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Philippe Quinault

dimanche 16 décembre 2012

Philippe Quinault (1635-1688)

Poète dramatique et librettiste français

Philippe Quinault Poète dramatique et librettiste français

Fils d’un boulanger, il fut pris en affection par Tristan L’Hermite, qui lui donna la même éducation qu’à son propre fils. Il n’avait que 18 ans lorsqu’on joua à l’hôtel de Bourgogne sa première comédie, les Rivales en 1653. La pièce réussit, et il donna l’année suivante 2 comédies et une tragi-comédie. Cependant, Quinault jugea sage de n’être pas réduit à la carrière dramatique, et étudia le droit, de façon à pouvoir se donner le titre d’avocat au Parlement, lors de son mariage, en 1660, avec une riche veuve. La dot de sa femme lui servit à acheter une charge d’auditeur à la Cour des comptes.

Entre la grande période de Corneille et celle de Racine, c’est Quinault qui tient la scène. Boileau a raillé à maintes reprises la fadeur et l’artifice de ses tragédies. Le succès de la tragédie d’Agrippa ou le faux Tibérinus en 1660, et surtout celui de la tragédie d’Astrate en 1663, ainsi que de la comédie intitulée la Mère coquette en 1665, établirent sa réputation. Le roi lui fit une pension de 2000 livres. Mais, à partir de 1672, où Lully fait appel à lui pour écrire les livrets d’opéra, les défauts de Quinault se trouvent, en ce nouveau genre, des qualités, et il triomphe dans Atys, Proserpine, Roland, Armide et autres pièces à machines. À partir de cette époque jusqu’en 1686, il fut le collaborateur de Lully à la demande de qui il écrivit plusieurs livrets d’opéra. Cette collaboration ne fut interrompue que pendant deux ans de 1677 à 1678, Madame de Montespan humiliée d’avoir été comparée à la jalouse Junon dans l’opéra Isis, obtint du Roi la mise à l’écart temporaire du librettiste.

Il a écrit 11 opéras avec Lully. Après la mort de Lully en 1687, Quinault, pris de scrupules religieux, renonça au théâtre et se livra à la composition d’un poème intitulé l’Hérésie détruite, qu’il n’eut pas le temps d’achever. Son succès à l’époque est équivalent à celui de Racine et Corneille. Il fut élu à l’Académie Française en 1670. Il devint aussi membre de l’Académie des inscriptions en 1674.