poste.

Cependant, il doit céder sa place après la mort du jeune roi le 5 décembre 1561). Il quitte la cour 2 mois plus tard, accompagnant sa nièce Marie Stuart à Joinville. Le cardinal assiste alors impuissant à l’introduction du protestantisme à la cour. Il continue cependant de jouer un rôle important lors du colloque de Poissy où il s’oppose à Théodore de Bèze, chef du parti protestant. Son intransigeance fait échouer la réconciliation des 2 religions au grand dépit de la reine mère.

Suite à l’assassinat de son frère François le 18 février 1563, Charles devient le chef de la famille des Guise et du parti catholique en France. Il prend sous sa tutelle les enfants de son frère décédé et cherche par tous les moyens à nuire aux Montmorency et plus particulièrement à l’amiral de Coligny qu’il considère comme responsable de la mort de son frère. Le 8 janvier 1565, alors que la cour se trouve dans le Midi, il manque de peu de se faire tuer dans une rue parisienne par les troupes de François de Montmorency, gouverneur de Paris et fils du connétable Anne. Soucieuse d’établir la paix dans le royaume, la reine mère oblige le cardinal à se réconcilier avec le clan des Montmorency à Moulins en 1566. Il y embrasse publiquement l’amiral de Coligny, mais les deuxième et troisième guerres de religion lui permettent de poursuivre l’amiral de sa vindicte.

Plus tard, il négocia le mariage de Charles IX et d’Élisabeth d’Autriche en 1569. Puis, il part à Rome pour participer au conclave qui doit élire un nouveau pape. Malgré son opposition au mariage entre la princesse Marguerite de Valois et Henri de Navarre, qui doit sceller l’union des catholiques et des protestants, il tente de convaincre le pape de donner son accord au mariage.

C’est avec une joie et une surprise extrême qu’il apprend la nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy, parvenue à Rome le 5 septembre 1572. Il s’empresse alors de regagner Paris, où il pense pouvoir reprendre sa place au conseil du roi. Mais Catherine de Médicis, qui craint son retour aux affaires, lui fait savoir qu’il n’est pas le bienvenu.

Néanmoins, la Couronne se sert régulièrement du cardinal de Lorraine pour ses négociations financières avec le clergé. Charles meurt des suites d’une affection pulmonaire à Avignon le 26 décembre 1574. Il est inhumé dans la cathédrale de Reims.