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Chams o-dowleh ou Abû Tâhir Chams ad-Dawla

dimanche 1er janvier 2012, par ljallamion

Chams o-dowleh ou Abû Tâhir Chams ad-Dawla

Emir d’Hamadân de 977 jusqu’à sa mort en 1021

Second fils de Fakhr ad-Dawla Alî. À la mort de son père, il devient émir. Son fils Samâ ad-Dawla lui succède.

Fakr ad-Dawla décède en octobre/novembre 997. Son fils aîné Rustam n’a que 4 ans. Il devient le souverain en titre de Ray et reçoit le titre de Majd ad-Dawla. Le cadet, Abû Tâhir, devient le souverain en titre d’Hamadân avec le titre de Chams ad-Dawla. Les 2 enfants sont sous la tutelle de leur mère Sayyida qui occupe la fonction de régente. Chacun des deux fils se déclare indépendant et prend le titre de roi des rois. Chams ad-Dawla renonce à ce titre en 1009 ou 1010 pour reconnaître la suzeraineté de Bahâ ad-Dawla Fîrûz émir du Fars et de l’Irak.

En 1006 ou 1007, Majd ad-Dawla essaie de se débarrasser de la tutelle de sa mère avec l’aide de son vizir Abû Alî ibn Alî. Sayyida s’enfuit et se réfugie auprès du chef kurde hassanwahide Badr ben Hasanûya. Elle s’allie avec Chams ad-Dawla pour faire le siège de Ray. Après quelques batailles, Ray est prise, Majd ad-Dawla est fait prisonnier. Sayyida enferme Majd ad-Dawla dans la forteresse de Tabarok tandis que Chams ad-Dawla s’installe à Ray.

Au bout d’un an Majd ad-Dawla est libéré, il rentre à Ray où il se tient à l’écart des intrigues politiques et reste cependant sous la coupe de sa mère. Chams ad-Dawla repart pour Hamadân.

Vers 1012, Avicenne arrive à Hamadân où Chams ad-Dawla le choisit comme vizir. Il s’impose alors un programme de travail harassant : le jour, il se consacre à la chose publique, la nuit à la science.

Vers 1013, après la mort de Badr ben Hasanûya, Chams ad-Dawla prend une partie du territoire qu’il dirigeait. Chams ad-Dawla a ensuite essayé de prendre la place de son frère à Ray mais sa mère Sayyida s’y est opposée. Avicenne est victime d’intrigues politiques. Il connaît la prison. Déguisé en derviche, il réussit à s’évader, et s’enfuit à Ispahan, auprès de l’émir kakouyide Ala ad-Dawla Muhammad.