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Rodolphe II de Habsbourg

lundi 25 février 2013

Rodolphe II de Habsbourg (1552-1612)

Empereur du Saint Empire de 1576 à 1612-Roi de Bohême et roi de Hongrie

Rodolphe II de Habsbourg Empereur du Saint Empire de 1576 à 1612-Roi de Bohême et roi de Hongrie

Fils de Maximilien II, et de Marie d’Espagne, fille de Charles Quint. Accédant au trône des Habsbourg d’Autriche, il abandonna la politique de son père tolérante au protestantisme, et appuya la Contre-Réforme.

Dans les premières années qui suivirent son avènement, il maintint la cour impériale à Vienne et garda auprès de lui les artistes qui travaillaient pour son père. Installé à Prague, la capitale de la Bohême, dès le début des années 1580, il y transféra la résidence impériale en 1586. Le développement des fastes auliques fit de cette ville une brillante capitale cosmopolite pour les sciences et les arts ainsi qu’un centre d’élaboration et de diffusion du maniérisme nordique.

Le Cabinet secret de Rodolphe II est moins souvent évoqué que le Cabinet de curiosités. Le roi protecteur des arts et des sciences, passionné par l’ésotérisme, y a assemblé avec la collaboration des résidents de la Ruelle d’Or une formidable collection d’artefacts étranges. Situé sous le château, il comptait 5 salles. Le monarque avait ainsi classé ses trésors par thème, établissant le premier catalogue ésotérique, une salle des chimères, une salle de divination et son fameux Tarot des Avatars, une salle d’armes, une salle des abominations et une étrange salle de la maquette du château.

Le Château de Prague lui doit la construction de la monumentale Salle espagnole qui n’a d’espagnol ni l’architecte ni les décorateurs, mais dont le qualificatif provient de la pompeuse et pesante étiquette de la cour impériale que les Habsbourg avaient héritée de leur passage sur le trône d’Espagne.

En 1595, son oncle, l’archiduc Ferdinand de Tyrol mourut sans héritier mâle légitime. La loi salique voulait que ce soit Rodolphe, fils aîné du frère aîné de Ferdinand, qui prenne sa succession, mais Rodolphe permit que ce soit son frère Matthias, époux de la seule fille légitime de Ferdinand, qui monte sur le trône de Vorlande, qui inclut le duché de Tyrol, la principauté de Vorarlberg en Autriche, le Sundgau en Alsace, les margraviats de Burgau et Brisgau en Allemagne, l’Argovie en Suisse.

Après la révolte en juin 1604 d’Étienne II Bocskai et de ses alliés Ottomans, provoquée par la tentative de Rodolphe d’imposer le catholicisme en Hongrie, l’essentiel de la souveraineté passa à son frère Matthias. En 1608, celui-ci força Rodolphe à lui céder la Hongrie, l’Autriche et la Moravie.

Cherchant à recevoir l’appui des États de Bohême, Rodolphe publia en 1609 une charte royale appelée le Majestät, garantissant une liberté de culte aux nobles et aux villes.

Ses efforts restèrent vains ; Rodolphe ne régnait plus en fait que sur la Bohême, et son autorité était ignorée au-delà. En l’absence de descendance de Rodolphe, ses frères se partagèrent dès son vivant les territoires de la maison d’Autriche, Ferdinand tint la Styrie, la Carinthie et la Carniole, Maximilien le Tyrol. Rodolphe fut forcé de céder la Bohême à son frère Matthias en 1611. Celui-ci résidait à Vienne et tenait déjà la Haute et Basse Autriche. Rodolphe mourut le 26 janvier 1612, son règne turbulent étant un prélude à la guerre de Trente Ans.