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L’histoire pour le plaisir

Paul le Silentiaire

mardi 25 février 2020, par ljallamion

Paul le Silentiaire (moitié du 6ème siècle-575/580)

Chambellan

Exemplaire du British Museum de l'édition classique de l'Anthologie grecque en 5 tomes de van Bosch et van LennepOfficier silentiaire [1], du palais impérial de l’empereur byzantin Justinien. Il est surtout connu comme l’un des meilleurs poètes byzantins du règne de Justinien, auteur d’épigrammes [2] et d’un hymne à la basilique Sainte-Sophie [3].

80 de ses épigrammes, souvent érotiques, sont recueillies dans l’Anthologie palatine [4]. Ces textes, écrits par un auteur chrétien fidèle à la tradition antique, sont d’une grande liberté de ton dans l’évocation de ses amours. Ils célèbrent la beauté des femmes, mais aussi le charme de l’âge qui vient et n’hésitent pas à invoquer dieux et déesses, comme au temps du paganisme. Outre leur qualité littéraire, ces épigrammes sont aussi intéressantes pour les informations qu’elles apportent sur le plan social et sur le plan historique.

Dans sa célèbre “Description de Sainte-Sophie”, le Silentiaire décrit la basilique comme une prairie de marbre [5]. Grâce à cet éloge en vers, à cette célébration élaborée de l’architecture et de la décoration de Sainte-Sophie, après la reconstruction de la coupole en 562, nous sommes en mesure d’imaginer la magnificence de cette basilique avant les pillages qu’elle a subi à plusieurs reprises au fil des siècles.

Ces poèmes de 1029 vers, trimètres iambiques et hexamètres dactyliques, étaient certainement une commande de l’empereur Justinien lui-même ; Paul le Silentiaire a dû lire ses vers devant l’empereur pendant l’inauguration de la basilique.

Paul était un ami proche d’Agathias le Scolastique, autre auteur d’épigrammes, qui fournit quelques rares informations sur la vie du Silentiaire.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Paul the Silentiary »

Notes

[1] chargé de faire respecter l’ordre et le silence autour de l’Empereur

[2] À l’origine, une épigramme est une inscription, d’abord en prose, puis en vers, qu’on gravait sur les monuments, les statues, les tombeaux et les trophées, pour perpétuer le souvenir d’un héros ou d’un événement. À partir du 4ème siècle av. jc, l’épigramme devient une petite pièce de poésie sur un sujet quelconque, imitant par sa brièveté les inscriptions, offrant une pensée ingénieuse ou délicate exprimée avec grâce et précision. Les plus anciennes épigrammes ne revêtent qu’un caractère pratique, visant à identifier le propriétaire ou la personne dédiant l’objet.

[3] Ancienne église chrétienne de Constantinople du vie siècle, devenue une mosquée au 15ème siècle sous l’impulsion du sultan Mehmet II. Elle est édifiée sur la péninsule historique d’Istanbul. Depuis 1934, elle n’est plus un lieu de culte mais un musée.

[4] L’Anthologie grecque ou parfois Anthologie palatine, est un recueil de poèmes, essentiellement des épigrammes, qui vont de la période classique à la période byzantine de la littérature grecque.

[5] à cause des différentes couleurs des marbre employés dans sa construction