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Den (pharaon) ou Oudimou

samedi 30 avril 2022, par ljallamion

Den (pharaon) ou Oudimou

Cinquième souverain de la 1ère dynastie (période thinite)

Manéthon l’appelle Ousaphaïdos, Ousaphaïs ou Kenkenès et lui compte 20 ans de règne mais la pierre de Palerme [1] indique un règne beaucoup plus long.

Le Canon royal de Turin [2] l’appelle Qenti et la liste d’Abydos [3] le nomme Sepaty. Il est attesté par de nombreuses sources archéologiques, il aurait eu un règne prospère et de nombreuses innovations lui sont attribuées.

Il fut le premier à utiliser le titre de Roi de Basse et Haute Égypte [4], et le premier représenté comme portant la double couronne [5].

Le sol de sa tombe dans la nécropole d’Oumm el-Qa’ab à Abydos est fait de granit rouge et noir, la première fois en Égypte que cette pierre dure a été utilisée comme matériau de construction. Au cours de son long règne, il a établi plusieurs des modèles de rituels de cour et de royauté utilisés par les souverains ultérieurs et il a été tenu en haute estime par ses successeurs immédiats.   Fils de Ouadji. Sa mère Merneith ou Meret-Neith peut avoir exercé une régence qui semble avoir été contestée, puisque son nom et celui de Den ont été effacés sur leurs vases.

On situe son règne vers 3020 à 2985 av.jc. Les récents travaux scientifiques réalisés pour obtenir une chronologie absolue de l’Égypte dynastique permettent de lui supposer une date d’accession au trône entre 2945 et 2904, voire entre 2928 et 2911 av. jc.

Selon les archives archéologiques, au tout début de son règne, Den a dû partager le trône avec sa mère Merneith pendant plusieurs années. Il semble qu’il était trop jeune pour gouverner.

Par conséquent, Merneith a régné en tant que régente pendant un certain temps. Une telle ligne de conduite n’était pas inhabituelle dans l’histoire de l’Égypte ancienne.

Une innovation importante sous le règne de Den fut l’introduction de la numération par hiéroglyphes. Auparavant, les événements importants de l’année étaient simplement représentés par des signes et des miniatures, parfois guidés par le signe hiéroglyphique rnpt [6], qui signifie année. À partir du règne de Den, les Égyptiens ont utilisé les hiéroglyphes de numération à diverses fins, y compris le calcul des impôts perçus et l’annotation de leurs événements annuels.

Den est le premier roi égyptien attesté par des reliefs rocheux dans la péninsule du Sinaï [7]. Deux ou peut-être même trois reliefs montrent le roi et certains de ses fonctionnaires.

La plupart des événements religieux et politiques du règne de Den sont consignés dans les nombreuses étiquettes en ivoire et dans l’inscription sur la pierre de Palerme. Les tags montrent les développements importants dans la typographie et les arts.

Il consolide l’État avec la création d’une administration centralisée. De son règne datent une série de tombes découvertes à Abydos ainsi que de nombreux mastabas [8] découverts sur le plateau de Saqqarah [9]. Ces tombes sont attribuées généralement aux hauts fonctionnaires du royaume.

Den fut enterré dans une tombe dans la nécropole d’Oumm el-Qa’ab [10] à Abydos, qui est associée aux autres rois de la 1ère dynastie. Le tombeau est l’un des plus grands et des plus finement construits de la région, et le premier à comporter un escalier et un sol en granit.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Den (pharaon)/ Portail de l’Égypte antique/ Catégories : Pharaon/ 1ère dynastie égyptienne

Notes

[1] La pierre de Palerme est un document historique et archéologique conservant une partie des annales royales de l’Ancien Empire égyptien. Le plus gros fragment conservé au musée de Palerme mesure vingt-cinq centimètres de haut et, bien qu’aucune étude n’ait été faite pour déterminer le type de pierre, elle est probablement constituée de basalte.

[2] Le Canon royal de Turin, qui de par son importance est appelé couramment papyrus de Turin, est un papyrus écrit en hiératique. Il est exposé au musée égyptologique de Turin. La face avant du papyrus donne des listes de noms de personnes et d’institutions avec ce qui semble être une taxe ou un impôt pour chaque évaluation. Le verso mentionne une liste de dieux et de demi-dieux et les noms et années de règne de plus de 300 rois et pharaons, depuis le règne des dieux jusqu’aux débuts de la XVIIIème dynastie. Le texte date des débuts de l’époque ramesside car le dernier pharaon à y figurer est Mérenptah, fils et successeur de Ramsès II.

[3] Abydos est une ancienne ville sainte d’Égypte vouée au culte du dieu Osiris, et située à 70 km au nord-ouest de Thèbes. Aujourd’hui sur le territoire de l’antique Abydos s’élève l’actuelle ville de Madfounek. Les prêtres d’Abydos prétendaient posséder une relique de toute première importance : la tête du dieu Osiris. On y a découvert les tables d’Abydos qui mentionnent deux séries de noms de pharaons allant jusqu’à la XVIIIème dynastie.

[4] L’Égypte se définit essentiellement par rapport au Nil. La Basse Égypte est donc « basse » par référence au sens de l’écoulement du fleuve (du sud, plus haut, vers le nord, en aval) et donc à son altitude. Son relief est également peu accusé. C’est la partie la plus au nord de l’Égypte, depuis la Méditerranée, avec le delta du Nil, jusqu’à la région du Fayoum avec Le Caire. La Haute-Égypte est la partie sud de l’actuelle Égypte. De tout temps, le Nil ayant été l’axe de préoccupation principal des Égyptiens, c’est donc à lui que fait référence le qualificatif haut. Le Nil prenant sa source en Afrique centrale (dans la région des Grands Lacs) et se jetant dans la mer Méditerranée dans le delta au nord, il est logique (selon la loi de l’écoulement des fleuves) que le sud du pays soit plus élevé que le nord. C’est pourquoi la Haute Égypte correspond à la partie méridionale du pays, de la région d’Aphroditopolis (au sud de Memphis) jusqu’au haut barrage d’Assouan, près de la première cataracte, c’est-à-dire à la frontière nord de la Basse Nubie.

[5] rouge et blanc, nommée Pschent

[6] panicule de palmier chauve

[7] Le Sinaï est une péninsule égyptienne d’environ 60 000 km², à la forme triangulaire et située entre la mer Méditerranée (au nord) et la mer Rouge (au sud). Elle est géographiquement située en Asie du Sud-Ouest. Sa frontière terrestre longe le canal de Suez à l’ouest et la frontière entre l’Égypte et Israël et la bande de Gaza au nord-est.

[8] Le mastaba est un édifice funéraire égyptien servant de sépulture aux pharaons des deux premières dynasties, ainsi qu’aux hauts dignitaires, de l’époque archaïque au Moyen Empire égyptien.

[9] Saqqarah est une vaste nécropole de la région de Memphis. Elle connaît une occupation ininterrompue tout au long de l’histoire de l’Égypte antique : de ce fait, tombes royales et sépultures plus modestes se côtoient et présentent de nombreux témoignages sur la vie quotidienne de l’Égypte ancienne.

[10] Oumm el-Qa’ab est la nécropole de rois de la période prédynastique égyptienne, de tous ceux de la 1ère dynastie et de deux rois de la 2ème dynastie. Son nom veut dire : la mère des cruches. Elle est ainsi nommée à cause de la grande quantité de poteries trouvées à cet endroit. Globalement, on estime à environ huit millions le nombre de poteries qui y ont été déposées en offrande. Elle est située à environ 1,5 km d’Abydos, dans le désert.