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Rembrandt Harmenszoon van Rijn dit Rembrandt

samedi 17 novembre 2012

Rembrandt Harmenszoon van Rijn dit Rembrandt (1606-1669)

Rembrandt Harmenszoon van Rijn dit Rembrandt

Né à Leyde, aux Provinces-Unies les actuels Pays-Bas, 8ème enfant d’un père meunier sur le Rhin Harmen Gerritszoon van Rijn et de Neeltje van Suijttbroeck fille de boulanger. Il passa son enfance et le début de sa vie de peintre dans sa ville natale, après avoir étudié le latin et effectué un bref passage à l’Université de Leyde, où il fut inscrit mais où il n’étudia probablement jamais.

En 1621, il décida de se consacrer entièrement à la peinture et devient apprenti dans le système d’apprentissage normal chez un artiste local, Jacob van Swanenburgh. Après 6 mois d’apprentissage à Amsterdam chez le plus important maître de cette époque, Pieter Lastman. En 1625 il retourna à Leyde et ouvrit son propre atelier qu’il partagea avec son ami Lievens. En 1627, il enseigne déjà à des apprentis, dont le premier était Gerard Dou qui entra dans son atelier en 1628, et probablement commença avec la préparation des panneaux et toiles et des peintures, qui étaient tous faits à la main dans les ateliers des peintres.

Après la mort de son père le 27 avril 1630, Rembrandt se déplaça à Amsterdam. En 1631, après avoir acquis une certaine notoriété, de multiples commandes de portraits, lui sont proposées d’Amsterdam, l’obligeant à s’installer dans cette ville. Un important marchand d’art lui offre le gîte, Hendrick van Uylenburgh dont il épousera la nièce Saskia van Uylenburgh le 22 juin 1634. Ce dernier l’introduira dans le cénacle de la haute société et favorisera sa réputation, ce qui lui vaudra de nombreuses commandes de portraits.

En 1639, Rembrandt et Saskia, qui vivent désormais dans l’opulence, vont habiter une maison cossue de Jodenbreestraat, dans le quartier juif. Trois de leurs enfants meurent peu après la naissance. Le quatrième, Titus, né en 1641 atteindra l’âge adulte. Saskia meurt de la tuberculose en 1642 à l’âge de 30 ans.

A partir de 1643, il partage sa vie avec sa servante Geertje Dircx, jeune veuve sans enfant, qui prend en charge le bébé Titus. Geertje entame et gagne un procès contre Rembrandt sur le sujet de promesse de mariage, mais il la fait enfermer dans un asile d’aliénés. Il doit alors affronter un certain nombre de difficultés. Sa production de peintures continue, mais sa production d’eaux-fortes monte et connait un grand succès commercial et international.

En 1645, Hendrickje Stoffels, plus jeune que Geertje, devient une nouvelle servante de la maison, et remplace Geertje comme concubine. En 1654 ils ont une fille, Cornelia, ce qui leur vaut un blâme de l’Église qui leur reproche de vivre dans le péché.

Rembrandt vivant au-dessus de ses moyens, achetant des pièces d’art, des costumes dont il se sert souvent dans ses peintures, n’arrive plus à honorer ses dettes en 1656. Il est alors contraint de vendre sa maison et de se contenter d’un logis plus modeste sur Rozengracht. Hendrickje et Titus y installent une boutique d’art pour faire vivre la famille. Il meurt le 4 octobre 1669 à Amsterdam. Désargenté, il est inhumé dans l’église de Westerkerk.

Il a réalisé des gravures et des dessins. Il a vécu pendant une période que les historiens appellent le siècle d’or néerlandais, durant laquelle culture, science, commerce et influence politique de la puissante Hollande ont atteint leur apogée.

Il réalisa près de 400 peintures, 300 eaux-fortes et 300 dessins. Son goût prononcé pour les autoportraits, il en a réalisé une centaine tout au long de sa carrière, nous permet de suivre son parcours personnel, tant physique qu’émotionnel. Le peintre représente sans aucune complaisance, ses imperfections, ses rides.

Une des caractéristiques majeures de son œuvre est l’utilisation de la lumière et de l’obscurité, technique du clair-obscur, qui attire le regard par le jeu de contrastes appuyés. Les scènes qu’il peint sont intenses et vivantes, dépourvues du formalisme que l’on pouvait rencontrer chez certains de ses contemporains. Ce n’est pas un peintre de la beauté ou de la richesse, il sait montrer la compassion et l’humanité, qui ressortent dans l’expression de ses personnages, qui sont parfois indigents ou usés par l’âge. Ses thèmes de prédilection sont le portrait et les autoportraits ainsi que les scènes bibliques. Il a exécuté peu de paysages et de thèmes mythologiques. Il meurt le 4 octobre 1669 à Amsterdam