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Airy de Verdun ou saint Airy ou Agéric

dimanche 9 juin 2019, par ljallamion

Airy de Verdun ou saint Airy ou Agéric (vers 521-591)

10ème évêque de Verdun

L'Austrasie.Né à Harville [1], fils de modestes paysans des environs de Verdun [2], il naquit dans un champ de blé où travaillait sa mère.

Le roi Thierry 1er, qui chassait par là, demanda à tenir sur les fonts baptismaux le nouveau-né, qui reçut le prénom d’Agericus [3], en français Airy.

Thierry veilla par la suite à l’éducation de son filleul, qui montrait d’excellentes dispositions dans les sciences humaines et religieuses.

À 30 ans, Airy se voua à l’état ecclésiastique. Ordonné prêtre par saint Désiré de Verdun évêque de Verdun [4], il devint évêque à 34 ans, à la mort de ce dernier. Il se fit remarquer par son zèle à soulager les pauvres et à instruire le peuple.

Loué par Venance Fortunat et Grégoire de Tours dans son “Histoire des Francs”, saint Airy était une personnalité influente à la cour de Sigebert, roi d’Austrasie [5], et de son fils et successeur Childebert II.

Il mourut le 1er décembre 591 et fut enterré dans la chapelle Saint-Martin, qu’il avait fait bâtir, et qui, par la suite porta son nom. Son corps repose aujourd’hui en la cathédrale de Verdun, où l’on conservait encore au siècle dernier des objets lui ayant appartenu : une cuillère de table en bois, au manche orné de clous d’ivoire, et deux couteaux aux manches d’ivoire gravés.

L’abbaye bénédictine Saint-Airy de Verdun [6] fut érigée sur son tombeau en 1037.

Saint Airy aurait fondé la maison-Dieu Saint-Sauveur, première maison hospitalière de Verdun, dont les premières traces historiques remontent à 1093.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Airy de Verdun/ Portail de la Lorraine/ Catégories : Évêque de Verdun

Notes

[1] dans l’actuel département de la Meuse

[2] L’existence de l’agglomération verdunoise remonte à l’Antiquité où les Celtes fondent un oppidum surplombant un méandre de la Meuse. Devenue chef-lieu de la Civitas Verodunensium, la ville est l’une des quatre cités de la province romaine de Belgique première. En 843, le traité de Verdun qui partage l’Empire carolingien en trois royaumes y est signé. Ville du Saint Empire romain germanique depuis le 10ème siècle, Verdun est soumise par la France en 1552, au cours du « Voyage d’Austrasie ». Elle forme avec les autres villes libres d’Empire, Metz et Toul, la province des Trois-Évêchés, qui se voit définitivement rattachée au Royaume de France en 1648 par le Traité de Münster. Forteresse de l’Est de la France, la ville est le théâtre de plusieurs batailles, telles que celle de 1792 lors des guerres de la Révolution française, et celle de 1870 lors de la guerre franco prussienne. Mais c’est surtout la bataille de Verdun de 1916, au cours de la Première Guerre mondiale, qui rend à jamais célèbre la ville dans le monde entier.

[3] Champêtre

[4] Le diocèse de Verdun est une église particulière de l’Église catholique en France. Érigé au 4ème siècle, il est un des diocèses historiques de Lorraine. Supprimé en 1801 puis rétabli en 1822, il couvre le département de la Meuse et est suffragant de l’archidiocèse métropolitain de Besançon. Le diocèse vécut une période faste du 11 au 16ème siècle, sous le nom d’évêché de Verdun, période durant laquelle l’évêché était une principauté ecclésiastique autonome au sein du Saint Empire romain germanique, gouvernée par des comtes évêques portant le titre de « Prince du Saint Empire ».

[5] L’Austrasie désignait durant la période mérovingienne un royaume franc couvrant le nord-est de la France actuelle, les bassins de la Meuse et de la Moselle, jusqu’aux bassins moyen et inférieur du Rhin. La capitale en fut d’abord Reims, puis Metz. Les habitants de l’Austrasie étaient les Austrasiens. Ce royaume est apparu à la mort de Clovis en 511, lorsque le territoire de celui-ci est partagé entre ses fils. Berceau de la dynastie carolingienne, l’Austrasie disparaît en 751 avec le dernier roi mérovingien pour être intégrée dans le grand royaume franc que réunirent Pépin le Bref et Charlemagne.

[6] A l’origine monastère érigé près de la chapelle Saint-Martin bâtie par saint Airy et où il fut enterré en 588. Restauré vers 1037 par l’évêque Raimbert comme abbaye bénédictine pour des moines venus de Saint-Maximin de Trèves. Privilège de Léon IX en 1050, détruite en 1120, reconstruite peu après. Elle adhéra à la congrégation de Saint-Vanne en 1611. Fermée à la Révolution puis démolie