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Saint Dié ou saint Déodat

mercredi 25 décembre 2019, par ljallamion

Saint Dié ou saint Déodat (mort vers 679)

Personnage légendaire du 7ème siècle

La Consécration de Déodat, par Claude Bassot (vers 1620) (Musée Pierre-Noël de Saint-Dié-des-Vosges)Premier patron d’un vaste ban [1] montagnard centré sur la haute vallée de la Meurthe [2] dans les Vosges.

Les hagiographies tardives le décrivent en évêque de Nevers [3], titre fort controversé. Après s’être retiré dans la solitude, le saint homme aurait fondé un ermitage au Petit-Saint-Dié [4] puis aurait construit le monastère des Jointures, lieu précis entre le Robache [5] et la Meurthe autour duquel se forme, bien plus tard au 13ème siècle, la première ville qui prit son nom, Saint-Dié. . La “Vita Deodati”, premier document hagiographique connu, est rédigée par un moine bénédictin au 11ème ou 12ème siècle. Elle montre l’ignorance à peu près complète du scribe. Démuni d’informations sur la vie de Déodat, il invente dans un style fleuri l’histoire d’un moine errant, mettant bout à bout une succession d’anecdotes considérées comme véridiques, et rapportées arbitrairement à l’époque de la vie du saint homme. Le moine n’a sans doute accès qu’à des documents de diplomatique [6], “le privilège de Numérien”, archevêque de Trèves [7], daté de 664 ou des copies des reconnaissances d’immunité royale des églises vosgiennes, obtenues avant 670.

L’auteur évite les croyances populaires et s’inspire de quelques procès récents du chapitre de Saint-Dié avec des communautés éloignées du ban, près de Rambervillers [8] ou en Alsace. Le parcours légendaire, décrit comme aléatoire, se passe justement aux abords de la vieille route de Rambervillers à l’Alsace, dont un modeste diverticule passe par saint Dié.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia/ Saint Dié Portail du Haut Moyen Âge/ Saint catholique et orthodoxe

Notes

[1] c’est-à-dire d’une grande paroisse montagnarde

[2] La Meurthe est une rivière du Grand Est et un sous-affluent du Rhin qui prend sa source au Montabey entre le Hohneck et le col de la Schlucht, dans le département des Vosges.

[3] Nevers est une commune du centre de la France, située dans le département de la Nièvre. Cette cité est évangélisée au 3ème siècle, puis devient le siège de l’évêché au 6ème siècle. Capitale du comté héréditaire de Nevers en 992, la ville se fortifie sous l’influence de Pierre II de Courtenay en 1194. La ville appartient successivement aux familles de Courtenay, de Bourbon, aux maisons de Flandre, de Bourgogne-Franche-Comté, de Clèves et de Gonzague.

[4] La chapelle du Petit-Saint-Dié est un édifice religieux d’origine médiévale situé à Saint-Dié-des-Vosges. Vers 660, le moine Déodat (futur saint Dié) s’installe au pied du massif du Kemberg, en contrebas d’un sommet qu’il baptise Roche Saint-Martin, et dote cet ermitage d’un petit oratoire, qu’il dédie également à Martin de Tours. L’emplacement a été choisi pour correspondre à un ancien sanctuaire païen, développé par les Gallo-romains autour de sources ferrugineuses et abandonné vers le milieu du 4ème siècle. Une stèle gallo-romaine, trouvée dans le voisinage et maçonnée dans le mur de l’auvent de la chapelle, rappelle cet héritage. Mort en 679, Déodat est inhumé dans son oratoire. Reconstruit au 15ème siècle, ce lieu de culte médiéval est à l’origine de la chapelle du Petit-Saint-Dié.

[5] Le Robache est un ruisseau des Vosges, affluent souvent torrentueux en rive droite de la Meurthe.

[6] La diplomatique est une science auxiliaire de l’histoire qui étudie la structure, la classification, la valeur, la tradition et l’authenticité des documents officiels.

[7] Le diocèse de Trèves est une Église particulière de l’Église catholique dans le land de Rhénanie-Palatinat, en Allemagne. Trêves est la plus ancienne ville d’Allemagne et un diocèse également très ancien élevé au rang d’archidiocèse au 8ème siècle. L’archevêque est l’un des huit Prince Électeurs de l’Empire.

[8] Rambervillersin, est une commune du département des Vosges. Au 8ème siècle, il s’agit probablement déjà d’un gros bourg paysan du vaste ban de Nossoncourt, détaché sans doute à la fin du 7ème siècle du ban primitif que Leudin Bodon voulait fondé à Étival. Sa situation idéale en bas du piémont vosgien lui confère depuis de tous temps une rente de situation exceptionnelle entre la plaine des cultivateurs céréaliers et la montagne des éleveurs. La création de la ville aurait été décidée au 9ème siècle selon une légende tenace par un personnage dénommé Rambert, soit un puissant seigneur régissant les abords des forêts de Mortagne ou un moine-abbé qui fut contraint de quitter l’Abbaye Saint-Pierre de Senones ravagée.