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Bahram Chubin dit Vahram VI

samedi 7 septembre 2013 (Date de rédaction antérieure : 13 septembre 2011).

Bahram Chubin dit Vahram VI

Roi de Perse de 590 à 591

Général, chef de l’état-major et ministre de la guerre pendant le règne de Khosro II sur l’Iran sassanide. Il descendait du clan Parthe Mihran. Son premier succès militaire eut lieu à Hérat [1] en 589.

Il bat alors une grande armée de Köktürks [2], qui était 5 fois supérieure en nombre à l’armée perse. Cette victoire fut possible grâce à la discipline et au meilleur entraînement de sa cavalerie Cataphracte [3], grâce à laquelle il put encercler puis battre les Turcs, tuant alors le Khan [4] Köktürk . Après une défaite mineure sur le territoire de l’Empire romain d’orient et l’humiliation de Khosro II qui suivit la défaite, il se rebella avec toute son armée contre Khosro II et marcha sur Ctésiphon. Khosro II, incapable de résister à une telle armée, prend la fuite vers les territoires romains et il prend place sur le trône perse sous le nom de Vahram VI pendant environ 1 an.

Cependant, de nombreuses provinces occidentales de l’Empire, particulièrement l’Arménie, se révoltèrent contre son pouvoir en faveur de Khosro II.

Incapable d’arrêter les révoltes et face à une armée de 70 000 soldats fournis en partie par l’empereur Byzantin Maurice 1er et menés par Khosro II, il prend la fuite vers la Transoxiane [5] dans les tribus turques. Il fut ensuite assassiné par le Khan Turc afin d’éviter une confrontation avec Khosro II.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Portail de l’Iran/ Empire sassanide

Notes

[1] Hérat, Herat ou Hérât est une ville de l’Ouest de l’Afghanistan proche des frontières de l’Iran et du Turkménistan, et située dans la province de Hérat.

[2] Les Köktürks ou Göktürks (Turcs Bleus), connus sous le nom de Tujue en chinois, conçurent un puissant empire en 552 sous la férule de Bumin Khan, qui s’étendit rapidement dans toute l’Asie centrale. Ils furent le premier peuple de langue turque à se nommer politiquement " Turcs ". Le mot türk signifie « fort » et le nom chinois tujue provient probablement d’un pluriel türük. La création de cet empire marque un pas décisif dans l’expansion des peuples turcs vers le Turkestan occidental. Deux siècles et demi après la fin de l’empire des Köktürks qui furent remplacés par un autre peuple turcophone, les Ouïgours, en 745, les tribus turques atteindraient l’Anatolie, pays où l’on parlait alors le grec et qui allait devenir la Turquie.

[3] Les cataphractaires du grec, kataphractos qui signifie "vêtu de mailles" ont été la réponse aux cavaliers des steppes qui étaient essentiellement des archers à cheval. On les voit apparaître aux alentours du 1er siècle avant l’ère commune dans les armées Séleucide, certainement prenant comme modèle la cavalerie lourde des différentes branches Scythes et Parthes du nord-est iranien. Par la suite, les armées du Haut Empire romain et les armées de l’empire byzantin ont également utilisé ce type d’unité. L’armure qui distingue ses chevaliers est appelée cataphracte.

[4] Titre signifiant dirigeant en mongol et en turc. Le terme est parfois traduit comme signifiant souverain ou celui qui commande. Le féminin mongol de khan est khatoun. Un khan contrôle un khanat. Pour les hauts rangs, on se sert du titre de khagan. Le titre de khan était un des nombreux titres utilisés par les sultans de l’empire ottoman, ainsi que par les dirigeants de la Horde d’Or et les états descendants. Le titre de khan a aussi été utilisé par les dynasties turques seldjoukides du Proche-Orient pour désigner le dirigeant de plusieurs tribus, clans ou nations. Inférieur en rang à un atabey. Les dirigeants Jurchen et Mandchous ont également utilisé le titre de khan. Les titres de khan et de khan bahadur furent également honorifiques en Inde au temps des Grands Moghols, et plus tard par le Raj britannique comme un honneur pour les rangs nobles, souvent pour loyauté à la couronne. Le titre de khan fut aussi porté par les souverains bulgares entre 603 et 917.

[5] La Transoxiane est l’ancien nom d’une partie de l’Asie centrale située au-delà du fleuve Oxus (actuel Amou-Daria). Elle correspond approximativement à l’Ouzbékistan moderne et au sud-ouest du Kazakhstan.