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Marguerite de Danemark (1456-1486)

lundi 27 juin 2022, par ljallamion

Marguerite de Danemark (1456-1486)

Princesse danoise

Fille du roi Christian 1er de Danemark et de son épouse Dorothée de Brandebourg , elle devint reine d’Écosse [1] par son mariage avec le roi Jacques III.

Elle fut nommée en hommage à la prestigieuse reine Marguerite 1ère de Danemark , fondatrice de l’union de Kalmar [2] à la fin du 14ème siècle.

Peu de choses sont connues de son enfance, mais elle aurait été proche de sa mère, qui s’est illustrée par l’aide qu’elle apporta à son mari dans la gestion de ses finances comme de ses terres et dans son rôle dans la création de l’université de Copenhague [3].

Le mariage de Marguerite de Danemark avec Jacques III fut motivé par des intérêts financiers et territoriaux. En 1263, le roi Magnus de Norvège, battu par les Écossais, leur avait cédé les Hébrides [4] et l’île de Man [5] en échange d’un paiement de 4 000 marks puis d’annuités de 100 marks. Ce paiement cessa d’être honoré par les Écossais en 1426.

En 1456, Christian 1er, souhaitant financer ses conquêtes, s’allia à la France pour exiger le paiement des arriérés et de la rente annuelle aux Écossais. En 1460, peu après la mort de Jacques II, le roi français Charles VII réunit donc des ambassades écossaises et danoises afin de statuer sur la question.

L’ambassade se conclut sur la perspective d’un mariage entre Marguerite, alors âgée de 4 ans, et de Jacques III, âgé de 9 ans, le versement de la dot permettant de solder le problème financier. Cependant, les Écossais désiraient obtenir l’effacement total de leur dette, ainsi que la propriété des Shetland [6] et des Orcades [7], ce que les Danois refusèrent, mettant fin aux négociations.

La nécessité de marier le jeune roi Jacques III ne fit que croître avec son âge. Après avoir brièvement envisagé de le marier à une princesse anglaise, le Parlement écossais réuni le 12 janvier 1468 décida d’envoyer une ambassade à Christian 1er afin de résoudre à la fois la question des paiements et celle des fiançailles.

Cette ambassade, menée par le Lord chancelier [8] Andrew Stewart et le comte d’Arran [9] Thomas Boyd , beau-frère du roi, arriva au Danemark à l’été 1468 et trouva un accueil favorable.

Christian 1er était alors confronté à de nombreux problèmes, parmi lesquels une révolte en Suède, une opposition politique au Danemark, des difficultés en politique étrangère et un endettement croissant. Il regardait donc d’un œil favorable un mariage écossais, susceptible de renforcer son alliance avec le duché de Bourgogne [10] dont était issue Marie d’Egmont , la mère de Jacques III. À présent âgée de 11 ans, Marguerite était de plus considérée comme suffisamment âgée pour se marier.

Par le traité de Copenhague du 8 septembre 1468, le roi Christian 1er et l’ambassade conclurent une alliance miliaire entre leurs royaumes. Le roi danois s’engagea à verser une dot de 60 000 florins du Rhin, avec un paiement immédiat de 10 000 florins et, le reste ne pouvant être versé immédiatement, la mise en gage des Orcades jusqu’au paiement des 50 000 florins restants.

Les Écossais concédèrent à la future reine un tiers des revenus du royaume [11], ainsi que le palais de Linlithgow [12] et le château de Doune [13]. Le traité prévoyait également que Marguerite pu quitter l’Écosse en cas de décès de Jacques III et reçût alors une compensation financière et l’annulation de la mise en gage des Orcades.

Christian 1er n’étant parvenu à rassembler que 2 000 florins, il fut contraint de mettre également en gage les Shetland pour couvrir les 8 000 florins restants. Les sommes promises n’ayant pu être payées par Christian ou ses successeurs, les deux archipels furent annexés au royaume d’Écosse dès 1472 alors qu’aucune clause temporelle n’était précisée dans le traité, ce qui aurait théoriquement permis au Danemark de les récupérer sous réserve du paiement des sommes dues.

Au printemps 1469, Marguerite effectua le voyage vers l’Écosse, accompagnée du beau-frère de Jacques III, le comte d’Arran. Leur arrivée à Leith [14] fut mouvementée, car le comte d’Arran repartit aussitôt pour le Danemark avec sa femme Marie Stuart , qui l’avait informé d’un complot menaçant sa position auprès du roi.

