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Combat d’Herbach, Delmensingen, de Kelmuntz et de Biberach en mai 1800

mardi 1er mars 2022, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 23 août 2021).

Combat d’Herbach, Delmensingen, de Kelmuntz et de Biberach en mai 1800 Moreau continue sa conquête de l’Allemagne, et toujours des victoires.


Bonaparte a fini victorieusement sa campagne d’Italie, mais l’Autriche malgré sa défaite italienne n’est pas encore à genoux, elle dispose d’une armée tré puissante en Allemagne, cette armée peut si elle le désire envahir la France.

Bonaparte devenu premier consul de France le 18 brumaire an VIII [1], remet le commandement de l’armée d’Allemagne au général Moreau , celui-ci n’écoute pas les plans de Bonaparte, et se fit uniquement à son instinct, son but est clair, battre l’Autriche chez elle et l’abattre pour de bon.

Pour cela, il dispose d’une armée de 96 929 fantassins partagés en 123 bataillons, 15 478 cavaliers en 137 escadrons et 6830 artilleurs servant 116 pièces et groupés en 61 compagnies.

Kray , lui, dispose de 98 000 fantassins, 25 000 cavaliers et 7500 artilleurs. Les deux armées disposent donc de forces égales.

Moreau et ses excellents lieutenants Lecourbe , Gouvion-St-Cyr , Decaen , Richepanse , Ney , vont remporter d’éclatantes victoires à Stockach [2], Menningen [3], Hochstadt, Nordlingen, Engen, Maskirch, et enfin Hohenlinden, le triomphe final.


Bataille d’Erbach

Kray, attendait encore les deux détachements venant de Mauheim, sous Frédéric-Louis de Hohenlohe-Ingelfingen et Fresnel : craignant que Gilles Joseph Martin Bruneteau, vicomte de Sainte-Susanne ne les empêchât de se joindre à lui, il résolut d’attaquer ce général, un peu aventuré sur la gauche du Danube [4].

En conséquence, le 16 mai au matin, Starray , avec un corps de 20 000 hommes, s’avança en 4 colonnes sur Sainte-Susanne . L’archiduc Jean-Baptiste d’Autriche , chargé de faire des démonstrations le long du Danube, assaillit Legrand par Ringingen et Erbach.

Le centre de l’ennemi marcha vers Papelau [5] et la droite sur le général Joseph Souham , à Asch et Gerhausen. La ligne française était trop étendue, et le principal effort des ennemis s’opérant pour enlever à Sainte-Susanne l’appui du Danube, la division Legrand fut coupée en deux ; mais l’indécision de Starray empêcha cet incident de devenir funeste : pendant que Legrand, défendant avec vigueur les bois de Dischingen, faisait retirer sa première brigade derrière le bois de ce nom, sa seconde brigade, aux ordres de Drouet eut ordre de reprendre Pfrauensham, afin de rétablir la communication avec Souham, en dégageant la route de Ringingen.

Drouet, força l’ennemi à battre en retraite. Ce succès et une partie de la réserve, qui vint appuyer Legrand, permirent à ce général de se maintenir près de Dischingen.

Souham résistait heureusement sur les hauteurs de Seissen, où il était moins vivement pressé par la droite de Starray, et reprit même Palpelau dont l’ennemi s’était emparé. Decaen repoussa la colonne autrichienne qui attaqua Souderbusch.

La ligne se rétablit dès lors, et le combat se maintenait depuis 12 heures, quoique sans avantages marqués d’aucun cotés, lorsque le canon de Saint-Cyr se fit entendre sur la droite du Danube.

Ce général avait à peine soupçonné le danger de Sainte-Susanne, qu’il s’était hâté de repasser l’Iller, se portant au pas de course à un gué du Danube. Starray, craignant d’être coupé, rétrograda en hâte sur Ulm, et l’aile gauche reprit ses premières positions.

Le Brisgau [6] et les pays entre le Danube et le Rhin, occupés par les français, étaient alors exposés aux courses de partisans organisées par les comtes de Mier et de Walmoden. Ces bandes firent quelques coups de main hardis, et causèrent d’abord quelques inquiétudes sur les bord du Rhin, mais elles étaient trop faibles pour exercer aucune influence sur les opérations des 2 armées.

