Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 7ème siècle > Moussa Ibn Nosaïr ou Musa Ibn Nusayr

Moussa Ibn Nosaïr ou Musa Ibn Nusayr

jeudi 18 février 2021, par ljallamion

Moussa Ibn Noçaïr ou Musa Ibn Nusayr (vers 640-716)

Gouverneur et général arabe

Il est né dans la région du Al-Khalil en Palestine [1], issu d’une grande famille irakienne. Son père qui était un proche de la dynastie omeyyade [2] fut accusé de malversations.   Il trouva refuge auprès du gouverneur d’Égypte. Ce gouverneur d’Égypte nomma Moussa en 698 émir de la province musulmane d’ifriqiya [3]. Cependant en 705 Moussa décida de détacher la région de l’autorité de l’Égypte, pour la rattacher à l’autorité des omeyyades de Damas.   Musa fut responsable de la répression d’une importante rébellion des berbères [4] de l’actuel Maroc. Il dut aussi gérer les menaces constantes de la flotte de l’Empire byzantin [5] et construisit une flotte capable de conquérir les îles d’Ibiza [6], de Majorque [7] et de Minorque [8]. Il est à l’origine de la conquête arabo-musulmane de la Péninsule Ibérique [9].   Il y a envoyé Tariq ibn Ziyad qui était l’un de ses lieutenants en 711. Il débarque lui-même à Gibraltar [10] en 712 et prend Séville [11], Mérida [12], Saragosse [13]. Il est toutefois destitué et rappelé en Orient en 714, car on lui reproche de mener une politique trop indépendante vis-à-vis du califat omeyyade de Damas.   Il épouse Amîna bint Marwân fille de Marwān 1er et de Ruqayya bint Umar.   C’est leurs fils, Abdelaziz ibn Moussa ibn Noçaïr, qui poursuivra ses conquêtes en péninsule ibérique.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Moussa Ibn Nosaïr/ Portail du Maghreb/ Chef de guerre musulman

Notes

[1] Hebron

[2] Les Omeyyades, ou Umayyades sont une dynastie arabe de califes qui gouvernent le monde musulman de 661 à 750. Ils tiennent leur nom de leur ancêtre Umayya ibn Abd Shams, grand-oncle de Mahomet. Ils sont originaires de la tribu de Quraych, qui domine La Mecque au temps de Mahomet. À la suite de la guerre civile ayant opposé principalement Muʿāwiyah ibn ʾAbī Sufyān, gouverneur de Syrie, au calife ʿAlī ibn ʾAbī Ṭalib, et après l’assassinat de ce dernier, Muʿāwiyah fonde le Califat omeyyade en prenant Damas comme capitale, faisant de la Syrie la base d’un Califat qui fait suite au Califat bien guidé et qui devient, au fil des conquêtes, le plus grand État musulman de l’Histoire.

[3] L’Ifriqiya, est une partie du territoire d’Afrique du Nord pour la période du Moyen Âge occidental, qui correspond aux provinces d’Afrique romaine dans l’Antiquité tardive. Le territoire de l’Ifriqiya correspond aujourd’hui à la Tunisie, à l’est du Constantinois (est de l’Algérie) et à la Tripolitaine (ouest de la Libye). C’est sous ce nom que ce territoire est connu au moment de l’arrivée des Arabes musulmans et de la résistance qui leur est opposée par les populations berbères païennes, chrétiennes ou juives. Le continent, qui était auparavant nommé « Libye » par Hérodote tire son nom de cette dénomination que les Romains imposèrent par leur conquête.

[4] Les Berbères sont les membres d’un groupe ethnique autochtone d’Afrique du Nord. Connus dans l’Antiquité sous le nom de Libyens, les Berbères ont porté différents noms durant l’histoire, tels que Mazices, Maures, Numides, Gétules, Garamantes et autres. Ils sont répartis dans une zone s’étendant de l’océan Atlantique à l’oasis de Siwa en Égypte, et de la mer Méditerranée au fleuve Niger en Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, la majeure partie des Berbères vit en Afrique du Nord : on les retrouve au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Libye, au Niger, au Mali, en Mauritanie, au Burkina Faso, en Égypte, mais aussi aux Îles Canaries. De grandes diasporas vivent en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie, au Canada et dans d’autres pays d’Europe

[5] L’Empire byzantin ou Empire romain d’Orient désigne l’État apparu vers le 4ème siècle dans la partie orientale de l’Empire romain, au moment où celui-ci se divise progressivement en deux. L’Empire byzantin se caractérise par sa longévité. Il puise ses origines dans la fondation même de Rome, et la datation de ses débuts change selon les critères choisis par chaque historien. La fondation de Constantinople, sa capitale, par Constantin 1er en 330, autant que la division d’un Empire romain de plus en plus difficile à gouverner et qui devient définitive en 395, sont parfois citées. Quoi qu’il en soit, plus dynamique qu’un monde romain occidental brisé par les invasions barbares, l’Empire d’Orient s’affirme progressivement comme une construction politique originale. Indubitablement romain, cet Empire est aussi chrétien et de langue principalement grecque. À la frontière entre l’Orient et l’Occident, mêlant des éléments provenant directement de l’Antiquité avec des aspects innovants dans un Moyen Âge parfois décrit comme grec, il devient le siège d’une culture originale qui déborde bien au-delà de ses frontières, lesquelles sont constamment assaillies par des peuples nouveaux. Tenant d’un universalisme romain, il parvient à s’étendre sous Justinien (empereur de 527 à 565), retrouvant une partie des antiques frontières impériales, avant de connaître une profonde rétractation. C’est à partir du 7ème siècle que de profonds bouleversements frappent l’Empire byzantin. Contraint de s’adapter à un monde nouveau dans lequel son autorité universelle est contestée, il rénove ses structures et parvient, au terme d’une crise iconoclaste, à connaître une nouvelle vague d’expansion qui atteint son apogée sous Basile II (qui règne de 976 à 1025). Les guerres civiles autant que l’apparition de nouvelles menaces forcent l’Empire à se transformer à nouveau sous l’impulsion des Comnènes avant d’être disloqué par la quatrième croisade lorsque les croisés s’emparent de Constantinople en 1204. S’il renaît en 1261, c’est sous une forme affaiblie qui ne peut résister aux envahisseurs ottomans et à la concurrence économique des républiques italiennes (Gênes et Venise). La chute de Constantinople en 1453 marque sa fin.