Marguerite fut ainsi rapidement privée de sa principale escorte et ne fit que croiser sa future belle-sœur. Elle fit la connaissance du roi peu de temps avant leur mariage, qui eut lieu à l’abbaye de Holyrood [15] le 10 ou le 13 juillet 1469.

Début 1470, le roi lui octroya à vie la baronnie de Kilmarnock [16] pour pourvoir à ses dépenses vestimentaires. En effet, la reine Marguerite était réputée pour son attachement à la mode et la qualité de ses habits et de ses bijoux. Durant l’été, Marguerite accompagna son mari vers le Nord de l’Écosse et demeurant un mois à Inverness [17].

Marguerite donna naissance à trois fils. Sa résidence principale était le château de Stirling [18], où elle consacrait son temps à l’éducation de ses enfants, en particulier celle de son fils aîné, le futur Jacques IV.

En 1478, le roi lui conféra un tiers des revenus de la couronne, en accord avec le traité de Copenhague [19]

En 1482, le duc d’Albany [20] Alexandre Stuart , frère cadet du roi, tenta de s’emparer du trône avec le soutien du roi anglais qui lui envoie le duc de Gloucester le futur Richard III, en soutien. Comprenant que la population écossaise n’accepterait jamais Albany comme roi, le duc aurait approché Marguerite à Stirling afin de lui demander conseil. Quoi qu’il en soit, elle semble avoir joué un rôle dans la levée du siège d’Édimbourg [21] et la libération du roi, qui finit par se réconcilier avec son frère

Marguerite tomba gravement malade au cours de l’été 1486. Elle mourut en juillet 1486 à Stirling et fut inhumée à l’abbaye de Cambuskenneth [22].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de A. D. M. Barrell, Medieval Scotland, Cambridge, Cambridge University Press, 2000 (ISBN 0-521-58602-X).

Notes

[1] Le royaume d’Écosse était un État souverain situé en Europe de l’Ouest. Il occupait le tiers nord de la Grande-Bretagne, et partageait au sud une frontière commune avec le royaume d’Angleterre. Il a existé de 843 jusqu’à l’acte d’Union de 1707, qui l’a uni au royaume d’Angleterre pour former le royaume de Grande-Bretagne. À partir de 1482, après la prise de contrôle de la ville de Berwick par l’Angleterre, le territoire du royaume d’Écosse correspondait à celui de l’Écosse actuelle. Ce royaume était bordé par la mer du Nord à l’est, l’océan Atlantique au nord et à l’ouest, et le canal du Nord et la mer d’Irlande au sud-ouest. En dehors de la Grande-Bretagne proprement dite, le royaume d’Écosse comprend plus de 790 îles. Édimbourg, la plus grande ville du pays, a été précédée comme capitale du pays par les villes de Scone, Dunfermline et Stirling.

[2] L’Union de Kalmar est une union formée par les trois royaumes scandinaves de Danemark, Suède et Norvège, réunis sous un seul monarque, malgré de nombreuses interruptions, de 1397 à 1523. Les trois royaumes maintiennent, du moins en théorie, leur indépendance (c’est-à-dire qu’ils conservent leurs lois et leur administration), mais relâchent leur souveraineté, en s’accordant pour avoir le même roi et posséder des organes administratifs communs. L’Union de Kalmar se rapproche donc d’une confédération. L’Union est fondée par l’initiative de Marguerite1ère de Danemark, qui, à partir de 1387, devient reine des trois pays avant de céder sa place à son petit-neveu, Éric de Poméranie, couronné le 17 juin 1397. Dès la mort de Marguerite en 1412, les tentatives d’accumulation du pouvoir par la couronne danoise et les guerres de suprématie entre le Danemark et la Suède font vaciller l’Union, dont la première manifestation survient en 1434 avec la révolte menée par Engelbrekt Engelbrektsson contre Éric de Poméranie. L’Union est rompue une première fois par l’élection de Karl Knutsson au trône de Suède en 1448 puis de Norvège en 1449, avant d’être renouvelée en 1457 par Christian 1er qui reprend le contrôle des trois royaumes ; puis l’union fut à nouveau rompue en 1464. Danemark, Norvège et Suède sont réunis à nouveau sous Jean 1er de Danemark en 1497. Après la reprise de la Suède par Christian II de Danemark et le Bain de sang de Stockholm en 1520, les rebelles suédois menés par Gustav Vasa forcent les Danois à quitter le territoire suédois. Gustav Vasa est nommé régent de Suède le 23 août 1521, puis élu roi de Suède le 6 juin 1523, mettant fin définitivement à l’Union. Le Danemark et la Norvège restent eux unis jusqu’en 1814, dans une entité politique communément nommée Danemark-Norvège.

