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Caius Servilius Glaucia

mardi 5 février 2019, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 27 juillet 2011).

Caius Servilius Glaucia

Homme politique et démagogue romain de la fin du 2ème siècle av. jc

L'Italie au 2ème siècle av. jc, une mosaïque de statuts Il fut proconsul [1] en 100 et visait le consulat en 99. Avec Lucius Appuleius Saturninus 3 fois tribun de la plèbe de suite et candidat à un 4ème tribunat en 99, ils n’hésitèrent pas à faire assassiner leurs concurrents aux élections et entreprirent une politique démagogique, avec une loi agraire pour diminuer le prix du blé fixé par Caius Gracchus et une loi redonnant le pouvoir aux chevaliers [2] dans certains jurys, s’assurant ainsi du soutien des riches plébéiens mais aussi des pauvres.

Leurs excès font promulguer au sénat un senatus consultum ultimum [3], en 100, obligeant le consul en poste Marius à éliminer ses propres partisans.

Les insurgés sont arrêtés et massacrés sans procès par leurs opposants, les lois sont abrogées.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Portail de la Rome antique/ Personnalité politique de la Rome antique

Notes

[1] La fonction de proconsul dans la Rome antique correspond à la notion actuelle de gouverneur. Étymologiquement, ce terme vient du préfixe latin pro, à la place de, et consul. Le premier cas de proconsulat historiquement cité par Denys d’Halicarnasse date de 464 av. jc, lorsque Titus Quinctius Capitolinus Barbatus reçut le pouvoir de diriger une armée (imperium) pour aller au secours d’un consul assiégé. Il s’agit alors d’une solution improvisée sous la pression des événements. La fonction réapparaît avec l’agrandissement de la République romaine au 4ème siècle av. jc, lorsqu’un consul doit finir une campagne militaire ou doit gouverner un territoire au-delà de la durée normale de son mandat de consul (un an). Son pouvoir (imperium consulaire) est alors prolongé, en général pour une durée d’un an et toujours sur un territoire précis, le plus souvent une province. Le terme « proconsul » tient au fait que son titulaire exerçait un pouvoir consulaire ; cependant, tous les proconsuls n’étaient pas forcément d’anciens consuls

[2] Les chevaliers sont un groupe de citoyens de la Rome antique appartenant à l’ordre équestre (equester ordo), sous la Royauté, la République et l’Empire. Choisis par les censeurs, ce sont les plus fortunés (au moins 400 000 sesterces du 2ème siècle av. jc, jusqu’au début de l’Empire) et les plus honorables des citoyens (en dehors des sénateurs). Cette appartenance pouvait être théoriquement remise en cause à chaque censure. En pratique elle était héréditaire. Le chevalier se reconnaît à la bande de pourpre étroite cousue sur sa tunique (tunique dite angusticlave), et au port de l’anneau d’or. Les chevaliers se virent attribuer un poids politique supplémentaire au motif qu’ils étaient capables financièrement de s’équiper pour servir dans l’armée à cheval. De plus l’appartenance à l’ordre équestre était nécessaire pour accéder aux postes d’officier dans l’armée.

[3] Le senatus consultum ultimum (« décret ultime du Sénat »), plus exactement senatus consultum de re publica defendenda (« décret du Sénat pour la défense de la République »), est un terme moderne basé sur la formulation utilisée par Jules César. La forme est usuellement consules darent operam ne quid detrimenti res publica caperet ou videant consules ne res publica detrimenti capiat (« que les consuls veillent à ce que la République ne subisse aucun dommage. »).