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Haymon d’Auxerre

vendredi 8 janvier 2021 (Date de rédaction antérieure : 20 octobre 2011).

Haymon d’Auxerre (840-860)

Moine bénédictin du 9ème siècle

Surtout connu pour avoir été maître à l’école de l’abbaye Saint-Germain d’Auxerre [1]. Élève de Murethach , il prend la succession de ce dernier vers 840. Il compte parmi ses élèves Heiric, dont il complète l’éducation entamée auprès de Loup de Ferrières, et apprend à ce dernier les sciences scriptiraires [2]. Il cède la place à Heiric avant de terminer sa carrière comme abbé de Cessy-les-Bois [3] entre 865 et 875.

On lui attribue des commentaires scripturaires et d’autres commentaires exégétiques. Haymon pratique la méthode de la quaestio, dont l’essor est intimement lié à l’école exégétique [4] d’Auxerre.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Alain Bataille, Pascal Dibie, Jean-Pierre Fontaine, Jean-Charles Guillaume, Jean-Paul Moreau, Ferdinand Pavy, Line Skorka, Gérard Taverdet et Marcel Vigreux (préf. Henri de Raincourt), Yonne., Paris, Editions Bonneton, avril 1992, 428 p. (ISBN 2-86253-124-3)

Notes

[1] L’abbaye Saint-Germain, à Auxerre, est une abbaye bénédictine fondée au ve siècle par saint Germain d’Auxerre avec l’un de ses disciples Saturnin. Le véritable essor de l’abbaye date du 6ème siècle, lorsqu’elle est reconstruite par la reine Clotilde, ancienne princesse de Bourgogne, puis au 9ème siècle sous le règne de Charles le Chauve, grâce aux soutiens de ceux-ci. L’école de Saint-Germain d’Auxerre devient l’une des plus réputées de Francie occidentale et de l’Occident chrétien. Le rayonnement intellectuel de l’école d’Auxerre est essentiel dans la période de renaissance carolingienne, grâce à ses maîtres : Murethach, Haymon, Heiric (élève de Loup de Ferrières qui joua peut-être également un rôle à Auxerre) et Remi.

[2] Le mot scriptorium est un mot latin dérivé du verbe scribere qui signifie « écrire ». Ce nom désigne l’atelier dans lequel les moines copistes réalisaient des livres copiés manuellement, avant l’introduction de l’imprimerie en Occident.

[3] La première mention connue de Saissy est celle de son monastère, Sassiacense monasterium, vers l’an 600 dans la règle d’Aunaire. 18ème évêque d’Auxerre, Aunaire y associe le monastère de Saissy au monastère Saint-Marien d’Auxerre pour assurer les vigiles de la nuit du mardi dans l’église Saint-Étienne ; de plus le monastère de Saissy doit assurer les prières du premier jour des calendes de novembre. L’abbé de Saissy est l’un des huit abbés pour les huit abbayes du diocèse de l’époque, présents au concile d’Auxerre convoqué par saint Aunaire. En 878 une translation des reliques de sainte Baudèle est effectuée au monastère. Le manuscrit qui relate cette translation mentionne également le vénérable Wibaud, 38ème évêque d’Auxerre, donnant le voile d’entrée en religion à une jeune fille auparavant aveugle et qui a été guérie du temps de l’évêque dans l’église de Saissy

[4] L’exégèse est, en philologie, une étude approfondie et critique d’un texte. La lecture exégétique consiste donc en un travail préalable à l’édition sur les travaux de tous les auteurs, anciens comme contemporains.