Il est le seul évêque à avoir conservé son diocèse après la conquête normande de l’Angleterre [1], sous le règne de Guillaume le Conquérant.
lundi 23 janvier 2012, par
Évêque de Worcester de 1062 à 1095
Il est le seul évêque à avoir conservé son diocèse après la conquête normande de l’Angleterre [1], sous le règne de Guillaume le Conquérant.
Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Julia Barrow et Nicholas Brooks, St. Wulfstan and His World, Ashgate, 2005, 242 p. (ISBN 978-0-7546-0802-8).
[1] La conquête normande de l’Angleterre est l’invasion du royaume d’Angleterre par le duc de Normandie Guillaume le Conquérant en 1066 et son occupation du pays dans les années qui suivent. Le roi d’Angleterre Édouard le Confesseur meurt au début de l’année 1066 sans laisser d’enfant. Son beau-frère Harold Godwinson est choisi pour lui succéder, mais d’autres prétendants se font connaître. L’un d’eux, le roi norvégien Harald Hardrada, débarque en Angleterre au mois de septembre. Il est vaincu et tué par Harold à la bataille de Stamford Bridge, le 25 septembre. Guillaume, duc de Normandie, débarque à son tour dans le Sussex quelques jours plus tard. Harold se porte à sa rencontre et l’affronte à la bataille d’Hastings le 14 octobre. Cet affrontement décisif voit la mort d’Harold et la victoire de Guillaume, qui est sacré à l’abbaye de Westminster le jour de Noël. La disparition des principaux rivaux de Guillaume n’apporte pas la tranquillité à l’Angleterre, qui est secouée par de nombreuses révoltes jusqu’en 1072. Pour mieux contrôler son royaume, Guillaume fonde de nombreux châteaux à des endroits stratégiques et redistribue à ses fidèles normands les terres confisquées à la noblesse anglo-saxonne ou danoise. L’invasion normande a des conséquences profondes pour l’histoire de l’Angleterre où la nouvelle classe dominante tient ses fiefs directement du roi et parle normand. Aux échelons inférieurs de la société, l’esclavage disparaît dans les décennies qui suivent la conquête, mais il s’agit peut-être de l’accélération d’un processus déjà en cours.