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Gian Domenico del Giovanne dit Giovanni Da Nola

vendredi 21 janvier 2022, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 11 novembre 2012).

Gian Domenico del Giovanne dit Giovanni Da Nola (1510-1592)

Organiste

Il fut d’abord organiste [1], puis maître de chapelle [2] de l’église de l’Annonciation à Naples [3]. Il composa 2 livres de chansons à 3 voix en 1541 et un de villanelles à la napolitaine à 3 et 4 voix en 1567, ainsi que des livres de madrigaux [4] à 4 voix en 1545 et à 5 en 1564. Il laisse aussi des motets [5] à 5 et 6 voix écrit de 1549 et 1575.

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Notes

[1] L’orgue est un instrument à vent multiforme dont la caractéristique est de produire les sons à l’aide d’ensembles de tuyaux sonores accordés suivant une gamme définie et alimentés par une soufflerie. L’orgue est joué majoritairement à l’aide d’au moins un clavier et le plus souvent d’un pédalier.

[2] Un maître de chapelle, à l’origine maître de musique, ou dans les pays allemands Kapellmeister, ou encore maestro di cappella en Italie, désigne une personne chargée, dans un cadre religieux chrétien, d’enseigner et de faire entendre la musique avant tout liturgique, et de composer des partitions polyphoniques essentiellement des motets au sein de la « chapelle musicale » d’une église.

[3] La basilique de la Sainte-Annonciation-Majeure est une basilique mineure située dans la ville de Naples en Italie, dans le quartier de Pendino.

[4] Le madrigal est une forme ancienne de musique vocale qui s’est développée au cours de la Renaissance et au début de la période baroque (16ème siècle - début 17ème siècle).

[5] Un motet est une composition musicale apparue au 13ème siècle, à une ou plusieurs voix, avec ou sans accompagnement musical, courte et écrite à partir d’un texte religieux ou profane. Ce genre musical à deux voix atteignit son apogée à la fin du 12ème siècle, avec l’école de Notre Dame de Paris et ses maîtres, Léonin et Pérotin. Le motet a remplacé le conduit. Au début du 16ème siècle, le motet s’enrichit grâce à Josquin Desprez et atteint son apogée avec Palestrina. Le nombre des voix était le plus souvent de quatre, mais pouvait atteindre six, huit, et même douze. À l’extrême, le motet Spem in alium de Thomas Tallis ne compte pas moins de 40 voix indépendantes. En France, le motet fut illustré, notamment, par Henry Du Mont et Pierre Robert, sous-maîtres de la Chapelle de Louis XIV ; sous l’égide de Louis XIV, Lully, puis Delalande, inaugurèrent le « grand motet » ou « motet à grand chœur », équivalent de l’antienne (anthem) des Anglais et de la cantate des Allemands.