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Zakarawayh ibn Mihrawayh ou parfois Zikrawayh

vendredi 14 janvier 2022, par ljallamion

Zakarawayh ibn Mihrawayh ou parfois Zikrawayh ( mort en 907)

Dirigeant ismaélien

Qarmate [1] en Irak qui mena une série de révoltes contre le califat des Abbassides [2] en 900, jusqu’à sa défaite et sa mort.

Né dans le village d’al-Maysaniyya, près de la ville de Sawar, dans la région de Kufa [3], à proximité du canal Hadd. Son père était l’un des premiers adeptes du missionnaire ismaélien [4] Abu Muhammad Abdan.

Il y était actif au sein des Banu Tamim [5], une tribu bédouine vivant entre les terres fertiles de l’Euphrate [6] et le désert syrien.

En 899, le mouvement ismaélien connut une profonde fracture. Abu Muhammad Abdan et son beau-frère Hamdan Qarmat dénoncèrent la direction secrète du mouvement à Salamiya [7], reprise par Ubayd Allah al-Mahdi , futur fondateur du califat fatimide [8]. Peu de temps après, Hamdan Qarmat a disparu, tandis qu’Abou Muhammad fut assassiné la même année à l’instigation de Zakarawayh, apparemment sur les instructions de Salamiya.

Après la disparition de Hamdan, le terme "Qarmatians" a été retenu par tous les Ismaéliens qui ont refusé de reconnaître les revendications de la dynastie des Fatimides.

Les partisans de Hamdan et d’Abu Muhammad ont menacé de tuer Zikrawayh, qui a été forcé de se cacher.

À partir de 900, depuis son refuge à Sawar, il reprend son travail missionnaire auprès des tribus bédouines du désert syrien d’Asad [9], Tayy [10] et Tamim [11]. Ses efforts eurent peu de succès, ainsi en 901 il envoya son fils Al Husayn ibn Zikrawayh dit le ṣāḥib al-shāma [12], dans le désert syrien occidental, pour travailler au sein du grand groupe tribal des Banu Kalb [13]. Husayn réussit à convertir le clan kalbi des Banu’l-Ulays et certains Banu’l-Asbagh, prétendant prêcher au nom d’un imam descendant de Muhammad ibn Isma’il.

Le succès fut tel que Zakarawayh envoya un neveu puis un autre fils, Yahya ibn Zikrawayh , connu sous le nom de ṣāḥib al-nāqa [14] et qui assuma la direction du mouvement. Les disciples des frères ont adopté le nom d’al-Fāṭimiyyūn [15].

Leur conversion réussie des bédouins rétifs leur fournit une force militaire puissante, mais avec des limitations : les Bédouins étaient plus soucieux d’extraire le butin des communautés sédentarisées et étaient mal adaptés aux campagnes pour conquérir et détenir des territoires. Les frères ont lancé des raids contre les provinces Abbasside et toulounides [16] du Levant, même siégeant à Damas de décembre 902 à juillet 903, où le ṣāḥib al-nāqa fut tué. Le ṣāḥib al-shāma a ensuite pris le relais, jusqu’à sa défaite et sa capture à la bataille de Hama [17] en novembre 903.

Sans se décourager, en 906, Zakarawayh envoya un autre de ses partisans, Abu Ghanim Nasr, au Banu Kalb. Sous sa direction, les Bédouins ont saccagé Bosra [18], Daraa [19], Tibériade [20] et la région de Hawran [21], et ont attaqué Damas et Hīt [22]. Cette activité a duré jusqu’à ce que Nasr soit tué par certains des Bédouins, qui espéraient obtenir une amnistie des autorités abbassides en juillet 906.

Zakarawayh envoya al-Qasim ibn Ahmad, pour diriger les bédouins restés fidèles, leur promettant que le jour de sa propre apparition et de leur victoire finale approchait. Ainsi inspirés, les Bédouins se sont installés dans les environs ruraux de Koufa [23] et furent rejoints par les partisans de Zakarawayh.

Le 2 octobre 906, quelque 800 cavaliers ismaéliens attaquèrent la population de la ville qui venait de célébrer l’Aïd al-Adha [24] hors de ses murs. Ils pillièrent les Kufans, mais leur tentative de prendre la ville échoua.

Les Qarmates se sont retirés dans les environs d’Al Qadisiya [25] ; à Saw’ar, ils furent accueillis par Zakarawayh lui-même, qui sortait maintenant de sa cachette pour diriger ouvertement ses disciples. À la mi-octobre, ils ont vaincu une armée abbasside envoyée pour les affronter et ont commencé à faire des raids sur les caravanes de pèlerins du hadj revenant de La Mecque [26].

En novembre 906, Zakarawayh et ses hommes pillèrent l’une des caravanes persane à al-Aqaba [27], tuant la plupart d’entre eux au cours du processus.