Bataille de Delmensingen :

Moreau, Saint-Cyr et Sainte-Suzanne, repassèrent, le 20, sur l’aile droite du Danube. Le dernier appuya sa droite à L’iller, s’étendant parallèlement au Danube, afin de couvrir la nouvelle ligne d’opérations.

Kray, informé de ce mouvement, fit sortir le 22 au matin l’archiduc Jean-Baptiste d’Autriche avec environ 12 000 hommes, pour observer les français et attaquer, si l’occasion était favorable, le corps resté devant lui. Ce prince, arrivé près d’Erbach, fit, jusqu’à 3 heures, de simples démonstrations entre Donanstetten et Donanrieden.

Une colonne de cavalerie autrichienne franchit ensuite le fleuve au gué d’Erbach et protégea l’établissement d’un pont ; le reste du corps de Jean-Baptiste d’Autriche passa le Danube, et se formant entre Achstetten et Delmensingen, attaqua les français.

Decaen, chassé de Delmensingen, se défendit avec vigueur dans les bois en arrière, jusqu’au moment où, renforcé par la cavalerie de la réserve, il reprit le village qui venait de lui être enlevé.

Legrand, de son coté, repoussa la droite de l’ennemi et la rejeta en désordre sur la rive gauche du Danube, par le pont d’Oenfingen.

Cette action très meurtrière laissa entre les mains des français quelques centaines de prisonniers, et ne changea rien au projet de Moreau, de se porter par le Lech [7] sur la ligne de retraite de Kray ; cette manœuvre était d’autant plus urgente, qu’il fallait étendre la base des approvisionnements de l’armée républicaine, resserrée entre l’Iller et le lac de Constance [8], dans un pays presque épuisé de vivres.

Bataille de Kelmuntz :

L’armée ainsi postée resta quelques jours dans l’inaction, inaction qui devait compromettre les flanqueurs de Richepanse. En effet, Kray s’étant convaincu de l’isolement de ce corps aventuré entre l’Iller et le Danube, dirigea dans la nuit du 4 au 5 juin, sur la gauche de l’Iller, près de 30 000 hommes, qui effectuèrent au jour une attaque générale extrêmement vive.

26 000 hommes, portés entre la Kamlach et l’Iller, étaient destinés à contenir l’armée française. Moreau, qui avait de tous ses moyens provoqué cette sortie, se trouvait ainsi sur le point de se voir dupé se son propre stratagème.

Il avait bien ordonné, en cas d’attaque, de refuser la gauche et de se contenir à droite, pour conserver sur l’Iller les ponts par où l’on voulait se rallier à Grenier ; mais la ligne de Richepanse, trop étendue et trop vivement attaquée, n’eut pas le temps d’exécuter ces dispositions.

Lecourbe, après avoir prélevé 600 000 florins à Augsbourg [9], avait eu l’ordre d’en partir le 3 pour revenir sur la Wurtach et à Buchloe ; la réserve et le centre se portèrent en hâte sur l’Iller, que Grenier traversa avec la division Ney, pour secourir la gauche.

Les premiers succès furent pour les autrichiens qui, formés en cinq colonnes, rompirent la ligne française et manœuvrèrent pour la prendre à revers. Walther qui gardait Schwendi [10] et Schomberg, fut vivement attaqué et forcé de se replier sur les hauteurs de Guttenzell [11], où Richepanse, avec sa réserve, opposait la plus opiniâtre résistance à l’ennemi.

Celui-ci, néanmoins, gagnait, vers Ochsenhausen [12], les derrières de l’armée républicaine. Walther, pour l’arrêter, eut ordre de se replier sur les hauteurs d’Edelbeuren [13].

La brigade Sahuc avait été forcée d’évacuer Oberbalzheim [14] ; mais sachant que Ney accourait au secours des troupes engagées, elle tenait encore en arrière de ce poste, pour lui donner le temps d’arriver. Ney déboucha enfin à la course par le pont de Kelmuntz.

Son arrivée excita l’émulation des soldats de Sahuc qui firent un effort et rentrèrent dans le village dont ils avaient été dépostés.

Au même instant, une colonne autrichienne soutenue par 8 pièces de canon, et qui avait tourné les montagnes boisées de Weidebuhl, débouchait derrière Kirchberg, se dirigeant sur Kelmutz.

Grenier ordonna à Ney de faire volte-face et de la charger : cet intrépide général se porta par une contre-marche sur le plateau de Kirchberg, aborda les batteries l’arme au bras, les emporta et se précipita sur la colonne ennemie. Celle-ci fut mise aussitôt en désordre, et si complètement culbutée, qu’elle prit la fuite, abandonnant plus de 1000 prisonniers et ses 8 canons.

