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L’histoire pour le plaisir

Jérôme Savonarole

samedi 20 octobre 2012, par ljallamion

Jérôme Savonarole mort en 1498

Prieur dominicain du couvent de Saint-Marc, sans attendre la fin du règne de Laurent de Médicis, il avait entrepris d’assainir les mœurs florentines.

Dans ses prêches enflammés, il dénonce les moeurs délétères de la Renaissance italienne et la dépravation du clergé. Il s’en prend à la Florence des Médicis, amoureuse de la richesse et des arts, et plus encore à la Rome du pape Alexandre VI Borgia. Savonarole exerça une très grande attirance sur le peuple de Florence et même sur la bourgeoisie, convaincant les uns et les autres de revenir à plus d’austérité avec ses prophéties lugubres.

En 1494, le roi de France Charles VIII passe à Florence en vue de récupérer à Naples la couronne des ducs d’Anjou. Chacun tente de s’attirer les faveurs du puissant monarque. Savonarole, le supplie d’organiser un concile qui remettrait de l’ordre dans l’Eglise. Le roi s’en garde bien. Les affaires de la riche cité de Florence sont confiées à un Grand Conseil grâce auquel Savonarole va exercer une sévère dictature morale. Il triomphe le 7 février 1497 avec un grand “bûcher de vanité”, place de la Seigneurie, où sont jetés tous les attributs du luxe : jeux, instruments de musique, oeuvres d’art et jusqu’aux ouvrages de Boccace et Pétrarque... C’en est trop pour le pape Alexandre VI Borgia qui excommunie l’intolérant prieur le 12 mai. Menacée d’interdit, c’est-à-dire de toute possibilité de pratiquer le culte, Florence se détache de son guide. Invité par ses concitoyens à se soumettre au “jugement de Dieu”, c’est-à-dire au supplice du feu, Savonarole se défausse. Il est jeté en prison, torturé, condamné avec deux autres moines.

Le 23 mai 1498, il est pendu et brûlé à Florence, sur la place de la Seigneurie.