Le 10 janvier, cependant, les troupes abbassides de Wasif ont vaincu et dispersé ses hommes lors d’une bataille de deux jours à Wadi Dhi Qar. Zakarawayh lui-même fut blessé et est mort en captivité quelques jours plus tard de ses blessures.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Zakarawayh ibn Mihrawayh/ Traduit par mes soins

Notes

[1] Les Qarmates sont un courant dissident du chiisme ismaélien refusant de reconnaître le fatimide Ubayd Allah al-Mahdî comme imam, actifs surtout au 10ème siècle en Irak, Syrie, Palestine et dans la région de Bahreïn où ils fondèrent un état aux prétentions égalitaires mais néanmoins esclavagiste, qui contrôla pendant un siècle la côte d’Oman. Il y eut des Qarmates dans toutes les régions atteintes par les missions ismaélites : Yémen, Sind, Khorasan, Transoxiane. Ils entreprirent contre les Abbassides, puis contre les Fatimides, des excursions militaires (dont le sac de la Mecque et Médine en 930) qui leur valurent une réputation de guerriers cruels et sanguinaires.

[2] Les Abbassides sont une dynastie arabe musulmane qui règne sur le califat abbasside de 750 à 1258. Le fondateur de la dynastie, Abû al-Abbâs As-Saffah, est un descendant d’un oncle de Mahomet, Al-Abbas ibn Abd al-Muttalib. Proclamé calife en 749, il met un terme au règne des Omeyyades en remportant une victoire décisive sur Marwan II à la bataille du Grand Zab, le 25 janvier 750. Après avoir atteint son apogée sous Hâroun ar-Rachîd, la puissance politique des Abbassides diminue, et ils finissent par n’exercer qu’un rôle purement religieux sous la tutelle des Bouyides au 10ème siècle, puis des Seldjoukides au 11ème siècle. Après la prise de Bagdad par les Mongols en 1258, une branche de la famille s’installe au Caire, où elle conserve le titre de calife sous la tutelle des sultans mamelouks jusqu’à la conquête de l’Égypte par l’Empire ottoman, en 1517.

[3] Koufa ou Kûfa est une ville d’Irak, environ 170 km au sud de Bagdad, et à 10 km au Nord-est de Nadjaf. Elle est située sur les rives du fleuve Euphrate. C’est la deuxième ville de la province de Nadjaf. Avec Kerbala, et Nadjaf, Koufa est une des trois villes irakiennes de grande importance pour les musulmans chiites.

[4] L’ismaélisme est un courant minoritaire de l’islam chiite. Ses membres sont appelés ismaéliens. Son nom provient d’Ismaïl ben Jafar. L’ismaélisme n’est pas spécifiquement persan, ni arabe, ni indien ; il a une longue histoire qui est complexe et, loin d’être unifié, l’ismaélisme se subdivise en plusieurs rameaux (Mubârakiyya, Khattâbiyya, Qarmates, Druzes, Mustaliens, Nizârites, Septimain). Les adeptes de l’ismaélisme sont appelés ismaéliens ou ismaīlis ; il ne faut pas les confondre avec les ismaélites descendants d’Ismaël, prophète de l’islam et patriarche biblique.

[5] Banu Tamim est une tribu arabe principalement présente en Arabie saoudite avec une présence en Algérie (dans le Belezma situé dans l’est de l’Algérie). Dont est issus la dynastie des Aghlabides en Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Libye)

[6] L’Euphrate est un fleuve d’Asie de 2 780 km de long. Il forme avec le Tigre dans sa partie basse la Mésopotamie. Son débit est particulièrement irrégulier puisque plus de la moitié de son flux s’écoule de mars à mai et que le débit peut tomber à 300 m3/s contre un débit moyen de 830 m3/s à l’entrée en Syrie. En période de crue, il peut atteindre 5 200 m3/s pouvant provoquer de graves inondations. Les deux branches mères de l’Euphrate naissent sur le haut-plateau anatolien : celle de l’ouest, ou Karasu, naît près d’Erzurum, dont elle traverse la plaine ; celle de l’est, le Murat, se forme au Nord du lac de Van, sur les flancs d’un contrefort occidental de l’Ararat. Il traverse ensuite la zone de piémont, zone aride partagée entre la Syrie et l’Irak. Arrivé aux environs de Ramadi en Irak, il entre dans la plaine fertile de Mésopotamie, passant par Fallujah à proximité de Bagdad, et puis à environ 1 km à l’ouest des ruines de Babylone. Il rejoint le Tigre dans le sud-est du pays à Qurna à environ 100 km au nord-ouest de Bassorah pour former le Chatt-el-Arab et se jeter dans le golfe Persique.

