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Ismaïl ben Jafar

vendredi 15 février 2019, par ljallamion

Ismaïl ben Jafar (719/722-762/775)

Ismaïl ben JafarNé à Médine [1]. Fils aîné du 6ème imam chiite Jafar as-Sâdiq, il est probablement mort avant son père en laissant un héritier son fils Muhammad. Ses partisans créèrent la Dawa [2] des ismaéliens [3] contre son frère cadet Mûsa qui devint le 7ème imâm à la tête des imâmites*.

Les califes abbassides [4] considéraient les imams chiites comme de dangereux concurrents sur le plan religieux et comme des adversaires politiques potentiels. Les imams étaient donc étroitement surveillés.

Le calife al-Mansûr essaya d’inviter Ja`far et son fils Ismail à Bagdad dans le but de les surveiller plus étroitement. Ismail étant le successeur désigné, son père le tenait à l’écart de ses autres enfants pour le protéger. Lors d’absences de Jafar à Médine c’était Ismail qui tenait le rôle d’imam.

Il circule de nombreuses versions de sa disparition. La plus simple dit qu’il serait mort en 762 soit 3 ans avant son père. Une autre affirme que l’enterrement qui eut lieu en 762 n’était qu’une feinte pour échapper à la vindicte du calife. Dans cette hypothèse, Ismail serait mort en 775 10 ans après son père. Il aurait terminé sa vie en restant caché et il aurait donné à son fils Muhammad al-Maktûm l’ordre d’administrer la communauté en son nom. Une autre c’est qu’il aurait disparu, qu’il n’est pas mort mais occulté.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Ismaïl ben Jafar/ Portail de l’islam/Catégories : Personnalité ismaélienne

Notes

[1] Médine est une ville d’Arabie saoudite, capitale de la province de Médine, située dans le Hedjaz. C’est là que vint s’installer en 622 à l’hégire le prophète de l’islam, Mahomet, après qu’il eut, selon le Coran, reçu l’ordre de Dieu de quitter La Mecque, ville distante de plus de 430 km. C’est aussi là qu’il mourut et fut enterré en 632. La ville abrite son tombeau dans la Masjid An Nabawi (mosquée du Prophète) ainsi que les premiers califes Abou Bakr et Omar, les autres personnes importantes de l’islam restant au cimetière Al-Baqi.

[2] La da`wa est une invitation aux non-musulmans à écouter le message de l’islam. Elle désigne la technique de prosélytisme religieux utilisée par différents courants musulmans pour étendre leur aire de diffusion. Cette technique consiste à envoyer des missionnaires dans la population. Ces missionnaires appellent pacifiquement les gens à la religion musulmane via un serment d’allégeance basé sur la Shahada : « Achhadou an lâ ilâha illa-llâh, wa ashadou ana muhammad rasûlu-llâh », ce qui signifie « Je témoigne qu’il n’y a de dieu que Dieu et je témoigne que Mahomet est son messager ».

[3] L’ismaélisme est un courant minoritaire de l’islam chiite. Ses membres sont appelés ismaéliens. Son nom provient d’Ismaïl ben Jafar. L’ismaélisme n’est pas spécifiquement persan, ni arabe, ni indien ; il a une longue histoire qui est complexe et, loin d’être unifié, l’ismaélisme se subdivise en plusieurs rameaux (Mubârakiyya, Khattâbiyya, Qarmates, Druzes, Mustaliens, Nizârites, Septimain). Les adeptes de l’ismaélisme sont appelés ismaéliens ou ismaīlis ; il ne faut pas les confondre avec les ismaélites descendants d’Ismaël, prophète de l’islam et patriarche biblique.

[4] Les Abbassides sont une dynastie arabe musulmane qui règne sur le califat abbasside de 750 à 1258. Le fondateur de la dynastie, Abû al-Abbâs As-Saffah, est un descendant d’un oncle de Mahomet, Al-Abbas ibn Abd al-Muttalib. Proclamé calife en 749, il met un terme au règne des Omeyyades en remportant une victoire décisive sur Marwan II à la bataille du Grand Zab, le 25 janvier 750. Après avoir atteint son apogée sous Hâroun ar-Rachîd, la puissance politique des Abbassides diminue, et ils finissent par n’exercer qu’un rôle purement religieux sous la tutelle des Bouyides au 10ème siècle, puis des Seldjoukides au 11ème siècle. Après la prise de Bagdad par les Mongols en 1258, une branche de la famille s’installe au Caire, où elle conserve le titre de calife sous la tutelle des sultans mamelouks jusqu’à la conquête de l’Égypte par l’Empire ottoman, en 1517.