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Artavazd Kamsarakan

mercredi 6 mars 2024, par lucien jallamion

Artavazd Kamsarakan

Prince d’Arménie de 726 à 732

Membre de la famille Kamsarakan [1]. Il est connu par une inscription située dans le village de Nakchavan.

La difficulté est qu’Artavazd Kamsarakan ne figure pas dans les listes communément admises des princes d’Arménie. Mais ces listes contiennent une lacune entre 726 et 732. En effet ces listes s’appuient sur l’Histoire universelle d ’Asoghik ou Stépanos Taronetsi

En 730, les Khazars [2] effectuent un de leurs nombreux raids contre l’Arménie et ravagent la province de Phaïtakaran [3]. Les Arméniens et les Arabes prennent les armes et les repoussent avec succès, même si Djarrah, gouverneur arabe de l’Arménie, est tué au cours de l’engagement.

L’inscription qui le mentionne le dit fils de Hrahat Kamsarakan, seigneur du Širak et de l’Aršarounik, et marié à Šoušan Mamikonian.

Il existe un contemporain d’Artavazd Kamsarakan, bien qu’il soit difficile de le dater avec précision. Il s’agit de Hamazasp Kamasarakan Pahlavouni, ancêtre de la famille Pahlavouni.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Cyrille Toumanoff, Les dynasties de la Caucasie chrétienne de l’Antiquité jusqu’au xixe siècle : Tables généalogiques et chronologiques, Rome, 1990.

Notes

[1] La famille Kamsarakan est une famille noble arménienne du Moyen Âge. Elle est également nommée « Arsharouni » d’après leurs principales possessions situées dans le cœur de l’« Arsharunik », prétendaient descendre des Karen-Pahlav et être issus des Arsacides. Ils revendiquaient ainsi un statut de « princes du sang » en Arménie. Leur fief principal se trouvait en Ayrarat avec l’antique capitale des Orontides, Ervandachat et la forteresse de Bagaran, et en Siracène avec la cité d’Ani. Tout on long de leur histoire, ils furent fidèles aux Mamikonian avec qui ils eurent de nombreux mariages.

[2] Les Khazars étaient un peuple semi-nomade turc d’Asie centrale ; leur existence est attestée entre le 6ème et le 13ème siècle. Au 7ème siècle les Khazars s’établirent en Ciscaucasie aux abords de la mer Caspienne où ils fondèrent leur Khaganat ; une partie d’entre eux se convertirent alors au judaïsme qui devint religion d’État. À leur apogée, les Khazars, ainsi que leurs vassaux, contrôlaient un vaste territoire qui pourrait correspondre à ce que sont aujourd’hui le sud de la Russie, le Kazakhstan occidental, l’Ukraine orientale, la Crimée, l’est des Carpates, ainsi que plusieurs autres régions de Transcaucasie telles l’Azerbaïdjan et la Géorgie. Les Khazars remportèrent plusieurs séries de succès militaires sur les Sassanides. Ils luttèrent aussi victorieusement contre le Califat, établi en deçà de la Ciscaucasie, empêchant ainsi toute invasion arabo-islamique du sud de la Russie. Ils s’allièrent à l’Empire byzantin contre les Sassanides et la Rus’ de Kiev. Lorsque le Khaganat devint une des principales puissances régionales, les Byzantins rompirent leur alliance et se rallièrent aux Rus’ et Petchenègues contre les Khazars. Vers la fin du 10ème siècle, l’Empire Khazar s’éteignit progressivement et devint l’un des sujets de la Rus’ de Kiev. S’ensuivirent des déplacements de populations rythmées par les invasions successives des Rus’, des Coumans et probablement de la Horde d’Or mongole. Les Khazars disparurent alors de l’histoire n’étant plus mentionnés dans aucun récit historique.

[3] Paytakaran ou P’aytakaran, est la 11ème province de l’Arménie historique selon Anania de Shirak, la plus orientale de l’ancien royaume. Située entre les cours inférieurs de l’Araxe et de la Koura, à l’est de l’Outik, elle correspond aujourd’hui au nord-ouest de l’Iran et au sud de l’Azerbaïdjan. La province est intégrée au royaume d’Arménie par Artaxias 1er au 2ème siècle av. jc jusqu’en 59 av. jc sur décision de Pompée, qui réorganise la région. Elle est ensuite reconquise et reste sous contrôle arménien jusqu’en 428 et l’abolition de la monarchie, et est intégrée à l’Atropatène