[7] Salamyeh est une ville de Syrie située à 33 km au sud-est de Hama dans la province (muhafazah) du même nom, et à 45 km au nord-est de Homs. Elle est surnommée "La mère du Caire" car, en 894, y est né le second calife fatimide Abû al-Qâsim al-Qâ’im bi-Amr Allah, fils de `Ubayd Allah al-Mahdi. La ville est également connue pour être un des principaux berceaux de l’Ismaélisme ainsi que le lieu de naissance du poète, dramaturge, scénariste et écrivain syrien Mohammed Al-Maghout. Cette ville, qui se trouve sur les bords de Bilad al-Cham, abrite une histoire remplie de souvenirs parfois glorieux et parfois dramatiques.

[8] Les Fatimides (également appelés Obeydides ou Banu Ubayd depuis le manifeste de Bagdad ont formé une dynastie califale arabe chiite ismaélienne d’ascendance alide qui régna, depuis l’Ifriqiya (entre 909 et 969) puis depuis l’Égypte (entre 969 et 1171), sur un empire qui englobait une grande partie de l’Afrique du Nord, la Sicile et une partie du Moyen-Orient. Issus de la branche religieuse chiite des ismaéliens pour laquelle le calife doit être choisi parmi les descendants d’Ali, cousin et gendre du prophète de l’islam Mahomet, les Fatimides considèrent les Abbassides sunnites comme des usurpateurs de ce titre. L’établissement de leur califat débute au Maghreb, grâce à l’appui des Berbères Kutama, grande tribu qui était établie à l’est de l’actuelle Algérie qui vont renverser le pouvoir local aghlabide. Après un intermède en Ifriqiya, ils finiront par s’établir dans la ville du Caire qui pendant leur règne prendra un essor considérable.

[9] Les Banu Asad ibn Khuzaymah est une tribu arabe. Ce sont des Arabes Adnanites, puissants et l’une des tribus les plus célèbres. Ils sont largement respectés par de nombreuses tribus arabes, respectés par les musulmans chiites car ils ont enterré le corps de Husayn ibn Ali, sa famille et ses compagnons avec l’aide d’Ali ibn Husayn Zayn al-Abidin, le fils de Husayn, et de nombreux martyrs de la bataille de Kerbala sont de la tribu. Aujourd’hui, de nombreux membres de la tribu vivent dans les villes irakiennes de Bassora, Najaf , Kufa, Karbala, Nasiriyah, Amarah, Kut, Hillah, Diyala et Bagdad. Il existe une branche des Banu Assad au nord du Soudan appelée Banu Kahil qui a migré du Hijaz au Soudan. Il y a aussi des membres de la tribu Bani Assad à Ahvaz dans le Khuzestan d’Iran, situés avec les tribus voisines des Banu Tamim, des Bani Malik, des Banu Kaab et d’autres tribus arabes notables

[10] Les Tayy connus aussi sous le nom de Ṭayyi ou Taies est une très grande et ancienne tribu d’Arabie, dont les descendants actuels sont la tribu des Shammar qui continuent à vivre dans le Moyen-Orient et dans le reste du monde arabe. Parmi ses membres célèbres, on peut citer le grand mystique du Soufisme, Ibn Arabi, de la branche andalouse.

[11] Banu Tamim est une tribu arabe principalement présente en Arabie saoudite avec une présence en Algérie (dans le Belezma situé dans l’est de l’Algérie). Dont est issus la dynastie des Aghlabides en Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Libye)

[12] L’homme à la taupe

[13] Les Banu Kalb ou Kalb ibn Wabara était une tribu arabe. Avant la conquête musulmane de la Syrie dans les années 630, le territoire de Kalb s’étendait sur une grande partie du nord-ouest de l’Arabie, la steppe de Palmyre, le Samawah (désert entre Palmyre et l’ Euphrate), la plaine d’ Hawran et le plateau du Golan. L’un de leurs principaux centres était la ville désertique de Dumat al-Jandal. Les Kalb étaient impliqués dans les affaires tribales des frontières orientales de l’ Empire byzantin dès le 4ème siècle et étaient vraisemblablement la tribu de Mavia, la reine bédouine du sud de la Syrie. Au 6ème siècle, les Kalb étaient devenus en grande partie des chrétiens monophysites et passaient sous l’autorité militaire des Ghassanides, vassaux arabes des Byzantins.

[14] maître de la chamelle

[15] Fatimides

[16] Les Toulounides constituent la première dynastie d’émirs indépendants dans l’Égypte devenue musulmane : ils gouvernèrent de 868 à 905.

[17] La bataille de Hama s’est déroulée à environ 24 km de la ville de Hama en Syrie le 29 novembre 903 entre les forces du califat abbasside et les Qarmates. Les Abbassides ont été victorieux, entraînant la capture et l’exécution des dirigeants qarmates. Cela a affaibli la présence qarmate dans le nord de la Syrie, qui a finalement été éradiquée après la suppression d’une autre révolte en 906. Plus important encore, cela a ouvert la voie à l’attaque abbasside contre la dynastie autonome des Toulounides et à la réincorporation des domaines toulounides dans le sud de la Syrie et de l’Égypte dans le califat abbasside.

