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Frédéric de Basse Lotharingie ou Frédéric de Luxembourg

samedi 6 décembre 2025, par lucien jallamion (Date de rédaction antérieure : 20 décembre 2011).

Frédéric de Basse Lotharingie ou Frédéric de Luxembourg (vers 1003-1065)

Comte de Malmedy en 1035-Duc de Basse Lotharingie de 1046 à 1065

division de la Lotharingie au 10ème siècleFils de Frédéric de Luxembourg, seigneur de Gleiberg* et d’Ermentrude, dame de Gleiberg, et petit-fils de Sigefroy, comte de Luxembourg [1]. En tant que fils cadet, il avait peu de perspectives d’avoir une position très élevée. Il épousa en premières noces Gerberge, fille d’ Eustache 1er comte de Boulogne

Gothelon 1er, duc de Basse et de Haute Lotharingie [2], de la maison d’Ardennes [3], mourut en 1044. Si Godefroy II succéda à son père en Haute Lotharingie [4], la situation de la Basse Lotharingie [5] et moins claire. Godefroy II, irrité de ne pas avoir aussi reçu la Basse Lotharingie, se révolta en 1046.

Vaincu la Haute Lotharingie lui fut retirée et confiée à Adalbert d’Alsace, mais Godefroy continua la lutte. Pour défendre sa position en Lotharingie, l’empereur nomma alors un cousin de la maison d’Ardennes à la tête du duché de Basse Lotharingie. Ce fut Frédéric de Luxembourg. Il se remaria vers 1055 à Ida, qui semble être fille de Bernard II, duc de Saxe [6].

Grâce à l’aide de son frère Adalbéron III , évêque de Metz[Fondé vers le 3ème siècle, l’évêché de Metz a longtemps été une entité à la fois politiquement puissante et riche. Opposé à la bourgeoisie messine puis soumis à l’influence du royaume de France, il va progressivement perdre son poids économique puis son influence politique. Aujourd’hui l’évêque de Metz a la particularité d’être l’un des deux seuls évêques catholiques au monde à ne pas être formellement nommés par le Pape, mais par un pouvoir temporel (le concordat en Alsace-Moselle confiant au président de la République française la nomination de l’évêque de Metz et de l’archevêque de Strasbourg).], il réussit à s’imposer dans son nouveau duché et dut lutter contre Godefroy qui n’avait pas renoncé. Il fut toujours fidèle à l’empereur, mais ne réussit pas à empêcher le début du morcellement de la Basse Lotharingie.

Il mourut alors qu’il était en guerre contre l’archevêque de Cologne [7]. Ida se remaria avec Albert III, comte de Namur [8]. L’empereur Henri IV, donna la Basse Lotharingie à Godefroy II le Barbu.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Frédéric de Basse-Lotharingie/ Portail de la Lorraine/ Portail du Luxembourg/ Portail de la Belgique/ Catégories  : Maison d’Ardennes/ Lorraine médiévale/ Duc de Basse-Lotharingie

Notes

[1] Le comté de Luxembourg est un ancien État du Saint-Empire romain. Issu du château médiéval de Luxembourg, acquis par le comte Sigefroid en 963, le comté est apparu sous le règne de ses descendants de la maison d’Ardenne au 11ème siècle. Lorsque la première lignée des comtes de Luxembourg s’est éteinte en 1136, le domaine passe à la maison de Namur puis, à la mort de la comtesse Ermesinde en 1247, à la maison de Limbourg. C’était le fils d’Ermesinde, Henri V, dit « le Blondel », qui fut l’ancêtre de la puissante dynastie des Luxembourg. Le comté a été élevé au rang de duché par Charles IV de Luxembourg, empereur des Romains, en 1353.

[2] La Lotharingie désigne la partie nord du royaume de Lothaire II, arrière-petit-fils de Charlemagne. Il fut constitué en 855. Après sa mort (869), elle fut l’enjeu de luttes entre les royaumes de Francie occidentale et de Francie orientale, avant d’être rattachée au royaume de Germanie en 880. Mais elle fut âprement disputée entre les deux royaumes francs jusqu’en 925, date à laquelle elle devint partie intégrante du royaume de Germanie sous Henri 1er l’Oiseleur. Elle devint alors un duché dont le titulaire était nommé par le souverain. Dans la deuxième moitié du 10ème siècle, le duché fut scindé en un duché de Basse-Lotharingie, appelé plus tard Lothier (à l’origine des anciens Pays-Bas) et un duché de Haute-Lotharingie, qui deviendra la Lorraine

[3] La Maison d’Ardenne ou Wigéricides, est la dynastie comtale post-carolingienne issue agnatiquement du comte palatin de Lotharingie, Wigéric de Bidgau d’Ardenne ; c’est l’une des premières familles nobles européennes médiévales documentées

[4] Le duché de Haute-Lotharingie deviendra le duché de Lorraine, mentionné comme tel en 1047. Les ducs (pour les descendants de Gérard d’Alsace et ceux des Maisons de Vaudémont et d’Anjou jusqu’en 1737) se succédèrent jusqu’en 1766, date de l’annexion par la France où le trône ducal fut occupé par Stanislas Leszczynski, souverain polonais détrôné profitant de la vacance du trône lorrain suite au mariage du dernier duc de la maison de Lorraine, François III, avec la future impératrice d’Autriche Marie-Thérèse.

[5] Le duché de Basse Lotharingie est la partie nord de la Lotharingie. Avec le temps, il sera appelé duché de Lothier. Ce duché est créé en 959, en même temps que la Haute Lotharingie, de la division du duché de Lotharingie. C’est Brunon de Cologne qui procède au partage et donne la Basse Lotharingie au vice duc Godefroy. La Basse Lotharingie telle qu’elle a été instaurée à cette époque n’empiétait pas au sud sur les territoires du diocèse de Trèves. L’ancienne Frise y était encore comprise. La Basse Lotharingie s’étendait donc de l’Escaut à l’Ems et de la mer du Nord jusqu’à l’extrémité méridionale de la province de Cologne.

[6] Le duché de Saxe était un duché médiéval couvrant la plus grande partie du nord de l’Allemagne. Il s’étendait sur les états allemands contemporains de Basse-Saxe, Rhénanie-du-Nord-Westphale, Schleswig-Holstein, Saxe-Anhalt et des parties de la Saxe. Le duc Henri le Lion occupa la région déserte de Mecklembourg Poméranie occidentale. Les Anglo-Saxons avaient quitté cette dernière zone pour l’Angleterre.

[7] Le diocèse de Cologne, en Allemagne, fut fondé au 4ème siècle et devint archidiocèse métropolitain de rite romain au 8ème siècle. Au 13ème siècle, l’archevêque de Cologne prend le rang prestigieux de Prince Électeur du Saint Empire, le territoire de l’archevêché se muant en Électorat de Cologne.

[8] Pendant plus de cinq siècles (de av. 907 à 1421) le comté de Namur était une possession territoriale héréditaire quasi autonome, mais relevant en droit du Saint Empire romain germanique. Au cours de l’histoire, quatre maisons l’ont gouverné. Chronologiquement, la maison de Namur (946-1196), la maison de Hainaut (1196-1212), la maison de Courtenay (1212-1263) et la maison de Flandre (1263-1429). Après la vente en viager du comté à Philippe le Bon par Jean III en 1421, le titre de "comte de Namur" se maintiendra jusqu’à la révolution française mais il ne sera plus porté, en plus de très nombreux autres titres, que par les descendants des ducs de Bourgogne.