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Guiliano della Rovere dit Jules II

mardi 16 octobre 2012

Guiliano della Rovere dit Jules II (1443-1513)

216ème Pape de l’Église catholique de 1503 à 1513

Jules II 216e Pape de l'Église catholique

De nationalité piémontaise Giuliano ou Julien della Rovere est le fils de Raffaello della Rovere et de Teodora di Giovanni Manirola. Son oncle Francesco della Rovere était ministre général des Franciscains, cardinal, et enfin élu pape en 1471 sous le nom de Sixte IV. Celui-ci l’aidera à monter les échelons ecclésiastiques. Ce dernier le fait évêque de Carpentras puis dans la même année cardinal évêque de Lausanne. En 1474, il le nomme archevêque d’Avignon et de 1480 à 1484 légat de France, et enfin, cardinal d’Ostie.

Mais en 1492, Rodrigo Borgia est élu pape et devient Alexandre VI. Cette nouvelle n’est pas de bon augure pour Julien qui prend le chemin de Lyon et ne reviendra à Rome qu’à la mort de celui-ci en 1503. C’est Pie III qui prendra la relève de son prédécesseur mais malheureusement que pendant quelques jours. C’est alors que Julien est élu pape à l’unanimité en 1503 sous le nom de Jules II. Son pontificat durera dix ans. Il est le pape qui redonna toute la puissance à la papauté. Son but est de faire du Saint-siège la grande puissance politique et militaire italienne. Il intervient dans certains évènements importants comme le rétablissement de l’ordre, de la justice et des finances et la reconquête des territoires perdus du Saint-siège (Bologne, Pérouse, Romagne, duché d’Urbino). Il offrira ce dernier à son neveu Francesco Maria della Rovere. Il forme la ligue avec deux puissances étrangères, la France avec le roi Louis XII duc de Milan et l’Autriche avec l’Empereur Maximilien. Le Saint-siège récupère alors grâce à la défaite vénitienne d’Agnadel en 1509 ses anciennes possessions (Faenza, Ravenne et Rimini). Jules II trouvant l’État français trop envahissant, décide de mettre en œuvre une ligue contre la France. Il demande aux princes italiens puis à trois puissances étrangères (Angleterre, Espagne et Suisse) de s’allier contre elle. Après leurs victoires à Bologne et à Ravenne en 1512, les troupes françaises sont chassées d’Italie, laissant derrière elles leurs conquêtes. Sur ce, Louis XII convoque un concile pour remédier à cette expulsion non justifiée d’après lui. Jules II réplique aussitôt en convoquant un autre concile, le 5ème concile de Latran qui confirme la souveraineté du pape sur les conciles. Protecteur des Arts et des lettres, il fait venir des artistes de l’époque afin de réaliser des chef-d’œuvres. Raphaël fait la décoration du Vatican, Bramante est chargé d’édifier Saint-pierre de Rome et Michel-Ange réalise la fresque du plafond de la Chapelle Sixtine. Il enrichit considérablement sa bibliothèque. Il fait appel à de nombreux ouvriers afin d’ériger ou de restaurer plusieurs églises. Malgré cela, Jules II a eu surtout comme première préoccupation la montée de la puissance politique du Saint-Siège, la spiritualité étant placée au second plan. Et pourtant, sans s’en apercevoir, il avait préparé le terrain pour ses successeurs afin de résister au mieux à la Réforme protestante. À la mort de Jules II, l’Église avait repris possessions de tous ses territoires perdus par ses prédécesseurs.