[3] L’université de Copenhague est une université danoise. Fondée en 1479, elle est la plus ancienne université du Danemark. Et en fut la seule entre la fermeture du Studium Generale à Lund en 1536 et l’établissement de l’Université d’Aarhus vers la fin des années 1920. Elle devenait le centre des études catholiques romaines et théologique, puis de Droit, Médecine et philosophie. Entre les années 1675 et 1788, l’université a introduit le concept d’examens de diplôme et de titre. Au terme de cette période, toutes les facultés imposaient des examens avant l’émission des diplômes.

[4] Les Hébrides, sont un archipel du Royaume-Uni situé dans l’ouest de l’Écosse. Ces îles sont divisées en deux grands groupes séparés entre eux par le bras de mer baptisé The Little Minch et la mer des Hébrides. Le contrôle des Hébrides intérieures et extérieures par les Norvégiens fut à l’origine de guerres incessantes jusqu’au partage de 1156. Les Hébrides extérieures restaient la possession du Royaume de Man et des Îles tandis que les Hébrides intérieures s’en détachèrent sous la conduite de Somerled, un parent celto-normand de Lulach et de la maison royale de Man. Bien que les Hébrides intérieures, connues à partir de 1156 sous le nom de Royaume des Hébrides, fussent encore en droit sous la souveraineté norvégienne, ses chefs étaient écossais de langue et de culture plus que scandinaves. Après sa victoire en 1156, Somerled conquit deux ans plus tard l’île de Man elle-même et devint le dernier roi de Man et des Îles à régner à nouveau sur l’ensemble des îles que comprenait autrefois le royaume. Après sa mort en 1164, les souverains de Man cessèrent de contrôler les Hébrides intérieures. En 1262 eut lieu un raid écossais sur Skye, ce qui amena le roi de Norvège Håkon IV à se rendre en Écosse afin de régler l’affaire. Vers la fin de l’année 1263, Håkon fit voile vers l’Écosse avec une armée d’invasion forte de 200 navires et de 15 000 hommes. La flotte norvégienne essuya des tempêtes près des côtes écossaises, et il fallut transporter quarante navires par voie de terre jusqu’au Loch Lomond. Finalement eut lieu une petite escarmouche à la bataille de Largs, dans laquelle les Norvégiens et leurs alliés de Man commandés par Magnus III de Man n’obtinrent qu’un léger avantage tactique sur les Écossais commandés par Alexander Stewart. Après la bataille, le mauvais temps obligea la flotte norvégienne et mannoise à se retirer vers les Orcades. À son arrivée à Kirkwall, Håkon, malade et fatigué, décida de passer l’hiver dans le palais de l’évêque Heinrkr pour reprendre sa campagne l’été suivant. Ses plans furent cependant déjoués lorsqu’il mourut en décembre. Sa couronne passa à son fils Magnus VI de Norvège, qui jugea que faire la paix avec les Écossais était plus important que de maintenir les possessions norvégiennes sur les îles à l’ouest de l’Écosse et en mer d’Irlande. Le traité de Perth de 1266 laissa les Hébrides et l’île de Man à l’Écosse pour 5 000 marcs et un tribut annuel de 100 marcs. L’Écosse confirmait en même temps la souveraineté norvégienne sur les îles Shetland et les Orcades. Cependant le contrôle de Man par les Écossais ne devint effectif qu’après la défaite des Mannois et de leur dernier roi norvégien, Godfred Magnuson de Man, à la bataille de Ronaldsway en 1275.

