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Metrodorus (grammairien)

mardi 28 janvier 2020, par lucien jallamion

Metrodorus (grammairien)

Grammairien et mathématicien grec

Exemplaire du British Museum de l'édition classique de l'Anthologie grecque en 5 tomes de van Bosch et van LennepOn ne sait rien de la vie de Metrodorus. Le temps qu’il a vécu n’est pas certain : il a peut-être vécu aussi tôt que le 3ème siècle, mais il est plus probable qu’il ait vécu au temps des empereurs Anastase 1er et Justin 1er au début du 6ème.

Son nom se produit en relation avec 45 épigrammes [1] mathématiques qui se trouvent dans le livre 14 de l’Anthologie grecque [2]. Bien qu’il ait été l’auteur de certains des épigrammes, il est généralement admis qu’il a recueilli la plupart d’entre eux, et certains d’entre eux peuvent être antérieurs au 5ème siècle.

Beaucoup d’épigrammes conduisent à des équations simples, et ils sont du même type que ceux trouvés dans le papyrus mathématique de Rhind [3] datant du 17ème siècle av. jc.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Metrodorus (grammarian)/ Traduit par mes soins

Notes

[1] À l’origine, une épigramme est une inscription, d’abord en prose, puis en vers, qu’on gravait sur les monuments, les statues, les tombeaux et les trophées, pour perpétuer le souvenir d’un héros ou d’un événement. À partir du 4ème siècle av. jc, l’épigramme devient une petite pièce de poésie sur un sujet quelconque, imitant par sa brièveté les inscriptions, offrant une pensée ingénieuse ou délicate exprimée avec grâce et précision. Les plus anciennes épigrammes ne revêtent qu’un caractère pratique, visant à identifier le propriétaire ou la personne dédiant l’objet.

[2] L’Anthologie grecque ou parfois Anthologie palatine, est un recueil de poèmes, essentiellement des épigrammes, qui vont de la période classique à la période byzantine de la littérature grecque.

[3] Le papyrus Rhind est un célèbre papyrus de la Deuxième Période intermédiaire qui a été écrit par le scribe Ahmès. Son nom vient de l’Écossais Alexander Henry Rhind qui l’acheta en 1858 à Louxor, mais il aurait été découvert sur le site de la ville de Thèbes. Depuis 1865 il est conservé au British Museum (à Londres). Avec le papyrus de Moscou, il est une des sources les plus importantes concernant les mathématiques dans l’Égypte antique. Ahmès indique que son papyrus est, en partie, une copie de résultats plus anciens remontant au Moyen Empire (vers 2000 av. jc). Le papyrus Rhind contient 87 problèmes résolus d’arithmétique, d’algèbre, de géométrie et d’arpentage, sur plus de 5 mètres de longueur et 32 centimètres de large. Il est rédigé en écriture hiératique.