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L’histoire pour le plaisir

Skúli Bárdarson

mardi 15 mars 2016

Skúli Bárdarson (vers 1189-1240)

Jarl et duc de Norvège

Fils de Bård Guttormsson de Rein un fidèle du roi Sverre de Norvège et de sa troisième épouse Ragnhild Erlingsdatter et donc le demi-frère germain du roi Inge Bårdsson .

Håkon Haakonsson était devenu roi en 1217 à l’âge de 13 ans, après la mort d’Inge II. Skúli, qui détenait le titre de jarl [1] exerçait en fait la régence du royaume et il était depuis 1219 le père de la fiancée du jeune roi.

Skúli Bárdarson est l’un des candidats au trône réfutés par les Birkebeiner [2] lors de l’assemblée de Bergen [3] de 1223. En 1237 il obtient le titre de Hertug [4] et en 1239, il autorise ses partisans à le proclamer roi de Norvège à l’assemblée de l’Øyrating [5].

Il mobilise une armée contre le roi et gagne une bataille à Låka contre son ancien gendre Knut Håkonsson , mais en perd une autre près d’Oslo.

En mai 1240, il est battu par le roi Håkon IV et ses partisans. Son fils illégitime Peter est tué le 22 mai. Il cherche refuge au monastère d’Elgester à Nidaros [6] mais les hommes de Håkon brûlèrent le monastère et le tuèrent deux jours plus tard.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Skule Bårdsson »

Notes

[1] Le jarl est en langue scandinave l’équivalent de comte

[2] Le régime autoritaire imposé à partir de 1161 par le régent Erling Skakke père du jeune roi Magnus V Erlingsson et sa tentative d’exterminer toute la descendance du roi Harald IV qu’il considérait comme un usurpateur, engendrent une opposition très forte à son pouvoir et dressent contre lui de nouvelles forces qui rallument la guerre civile. Beaucoup d’opposants convaincus qu’Erling recherchait à les éliminer estiment que la lutte armée était leur seul moyen de survivre. Avec leurs suivants ils se retirent dans les forêts et les montagnes où comme des brigands ils vécurent une vie de dangers constants. Ce parti de mécontents populaires s’était rassemblé dans les régions peu peuplées des confins orientaux d’où ils se jetaient alternativement sur le Vestfold ou Viken et Oslo ou le Trondelag et Trondheim. Ils pouvaient ainsi aisément chercher refuge en Suède. Dans le souci de légitimer leur combat, ils apportèrent leur soutien à tous les prétendants, rejetons vrais ou supposés de la famille royale. On les appela Birkebeiner parce qu’ils étaient parfois obligés de recouvrir leurs pieds d’écorce de bouleau à la place de chaussures.

[3] Bergen est une ville du Sud-Ouest de la Norvège, capitale du comté de Hordaland. La cité fut fondée en 1070 par le roi Olaf III, dit le Tranquille car son règne ne fut troublé ni par des querelles intestines ni par des guerres. Cependant on pense que les premières traces d’installation datent du 4ème siècle, à la ferme d’Alrekstad, au pied d’Ulriken, qui aurait servi de résidence à un roitelet local, Alfred. Au début du 12ème siècle, l’imposteur Harald IV s’empare de Bergen et fait enfermer et aveugler le roi légitime, Magnus IV. À sa mort, son fils Sigurd II est nommé roi à l’âge de trois ans mais sera assassiné en 1155 à Bergen. Magnus V est élu roi de Norvège en 1162, puis couronné par les évêques en 1164, à Bergen. C’est le premier roi norvégien à être couronné. La ville est désormais confirmée capitale du royaume de Norvège.

[4] duc

[5] Le thing était l’assemblée des gens libres d’un pays, d’une province ou d’un herred (subdivision administrative). Il y avait donc une hiérarchie des things, de manière que chaque thing locale soit représentée au thing de province, et ainsi de suite. Le lieu du thing était souvent celui des rites religieux et celui du commerce. Les disputes étaient réglées à cette occasion, et les décisions politiques y étaient prises.

[6] Trondheim, autrefois Nidaros, est une ville norvégienne située dans le comté du Sør-Trøndelag, dont elle constitue le centre administratif.