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L’histoire pour le plaisir

Nicolas Du Chemin

dimanche 18 novembre 2012

Nicolas Du Chemin (1520-1576)

Graveur et éditeur

Né à Sens, il édita principalement entre 1549 et 1568, puis de façon sporadique. Il occupa de ce fait une position importante entre Pierre Attaingnant, dont le dernier recueil paraît en 1550, et les associés Le Roy et Ballard, qui débutèrent leur longue carrière d’éditeurs royaux en 1551. il est aussi décrit comme "marchand libraire" dès novembre 1540 et son premier livre imprimé paraît en 1541.

En 1543 il s’installa rue Saint Jacques de Latran sous l’enseigne du "Gryphon d’argent". 2 ans plus tard, il épousa Catherine Delahaye, fille de l’imprimeur Poncet le Preux, beau-frère de Pierre Attaingnant. C’est probablement cette circonstance qui décida de son orientation vers l’imprimerie musicale. Il acheta des poinçons et des matrices de musique à Pierre Haultin le 19 février 1547, et reçut le 7 novembre 1548 le privilège d’imprimer des oeuvres nouvelles pendant 6 ans à compter de sa première publication. Son premier ouvrage, “Premier livre contenant 28 psaumes de David”, paraît en 1549. Son privilège fut renouvelé en 1555 pour 10 ans, puis en 1566 pour 6. Non musicien lui-même, il embaucha des compositeurs pour l’aider. Le 1er octobre 1548, il demanda à Nicole Regnes de lui fournir 4 volumes de ses oeuvres et de l’assister, moyennant un salaire mensuel et un logement. Les compositions demandées ne furent jamais imprimées, mais Regnes resta coéditeur jusqu’en 1551. Entre 1551 et 1555, il eut comme associé Claude Goudimel, alors étudiant à l’université. Ensuite, Du Chemin travailla avec Loys Bisson de 1561 à 1567, puis avec Henry Chandor en 1576. C’est sous la co-direction de Claude Goudimel que la maison connut ses plus grands succès. Anciennes ou nouvelles, les pièces de Pierre Clereau, Pierre Colin, Pierre de Manchicourt, Pierre Cadéac, Jean Guyon et Clément Janequin représentaient l’essentiel de la production de cette période. Du Chemin se tourna ensuite vers des compositeurs nouveaux et encore inconnus comme Cartier, Morel, Bersoy, Besancourt et A. de Villars.

En 1554, il édite les premières oeuvres de Guillaume Costeley. L’un des événements les plus notables de la fin de sa carrière fut l’édition du superbe “Liber primus missarum” de Francisco Guerrero en 1566.