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La mode vestimentaire sous la renaissance

samedi 2 mars 2013, par ljallamion

La mode vestimentaire sous la renaissance

la mode vestimentaire en italie au 16ème siècle

En Italie, les habits deviennent plus somptueux du fait des tissus employés qui sont les brocarts, les satins, les velours ou les soies. Les grandes villes italiennes en font une spécialité. Le vêtement masculin s’élargit aux épaules et la chemise est pourvue d’un haut col. Le vêtement le plus porté est la chamarre, une robe longue ou pas, avec des fentes pour passer les mains et avec de fausses manches. Le vêtement féminin consiste en une jupe longue et d’un corselet court et décolleté. A l’origine ces deux pièces étaient cousues ensemble.

Les coiffes et les chapeaux deviennent plus simples. On orne la tête nue de colliers de perles. Les femmes portent également un chapeau en forme de selle nommé sella. Elles portent également une galette pareille à un béret masculin. Les femmes se teignent les cheveux, se maquillent le visage, le cou et les seins. La mode revient à la barbe chez les hommes. Le costume italien du 15ème siècle influencera la mode française du 16ème siècle.

La chemise y devient un signe de distinction sociale, mise en valeur par des vestes échancrées. Le pourpoint devient une pièce primordiale dans la tenue vestimentaire masculine. Il est court et marque la taille. Sous le règne de François 1er, ce pourpoint devient décolleté et fait voir la chemise plissée. Après la bataille de Pavie, le costume s’inspire de la mode espagnole. Ce sont des tenues plus austères, les couleurs vives étant remplacées par des couleurs sombres, jusqu’au noir. Les décolletés sont remplacés par des cols montants avec une collerette. Sous Henri II, ce col se transforme en frise. Sous Charles IX, les manches du pourpoint serrées aux poignets, sont bouffantes sur la partie supérieure. Ce vêtement est décoré du tracé, ensemble de rayures constitué de lacets ou de galons de soie ou d’or. Sous Henri III, le pourpoint se dote d’une bosse ventrale qui rappelle Polichinelle, elle disparaîtra sous Henri IV. Les fraises deviennent plus importantes. Ces fraises font découvrir la dentelle. Venise en est un grand centre de fabrication. Les hommes portent des chausses collantes recouvertes d’un petit caleçon attaché au pourpoint par des aiguillettes. Cette partie du vêtement est dotée d’une braguette. Cette partie du vêtement s’appelle le haut de chausse. Il prend de l’ampleur sous François 1er, la braguette devenant proéminente et même sert de poche.

Sous Henri III, elle sera ornée de pierreries. Sous François 1er, comme manteau on porte la casaque. C’est un manteau court, largement ouvert avec de courtes manches bouffantes. Il descend jusqu’aux genoux. On porte également un long manteau et décolleté avec des revers de fourrure. Les manches sont fendues au milieu pour faire passer les bras. Durant la 2ème partie du 16ème siècle, apparaît la cape. On la porte sur les épaules.

On verra également apparaître le sayon, un manteau sans manches pour les paysans. Les chaussures sont à bout carré. Pour les femmes, d’abord sous l’influence italienne, le costume va ensuite suivre la mode d’Anne de Bretagne. La robe s’élargie en forme de cloche vers 1550. On verra apparaître un jupon recouvert d’un bas de jupe, parfois cerclé d’un anneau d’osier et qui s’appelle le vertugade ou vertugadin.