Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 10ème siècle > Herbert III de Vermandois

Herbert III de Vermandois

jeudi 30 septembre 2021, par ljallamion

Herbert III de Vermandois (vers 954-993/1002

Comte de Vermandois de 987 à sa mort

Armoiries des comtes de VermandoisFils d’Albert 1er, comte de Vermandois [1], et de Gerberge de Lotharingie ou Gerberge de Lorraine .

Deux chartes de l’abbaye de Montierender [2] attribuent à Herbert III de Vermandois, alors comte de Château-Thierry [3], de Vitry et abbé laïc de l’abbaye Saint-Médard de Soissons [4], le titre de comte des Francs [5].

Une charte du roi Lothaire le qualifie de comte du palais [6].

En 990, il fonda avec sa femme Hermengarde, le Chapitre de la Collégiale de Saint-Florent à Roye [7], sous le titre de Saint Georges pour 25 chanoines.

Il avait épousé avant 987 Ermengarde qui passe pour être la fille du comte Renard de Bar-sur-Seine et se serait ensuite remarié à Miles IV, comte de Tonnerre [8].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Christian Settipani, La Préhistoire des Capétiens (Nouvelle histoire généalogique de l’auguste maison de France, vol. 1), Villeneuve-d’Ascq, éd. Patrick van Kerrebrouck, 1993, 545 p. (ISBN 978-2-95015-093-6)

Notes

[1] Le Vermandois est érigé en comté par Louis 1er, fils de Charlemagne, en faveur du fils illégitime de son aîné Pépin, roi d’Italie, dont la famille, dite des Herbertiens, le possédera jusqu’au milieu du 11ème siècle. Herbert IV, huitième descendant de Pépin, étant mort, Eudes, son fils, fut dépouillé par les barons de son comté, qui fut donné à Hugues de France dit ensuite Hugues 1er de Vermandois, frère du roi capétien Philippe de France, Hugues étant l’époux d’Adèle, fille d’Herbert IV. Le Vermandois passe ensuite à Raoul 1er, né en 1085, dit « le Vaillant » ou « le Borgne » connu aussi sous le nom de Raoul de Crépy. Il est le fils d’Hugues de France, comte de Valois et de Vermandois du chef de sa mère, Adèle. Il est de 1102 à 1152 le second comte de Vermandois et de Valois.

[2] En 672, saint Berchaire fonde le monastère bénédictin de Montier-en-Der, en latin Monasterium Dervense. Il dote sa fondation de 21 villages. Parmi les reliques et objets précieux dont il dote l’église de son monastère figure le diptyque des Nicomaque et des Symmaque, qui y restera jusqu’à la Révolution française. Les premiers habitants du lieu et de Puellemoutier sont 8 prisonniers et 8 prisonnières rachetés par Berchaire. Le bourg se développe autour du monastère et prend rapidement le nom de celui-ci.

[3] Château-Thierry est une commune française située dans le département de l’Aisne. Elle est le lieu de naissance de Jean de La Fontaine et est située dans la région des batailles de la Marne. En 1544, la ville est prise et pillée par Charles Quint. Jusqu’à la Révolution française, elle appartient à la Champagne.

[4] L’Abbaye Saint-Médard était un monastère bénédictin de Soissons dont la fondation remontait au vie siècle. Seule sa crypte subsiste aujourd’hui. Sous les Carolingiens, l’abbaye continua de jouer un rôle déterminant dans les affaires du royaume. C’est ici qu’en 751 le dernier Mérovingien, Childéric III, reçut la tonsure, et c’est encore à Saint-Médard que se réunit le 13 novembre 833 le synode convoqué par Lothaire et présidé par l’archevêque Ebon de Reims, qui déposa pour la seconde fois l’empereur Louis le Pieux. Louis fut contraint de lire des aveux forcés, de rendre les armes, d’endosser le cilice, d’abdiquer et de renoncer au monde.

[5] Ce titre peut être comparé à celui de duc des Francs que portaient les Robertiens et qui faisaient d’eux les seconds dans le royaume après le roi des Francs. Porter le titre de comte des Francs c’est revendiquer d’être le premier des comtes du roi franc et la troisième place dans le royaume, après le roi et le duc des Francs

[6] Ce titre est à rapprocher de celui de comte palatin que porteront après lui les comtes de Blois et Champagne, héritiers des Herbertiens

[7] Roye est une commune française, chef lieu de canton et siège de la communauté de communes du Grand Roye, située dans le département de la Somme,

[8] Le comté de Tonnerre est un ancien fief situé dans le nord de la Bourgogne, autour de la ville de Tonnerre. Les comtes de Tonnerre frappèrent monnaie du 11ème siècle jusqu’en 1315. Le comté avait la particularité de dépendre de trois suzerains : de l’évêque de Langres, pour les châtellenies de Tonnerre, d’Argenteuil, de Ligny le Châtel et les fiefs qui en dépendaient ; du duc de Bourgogne pour celles de Cruzy-le-Châtel, Griselles et Pothières et leurs fiefs, et de l’évêque de Châlon pour celle de Channes. Il fut érigé en duché en 1572, en faveur d’Henri Antoine de Clermont, mais cette érection n’eut pas d’effet faute de l’enregistrement du brevet. Jusqu’en 1789, le comté de Tonnerre était le plus ancien de France. Il n’a jamais été réuni à la couronne, ni érigé en marquisat ou duché