[18] Bosra est une ville du sud de la Syrie, capitale de la région du Hauran. Située dans une région très fertile, au débouché des caravanes venant d’Arabie, Bosra connut la prospérité et joua un important rôle commercial, comptant jusqu’à 50 000 habitants. Jadis capitale de la province romaine d’Arabie et importante étape sur l’ancienne route caravanière de La Mecque, Bosra conserve, enserrés dans ses épaisses murailles, un théâtre romain du 2ème siècle, des ruines paléochrétiennes et plusieurs mosquées. La ville actuelle s’est développée sur les vestiges de la cité ancienne qui était à peu près dépeuplée il y a un siècle.

[19] Darʿā, également orthographiée Deraa, Déraa, Dara, Daraa ou Dera, est une ville du sud-ouest de la Syrie proche des frontières avec la Jordanie, le Liban et Israël. Elle est la capitale du Gouvernorat de Deraa.

[20] Tibériade est la capitale de la Galilée, dans le nord d’Israël. C’est une ville historique et touristique réputée. La cité antique est située dans la partie sud de l’agglomération d’aujourd’hui.

[21] Le Hauran est une région de la Syrie méridionale, dans les gouvernorats de Qouneitra, As-Suwayda, et Deraa, et a pour capitale la ville de Bosra.

[22] Hit est une ville d’Irak, de la province d’Al-Anbâr, située au nord-ouest de Ramadi. C’est une ville située sur l’Euphrate. Hit est une petite ville fortifiée construite sur deux monticules sur le site de l’ancienne ville d’Is ; les puits de bitume situés dans les environs ont été utilisés pendant au moins 3000 ans dans la construction de Babylone.

[23] Koufa ou Kûfa est une ville d’Irak, environ 170 km au sud de Bagdad, et à 10 km au Nord-est de Nadjaf. Elle est située sur les rives du fleuve Euphrate. C’est la deuxième ville de la province de Nadjaf. Avec Kerbala, et Nadjaf, Koufa est une des trois villes irakiennes de grande importance pour les musulmans chiites. Sur une décision du calife `Omar, Koufa a été construite pour être un pôle d’immigration arabe dans le sud de la Mésopotamie, et de devenir la capitale. Les Arabes recherchaient un endroit où ils ne souffriraient pas de maladies. À l’emplacement de Koufa, il y avait une ville Sassanide qui faisait partie d’une province perse. Les quartiers arabes de la ville ont été construits en 638, à peu près au même moment qu’à Bassora, quand les armées arabes combattaient les Sassanides. La ville fut construite en briques cuites. On commença par construire la mosquée au centre de la ville à 1,5 km de l’Euphrate. On creusa un réservoir d’eau prévu pour 20 000 habitants. La population de Koufa était formée d’immigrants arabes venant soit de la région de La Mecque, soit du sud de l’Arabie, Yémen et Hadramaout, certains d’entre eux étaient chrétiens ou juifs. En 655, les habitants de Koufa soutiennent `Alî contre le calife `Uthman.

[24] L’Aïd al-Adha ou l’Aïd el-Kebir signifiant « la grande fête » par opposition avec l’Aïd el-Fitr appelé Aïd as-Seghir, ou « petite fête », est la plus importante des fêtes musulmanes. Elle est appelée Tabaski dans les pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale (Tchad, Cameroun) ayant une importante communauté musulmane. Elle a lieu le 10 du mois de dhou al-hijja, le dernier mois du calendrier musulman, après waqfat Arafa, ou station sur le mont Arafat et marque chaque année la fin du hajj.

[25] Al-Qâdisiyya ou Cadésie est ville située sur la rive droite de l’Euphrate à 50 km au sud de Najaf en Irak dans la province d’An-Najaf.

[26] La Mecque est une ville de l’ouest de l’Arabie saoudite, non loin de la charnière séparant le Hedjaz de l’Asir, à 80 km de la mer Rouge, et capitale de la province de la Mecque. Lieu de naissance, selon la tradition islamique, du prophète de l’islam Mahomet à la fin du 6ème siècle, elle abrite la Kaaba au cœur de la mosquée Masjid Al-Haram (« La Mosquée sacrée ») et la tradition musulmane a lié sa fondation à Ibrahim (Abraham), ce qui en fait la ville sainte la plus sacrée de l’islam. L’accès est interdit aux personnes qui ne sont pas de confession musulmane ainsi qu’aux femmes seules, même musulmanes

[27] à la frontière moderne entre l’Iraq et l’Arabie saoudite