[5] L’île de Man, est un territoire formé d’une île principale et de quelques îlots situés en mer d’Irlande, au centre des îles Britanniques. L’île de Man forme une dépendance de la Couronne britannique, c’est-à-dire que l’île n’appartient ni au Royaume-Uni ni à l’Union européenne mais relève directement de la propriété du souverain britannique, actuellement la reine Élisabeth II, qui agit en qualité de « seigneur de Man ». Ce statut n’en fait pas un État reconnu indépendant, mais l’île dispose d’une large autonomie politique et économique. L’île de Man est une terre celte depuis la protohistoire, puis devient un royaume viking au Moyen Âge, soumis à l’influence anglo-saxonne. Les dominateurs scandinaves y ont fondé un système politique basé sur le principe des « citoyens libres » et s’organisant autour du Tynwald qui serait le plus ancien parlement en fonctionnement continu du monde.

[6] Les Shetland, sont des îles britanniques situées en Écosse. Elles forment un archipel subarctique, au nord des Orcades, au sud-est des îles Féroé et à l’ouest de la Norvège. L’archipel constitue une limite conventionnelle et naturelle entre l’océan Atlantique à l’ouest et la mer du Nord à l’est.

[7] Les Orcades, sont un archipel situé au nord de l’Écosse à 16 km de la côte de Caithness. Cet archipel compte 67 îles légèrement vallonnées, dont 16 seulement sont habitées.

[8] L’origine de l’office du Lord Chancelier remonte à la Monarchie carolingienne, dans laquelle un Chancelier agissait comme gardien du Sceau royal. En Angleterre, la fonction date au moins de la Conquête normande de l’Angleterre en 1066. Le Chancelier dirigeait la chancellerie. Autrefois, le Lord Chancelier était presque toujours un membre du clergé, comme au Moyen Âge, ils étaient les rares hommes lettrés du Royaume. Le Lord Chancelier avait alors de multiples fonctions : il était le gardien du Grand Sceau, le chapelain en chef du roi, et son conseiller dans les affaires spirituelles et temporelles. Ainsi, la position est devenue l’une des plus importantes du gouvernement. Il a été seulement devancé au sein du gouvernement par le Lord Justicier (Lord Justiciar), désormais obsolète. En tant que ministre du Roi, le Lord Chancelier assistait à la Curia Regis (Cour du Roi). S’il était un évêque (bishop), il recevait un acte d’assignation à comparaître ; s’il était un ecclésiastique de degré inférieur ou un laïc, il y assistait sans acte d’assignation. La Curia Regis a ensuite évolué pour former le Parlement, et le Lord Chancelier devint le prolocutor de la chambre supérieure, la Chambre des Lords. Comme cela a été confirmé par un statut au cours du règne de Henri VIII, le Lord Chancelier pouvait présider la Chambre des Lords sans être un Lord lui-même. Les devoirs judiciaires du Lord Chancelier ont également évolués depuis la Curia Regis.

[9] Comte d’Arran est un titre de la pairie d’Écosse. Il ne doit pas être confondu avec le titre de comte d’Arran dans la pairie d’Irlande. Les deux titres font référence à des lieux différents : l’île d’Arran en Écosse et les îles d’Aran en Irlande. Le comté écossais est un titre subsidiaire du duc de Hamilton, tandis que le comté irlandais est un titre distinct détenu par la famille Gore.

[10] Le duché de Bourgogne est fondé en 880 à partir du royaume de Bourgogne, par les rois carolingiens Louis III et Carloman II et les membres princiers de leur famille qui se partagent l’Empire carolingien de Charlemagne dont ils ont hérité. Ils féodalisent tous les royaumes carolingiens de France en duchés et comtés vassaux des rois de France. Richard II de Bourgogne (dit Richard le Justicier) est nommé marquis puis premier duc de Bourgogne et un des six pairs laïcs primitifs de France par son suzerain le roi Louis III.

[11] soit le maximum autorisé par l’ordonnance du parlement écossais de 1466

[12] Le palais de Linlithgow est une ancienne résidence royale d’Écosse située à Linlithgow, dans le West Lothian, à environ 25 km à l’ouest d’Édimbourg. Partiellement détruit au 18ème siècle lors de la guerre entre les partisans des Stuarts et le duc de Cumberland, il fait aujourd’hui partie des monuments nationaux de Grande-Bretagne.

