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L’histoire pour le plaisir

Pierre d’Estaing

mercredi 3 février 2021, par ljallamion

Pierre d’Estaing (1320-1377)

Évêque de Saint-Flour-Archevêque métropolitain de Bourges

Il naît dans le château familial [1], fils de Guillaume III et d’Esmengarde de Peyre [2]. Il prend l’habit bénédictin à l’abbaye Sainte-Foy de Conques [3], puis devient moine profès [4] de l’abbaye Saint-Victor de Marseille [5]. Il obtient ainsi un doctorat en droit.   Il obtient alors plusieurs magistères. Il est ainsi prieur du monastère de Saint-Genies-d’Olt( [6], professeur ès décret à Montpellier. Il est également procureur et prieur du monastère Sainte-Foy de Columbiers [7] avec dispense d’y résider. Enfin il est prieur du monastère de La Canourgue [8], non loin de son Rouergue [9] natal.   Le 19 novembre 1361, il est élu évêque de Saint-Flour [10]. Il fait construire l’église Notre-Dame-de-la-Nativité à Villedieu [11], où il établit en 1363 un chapitre de six chanoines. Il reste à Saint-Flour jusqu’au 13 avril 1368, date à laquelle il devient l’archevêque métropolitain de Bourges [12].   Pierre d’Estaing, devient cardinal-prêtre au titre de Sainte-Marie-du-Trastevere [13]. Cette même année 1370, il est avec Anglic de Grimoard en mission en Italie. Il n’est donc pas présent lors du conclave de 1370.   Le successeur d’Urbain V, Grégoire XI, le nomme légat [14] en Italie, et il établit sa résidence à Bologne [15] de juillet 1371 à mars 1374. Il devient cardinal-évêque [16] d’Ostie [17] et Velletri [18] en 1373.   Il meurt à Rome le 18 ou le 25 novembre 1377 où il est enterré.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Pierre d’Estaing/ Portail de l’Aveyron et du Rouergue/ Cardinal français

Notes

[1] Le château d’Estaing est un château français implanté dans la commune d’Estaing, dans le département de l’Aveyron. Ancienne demeure de la famille d’Estaing qui s’est éteinte en 1794, il est attesté avant le 12ème siècle et relevait des comtes de Rouergue.

[2] La terre de Peyre s’étend aux alentours de Marvejols. La baronnie était la plus puissante de tout le Gévaudan. Le château de Peyre, l’un des plus beaux du Gévaudan fut détruit au 16ème siècle par l’amiral Anne de Joyeuse, en réponse à la conquête du Gévaudan par Matthieu Merle et ses huguenots. Il était situé sur le roc de Peyre, commune de Saint-Sauveur-de-Peyre. Ce promontoire domine entièrement la Margeride et l’Aubrac. Les Peyre étaient les plus puissants des huit barons, et peut-être l’une des plus anciennes familles.

[3] L’abbatiale Sainte-Foy de Conques est une église abbatiale située à Conques, dans le département de l’Aveyron. Cette abbaye a été construite à partir de 1041 par l’abbé Odolric à l’emplacement de l’ancien ermitage de Dadon, datant de la fin du 8ème siècle. Depuis 1994, l’intérieur est décoré avec des vitraux de Pierre Soulages, un enfant du pays. Abbaye bénédictine jusqu’en 1537, elle fut ensuite placée sous la responsabilité de chanoines séculiers. Depuis 1873, l’abbatiale est confiée aux frères de l’ordre de Prémontré. Elle est actuellement un prieuré de l’abbaye Saint-Martin-de-Mondaye.

[4] le religieux ou la religieuse qui a prononcé des vœux (c’est-à-dire qui a fait profession religieuse)

[5] L’abbaye Saint-Victor de Marseille a été fondée au ve siècle par Jean Cassien, à proximité des tombes de martyrs de Marseille, parmi lesquels saint Victor de Marseille, qui lui donna son nom. L’abbaye prit une importance considérable au tournant du premier millénaire par son rayonnement dans toute la Provence.

[6] Rouergue

[7] diocèse de Meaux

[8] La collégiale Saint-Martin était un monastère fondé certainement au 6ème siècle dans le village de La Canourgue, aujourd’hui dans le département de la Lozère. Il a été actif comme monastère jusqu’à quelques années de la Révolution française. La collégiale est devenue ensuite église paroissiale. Elle est désormais rattachée à la paroisse Saint-Frézal, l’une des cinq paroisses du diocèse de Mende.

[9] Le Rouergue est une ancienne province du Midi de la France correspondant approximativement à l’actuel département de l’Aveyron. Après avoir fait partie du comté de Toulouse, il fut rattaché à la Guyenne avant d’en être détaché lors de la formation de la province de Haute-Guyenne en 1779.

[10] Le diocèse de Saint-Flour est un diocèse de l’Église catholique en France. Érigé en 1317, c’est un des deux diocèses historiques d’Auvergne. Il correspond aujourd’hui au territoire du département du Cantal et fait partie de la province ecclésiastique de Clermont.

[11] L’église Notre Dame de la Nativité est une église catholique située à Villedieu, dans le département du Cantal. L’église est fondée en 1363 par Pierre d’Estaing, alors évêque de Saint-Flour, afin d’y constituer un chapitre de six chanoines

[12] L’archidiocèse de Bourges est un archidiocèse de l’Église catholique en France. Il a été érigé en Patriarcat d’Aquitaine en 1232.

[13] Le titre cardinalice de Sainte-Marie-du-Trastevere a été institué par le pape Alexandre 1er aux alentours de 112 et a été confirmé par Calixte 1er vers 221.

[14] Le légat apostolique, ou plus communément légat du pape, ou légat pontifical, est un représentant extraordinaire du pape chargé d’une mission spécifique, généralement diplomatique. Il se distingue en cela du nonce apostolique qui est un ambassadeur permanent du Saint-siège auprès des gouvernements étrangers.

[15] Bologne est une ville italienne située dans le nord-est du pays, entre le Pô et les Apennins. C’est le chef-lieu de la région d’Émilie-Romagne (plaine du Pô) et de la province de même nom et l’une des principales villes d’Italie. Elle est considérée comme le siège de la plus ancienne université du monde occidental puisqu’elle a été fondée en 1088. Plus de 900 ans après sa fondation, l’université est encore aujourd’hui le cœur de la ville

[16] Un cardinal-évêque est un cardinal titulaire d’un diocèse suburbicaire. Même si, à l’époque moderne, la plupart des cardinaux sont aussi évêques, le titre réfère uniquement à ceux qui se voient attribuer l’un des sept diocèses suburbicaires situés autour de celui de Rome. À l’époque mais jadis un évêque pouvait être créé directement cardinal-évêque.

[17] Le titre d’évêque d’Ostie est traditionnellement attribué depuis 1150 au doyen du Collège des cardinaux, en plus du diocèse qui était précédemment le sien depuis 1914. Auparavant, le doyen du Collège recevait le diocèse d’Ostie et Velletri en lieu et place de son diocèse précédent : depuis cette date, les diocèses d’Ostie et de Velletri sont séparés.

[18] Jusqu’au 5 mai 1914 et la décision du pape Pie X, le diocèse suburbicaire de Velletri-Segni était lié à celui d’Ostie.