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L’histoire pour le plaisir

Robert Estienne

mercredi 15 juillet 2020 (Date de rédaction antérieure : 5 novembre 2012).

Robert Estienne (1503-1559)

Robert Estienne Imprimeur du roi

François 1er le nomme, avant 1539, imprimeur royal pour l’hébreu et le latin, ainsi que pour le grec à partir de 1544. On lui doit de nombreuses Bibles et psautiers, un dictionnaire latin français.

Après la mort de François 1er, Estienne s’aperçut bientôt qu’il ne devait pas compter auprès du nouveau roi sur la protection dont il avait joui jusqu’alors ; et après avoir lutté pendant quelques années contre ses adversaires, il prit enfin la résolution de se retirer à Genève [1] avec sa famille.

Il y arriva au commencement de 1552. Il y embrassa ouvertement le calvinisme [2]. Son frère Charles Estienne dut reprendre la direction de l’imprimerie familiale.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Henri-Jean Martin, « Le temps de Robert Estienne », Histoire de l’édition française, vol. 1, Paris, Cercle de la Librairie, 1982 (ISBN 2903181063)

Notes

[1] Dès 1526, des marchands allemands propagent à Genève les idées de la Réforme luthérienne parmi les commerçants genevois ; la même année, Genève signe un traité de combourgeoisie avec Berne et Fribourg. Sous l’influence de Berne, Genève accepte de laisser prêcher des prédicateurs dans la ville, dont Guillaume Farel en 1532. Le 10 août 1535, la célébration de la messe catholique est interdite et, le 26 novembre, le Conseil des Deux-Cents s’attribue le droit de battre monnaie à sa place alors que la ville est à nouveau menacée par la Savoie. La Réforme est définitivement adoptée le 21 mai 1536 en même temps que l’obligation pour chacun d’envoyer ses enfants à l’école. Genève devient dès lors le centre du calvinisme et se trouve parfois surnommée la « Rome protestante »

[2] Le calvinisme (nommé ainsi d’après Jean Calvin et aussi appelé la tradition réformée, la foi réformée ou la théologie réformée) est une doctrine théologique protestante et une approche de la vie chrétienne qui reposent sur le principe de la souveraineté de Dieu en toutes choses. Bien qu’elle fût développée par plusieurs théologiens tels que Martin Bucer, Wolfgang Musculus, Heinrich Bullinger, Pierre Martyr Vermigli, Ulrich Zwingli et Théodore de Bèze, elle porte le nom du réformateur français Jean Calvin en raison de l’influence dominante qu’il eut sur elle et du rôle déterminant qu’il exerça dans les débats confessionnels et ecclésiastiques du 16ème siècle.