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L’histoire pour le plaisir

Pierre Franco

samedi 17 août 2019, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 4 novembre 2012).

Pierre Franco (1500/1505-1565/1578)

Chirurgien

Livre de Denys Montandon sur l'histoire de la chirurgieNé à Turriers

Turriers est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne 1ère, Raymond de Montauban, seigneur de Turriers, soutient Charles de Duras contre Louis 1er d’Anjou. Le ralliement de Sisteron à la cause angevine, en novembre, entraîne son changement d’engagement, et il prête hommage le 12 décembre 1385. En 1477, l’archevêque d’Embrun accepte que les habitants construisent une chapelle dans le village, l’église paroissiale étant sur le promontoire du Mouriers assez éloigné du village

en Haute Provence. C’est un pionnier de la chirurgie dans le traitement de la lithiase urinaire et des hernies.

Pierre Franco faisait partie des opérateurs [1]. Opérateurs ambulants, situés au bas de l’échelle sociale, ils parcouraient les villes et les villages pour opérer vessies, hernies et cataractes.

Son éducation se fait sur le tas, en étant apprenti chez un opérateur de hernie. Vers 1541, devenu probablement calviniste, il quitte la France pour se réfugier en Suisse.

Il pratique alors la chirurgie à Berne [2], et enseigne l’anatomie à Fribourg [3] et à Lausanne [4]. Lors d’une courte trêve religieuse, il revient en France en 1559 où il séjourne à Lyon et à Orange, jusqu’en 1562.

Il doit à nouveau se réfugier à Lausanne, où il meurt vers 1565 ou en 1578

Il est le père de la chirurgie plastique, herniaire et urinaire.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Denys Montandon, Moi, Pierre Franco, maistre chirurgien, Slatkine, 2013, 328 p. (ISBN 978-2-83210-547-4)

Notes

[1] c’est-à-dire des chirurgiens empiriques sans aucune instruction théorique

[2] Berne est la cinquième plus grande ville de Suisse et la capitale du canton éponyme. En 1353, Berne a rejoint la jeune Confédération suisse, devenant l’un des principaux membres du nouvel État. Après un incendie en 1405, la ville est entièrement reconstruite en molasse. Elle en garde encore aujourd’hui une bonne partie de sa physionomie. La ville a envahi et conquis le canton d’Argovie en 1415. Avec les autres confédérés, les mercenaires bernois allèrent dans le sud se battre au service du roi, du pape et de l’empereur, et prirent part, à partir de 1494, et pendant plus de trente ans aux guerres d’Italie. Ils rapportèrent à Berne, ville provinciale médiévale, située à l’écart des grandes voies commerciales, des idées et des usages étrangers, et beaucoup d’argent. En 1529, après la Réforme, le "petit conseil" fit promulguer des lois sévères contre les soudards, le port d’arme, l’adultère et la danse. Le Pays de Vaud fut annexé en 1536, ainsi que d’autres petits territoires. Berne devient ainsi la plus grande cité-État du nord des Alpes. Elle a été occupée par les troupes françaises en 1798 au cours des guerres de la Révolution française, lorsqu’elle fut dépouillée de la plupart de ses territoires.

[3] Fribourg-en-Brisgau est une ville d’Allemagne située dans le land de Bade-Wurtemberg. C’est à la fois une ville arrondissement et le chef-lieu de l’arrondissement de Brisgau-Haute-Forêt-Noire, dont elle ne fait pas partie. Elle est aussi le chef-lieu du district de Fribourg-en-Brisgau et de l’association régionale Südlicher Oberrhein. De 1945 à 1952, elle fut la capitale du land de Bade, qui a alors fusionné avec deux autres länder pour former le Bade-Wurtemberg. Fribourg est l’une des villes allemandes les plus méridionales. Elle est traversée par le Dreisam et se trouve au pied des montagnes de la Forêt-Noire. Le centre-ville est à une vingtaine de kilomètres du Rhin et de la France, et à environ 70 km de la Suisse.

[4] Lausanne est une ville suisse située sur la rive nord du lac Léman. Elle est la capitale et ville principale du canton de Vaud et le chef-lieu du district de Lausanne. En 1476, le duc de Bourgogne Charles le Téméraire, mis en déroute à Grandson par les troupes de la Confédération des VIII cantons, vint à Lausanne pour y surveiller les préparatifs de l’expédition de revanche qu’il allait lancer contre eux. Mais les conséquences de la défaite des Bourguignons à Morat, le 22 juin 1476, furent des plus désastreuses pour Lausanne. Dès le 26 juin, croyant avoir affaire aux troupes confédérées, elle ouvrit sans résistance ses portes aux gens du comte de Gruyère, alliés des Suisses, qui pillèrent la ville durant toute une journée. Après cela, les vainqueurs du duc de Bourgogne, des Bernois, des Fribourgeois et des Bâlois furieux d’avoir été devancés, mirent la ville à sac pendant trois jours et trois nuits, n’épargnant ni les églises, ni les couvents, ni même la cathédrale. Ces épreuves affectèrent sans distinction les Lausannois, si bien que, dès 1478, un principe d’union politique entre tous les quartiers de Lausanne fut discuté. La fusion et la création d’un conseil communal seraient les seules chances de faire de Lausanne une égale de Berne, de Fribourg ou de Soleure. L’acte d’union fut finalement signé le 6 juillet 1481 dans le cloître attenant à la cathédrale, en présence des délégués des deux communautés et de l’église. Le 2 septembre suivant, monsieur Bagnyon devint le premier syndic de Lausanne pour la ville basse et Pierre Ravier pour la Cité.