[6] Ibiza est la plus grande des îles Pityuses et l’une des quatre îles habitées de l’archipel des Baléares. Celui-ci forme l’une des 17 communautés autonomes d’Espagne, en mer Méditerranée, dont l’île d’Ibiza est l’une des provinces.

[7] Majorque est la plus grande des îles Baléares. Elle se situe en mer Méditerranée, au large de Valence.

[8] Minorque est l’une des quatre îles Baléares habitées, cet archipel étant situé en mer Méditerranée. Elle se place au nord-est de Majorque et est voisine de l’îlot de l’Aire. En 1231, après la reconquête de Majorque par les chrétiens, Minorque reste un État musulman indépendant, quoique tributaire au roi Jacques 1er d’Aragon. L’île est d’abord gouvernée par Abû ’Uthmân Sa’îd ibn Hakam al Qurashi, puis après sa mort par son fils, Abû ’Umar ibn Sa’îd, d’Abû’Umar. Une invasion aragonaise, menée par Alphonse III intervient le 17 janvier 1287, date désormais célébrée comme jour national à Minorque. La plupart des habitants musulmans de l’île sont asservis et vendus sur les marchés aux esclaves d’Ibiza, de Valence et de Barcelone. Jusqu’en 1344, l’île appartient au royaume de Majorque, membre de la Couronne d’Aragon, puis est annexée par le royaume d’Aragon, lui-même intégré plus tard au royaume unifié d’Espagne.

[9] La conquête musulmane de la péninsule Ibérique est l’expansion initiale du califat omeyyade sur l’Hispanie, s’étendant en grande partie de 711 à 726. La conquête aboutit à la destruction du royaume wisigoth et l’établissement de la wilaya d’al-Andalus et marque l’expansion la plus occidentale du califat omeyyade et de la domination musulmane en Europe. La conquête du royaume wisigoth par les dirigeants musulmans du califat omeyyade est un long processus, qui dure quinze ans, de 711 à 726, dans lequel ils viennent prendre la péninsule ibérique et une partie du sud de la France actuelle, bien que ce qui est le territoire péninsulaire du royaume soit déjà conquis en 720, soit 9 ans après le début de la conquête. En 711, le général omeyyade Tariq ibn Ziyad débarque à Gibraltar, dans la péninsule ibérique, à la tête d’une armée composée presque exclusivement de Berbères. Il fait campagne plus au nord après avoir vaincu Rodéric à la bataille de Guadalete, après quoi il est renforcé par une armée arabe dirigée par Moussa ibn Noçaïr. En 717, la force combinée arabo-berbère franchit les Pyrénées, la Septimanie et la Provence en 734.

[10] Gibraltar est un territoire britannique d’outre-mer, situé au sud de la péninsule Ibérique, en bordure du détroit de Gibraltar qui relie la Méditerranée à l’océan Atlantique. Il correspond au rocher de Gibraltar et à ses environs immédiats et est séparé de l’Espagne par une frontière de 1,2 kilomètre. Gibraltar est possession du Royaume-Uni depuis 1704. Au début du 8ème siècle, dans le cadre de la conquête musulmane de l’Espagne wisigothique, le chef Tariq ibn Ziyad y établit une tête de pont en Europe, donnant son nom au rocher. Le site est conquis, en 1309, par le royaume de Castille, puis repris par le général mérinide Abd-el-Melek en 1333 expulsant les Castillans. En 1374, les Mérinides cèdent le rocher au royaume de Grenade. Gibraltar est définitivement reconquis par Ferdinand V en 1492.

[11] Séville est une ville du sud de l’Espagne, capitale de la province de Séville et de la communauté autonome d’Andalousie.

[12] Mérida, en estrémègne Méria, est une ville espagnole, capitale de l’Estrémadure. Merida est située au centre de la région d’Estrémadure, au sud-ouest de l’Espagne, à une altitude de 217 m, au confluent de la rivière Albarregas avec le fleuve Guadiana. Au 5ème siècle, Mérida a souffert des incursions des barbares (Vandales, Alains et Suèves, puis Wisigoths) qui ont envahi l’Hispanie en 409. En 448, le roi suève Rechila meurt à Mérida. Plus tard, la ville deviendra brièvement la capitale du royaume wisigoth d’Espagne et le roi Agila 1er y sera assassiné en 555. Mérida sera supplantée peu après par Tolède, sous le règne du roi Athanagild, mais conservera une certaine importance jusqu’à la chute du royaume wisigothique au début du 8ème siècle.

[13] Saragosse est une ville espagnole, capitale de la province du même nom et de l’Aragon. Saragosse est située sur l’Èbre à mi-chemin entre Madrid et Barcelone, environ 300 kilomètres de chacune d’elles, et à 340 kilomètres de Valence. Un important traité fut signé à Saragosse (traité de Saragosse) en 1529 entre Espagnols et Portugais pour le partage des découvertes du Nouveau Monde.