[13] Le château de Doune est un château médiéval situé au cœur de l’Écosse, au confluent de la rivière Teith et de la rivière Forth, non loin du village de Doune, à 13 km au nord-ouest de Stirling.

[14] Leith est un quartier de la ville d’Édimbourg en Écosse situé à l’embouchure de la rivière Water of Leith. C’est dans ce quartier que se situent le port d’Édimbourg et le Britannia

[15] L’abbaye de l’ordre de Saint Augustin a été construite en 1128 à la demande du roi David 1er d’Écosse. La légende veut que David ait été attaqué par un cerf alors qu’il chassait, et dans un geste défensif, prenant le cerf par les bois, s’aperçut qu’il tenait un crucifix avant qu’il ne s’échappe. C’est pour montrer sa reconnaissance envers Dieu que David aurait fondé l’abbaye à cet endroit.

[16] Kilmarnock est un burgh du council area de l’East Ayrshire (dont elle est la capitale administrative) en Écosse. Elle est située dans la région de lieutenance d’Ayrshire and Arran.

[17] Inverness est le centre administratif du council area du Highland, et était auparavant la capitale du comté de Inverness-shire et de l’ancienne région du Highland (ainsi que du district d’Inverness au sein de cette région). Elle est, du manière plus générale, la plus grande ville et le pôle d’attraction de toute la région des Highlands. La ville, qui a le statut de Cité, s’est autoproclamée capitale des Highlands. Inverness est située à l’embouchure de la rivière Ness, au nord-est de l’Écosse.

[18] Situé dans la ville de Stirling en Écosse, le château de Stirling est l’un des plus grands et des plus importants châteaux d’Écosse, et même d’Europe occidentale, tant du point de vue historique qu’architectural. Érigé sur la "colline du château" (the castle hill), un crag volcanique, il est entouré sur trois côtés par des falaises à pic, ce qui le rend facile à défendre. Cette caractéristique, ainsi que sa position stratégique, ont fait de lui une importante place forte dès l’origine, objet de lutte entre Écossais et Anglais. Plusieurs rois et reines d’Ecosse y sont nés, morts ou y ont été sacrés.

[19] dont les seigneuries de Galloway, de la forêt d’Ettrick, de Strathearn de Strath Gartney et du Linlithgowshire, ainsi que les châteaux de Threave, Stirling, Doune et Methven, entre autres.

[20] Le titre de duc d’Albany a appartenu à la pairie d’Écosse. Il a été donné occasionnellement aux jeunes fils de la famille royale écossaise, et plus tard britannique, particulièrement dans les maisons Stuart et Hanovre. Le royaume d’Alba est le nom donné primitivement à toute l’Écosse, puis à un duché au nord du fleuve Forth et comprenant les districts de Bread-Albane, Athol, Glenurchy, avec en partie de ceux de Perth et d’Inverness.

[21] Édimbourg est une ville de la côte d’Écosse au Royaume-Uni, et est sa capitale depuis 1532. Elle est le siège du Parlement écossais, qui a été rétabli en 1999.

[22] L’abbaye de Cambuskenneth fut fondée sur ordre du roi David 1er d’Écosse vers 1140. Dédiée à la Vierge Marie, elle était initialement connue sous le nom de l’Abbey of St Mary of Stirling ou parfois simplement sous celui de Stirling Abbey. La route principale descendant de la colline du château depuis les appartements royaux du château de Stirling en direction de l’abbaye était appelée St Mary’s Wynd, nom qui perdura. Cambuskenneth était l’une des plus importantes abbayes d’Écosse, en partie en raison de sa proximité du burgh royal de Stirling, un centre urbain majeur du pays et sa capitale durant un temps. Son statut d’abbaye royale voisine d’une importante citadelle nationale peut être comparé à celui de l’abbaye d’Holyrood vis-à-vis de la ville d’Édimbourg. La royauté, dont le roi Édouard 1er d’Angleterre et plus tard le roi écossais Robert the Bruce, priait régulièrement à l’abbaye. Bruce y tint son parlement en 1326 afin de confirmer la succession de son fils David. En 1486, Marguerite de Danemark mourut non loin, au château de Stirling, et fut enterrée à l’abbaye. En 1488, son mari le roi Jacques III d’Écosse fut tué à la bataille de Sauchieburn et son corps fut emmené à l’abbaye de Cambuskenneth pour y être inhumé.