Richepanse dégagé par ce succès de Ney reprit l’offensive, et repoussa vivement le centre des impériaux. Une nouvelle colonne autrichienne arrivait vers Reinstetten au moment où tout était décidé. Le général Sporck qui la commandait, s’étant avancé pour reconnaître les français, fut fait prisonnier. Sa colonne, sans chef et incertaine de ce qui se passait sur le reste de la ligne, se retira sur la hauteur d’Hurbel, qu’elle évacua pendant la nuit.

Une brigade française qui avait été coupée vers Ochsenhaussen, et qui n’avait reçu que fort tard l’ordre de se replier, culbuta 3000 bavarois qui gardaient ce poste, et gagna Wurzach [15] par une marche forcée.

Ce succès et l’arrivée de la division Delmas débouchant le soir de Kelmutz vers Guttenzell, décidèrent Kray à ordonner la retraite sur Ulm, l’armée autrichienne avait, dans cette journée, perdu plus de 4000 hommes, plusieurs canons et 30 caissons.

En cherchant un motif aux manœuvres des autrichiens, on a supposé que le projet de Kray avait été de rétablir ses communications avec le Tyrol [16].

Ce projet, qui ne pouvait s’exécuter qu’en mettant en action toute l’armée, était impraticable avec les seules forces qu’on y employa ; ces forces était en même temps trop faibles et trop mal dirigées pour enlever la gauche des français.

C’était avec 50 000 hommes dont le principal effort aurait été dirigé sur le point de jonction de Grenier et de Richepanse, par où les renforts pouvaient arriver, qu’il aurait peut-être été possible d’arriver à cet important résultat

Bataille de Biberach 9 mai 1800

La bataille de Biberach s’est déroulée à Biberach an der Riss, à 35 kilomètres au sud-ouest d’Ulm [17], le 9 mai 1800 dans le cadre de la guerre de la Deuxième Coalition [18]. Elle a opposé des troupes françaises commandées par Laurent Gouvion Saint-Cyr à une partie de l’armée autrichienne commandée par Pál Kray .

À la fin du mois d’avril 1800, une armée française commandée par J ean Victor Marie Moreau avait traversé le Rhin près de Bâle [19]. Puis, le 3 mai, Moreau avait capturé la base de ravitaillement de Kray à Stockach [20] et à Engen, et l’avait contraint à la retraite. Deux jours plus tard, Kray avait fait face à ses poursuivants à la bataille de Messkirch [21] mais avait été battu à nouveau.

Le 9 mai, les troupes de Gouvion Saint-Cyr ont rattrapé une partie de l’armée de Kray à Biberach an der Riss et les deux camps se sont à nouveau battus.

P.-S.

Source : Monique Hermite Historia mensuel - 01/01/2006 - N° 709, Hérodote, Dictionnaire le Petit mourre, encyclopédie Imago Mundi, Wikipédia, La révolution française tome 1 à 5 de Michel Vovelle Edition Messidor/livre club Diderot. H. Léonardon, Herodote.net,l’Histoire de France, historia,l’Histoire....

Notes

[1] 9 novembre 1799

[2] La seconde bataille de Stockach eut lieu à Stockach, le 3 mai 1800 (12 floréal de l’an VIII), entre l’armée française commandée par Claude Jacques Lecourbe et l’armée autrichienne commandée par le prince Joseph-Marie de Lorraine-Vaudémont et se solda par une victoire française.

[3] Memmingen est une ville dans l’état fédéral allemand de Bavière, dans le district de Souabe. Memmingen est située près de la frontière de l’État de Bade-Wurtemberg, aux rives de l’Iller, 50 kilomètres au sud de Ulm et 115 kilomètres au sud-ouest de Munich. La vieille ville, entourée de remparts en grande partie préservés, conserve aujourd’hui encore l’apparence caractéristique d’une cité marchande du Moyen Âge.

[4] Le Danube est le deuxième fleuve d’Europe par sa longueur (après la Volga qui coule entièrement en Russie). Il prend sa source dans la Forêt-Noire en Allemagne lorsque deux cours d’eau, la Brigach et la Breg, se rencontrent à Donaueschingen où le fleuve prend le nom de Danube. La longueur du Danube dépend du point de départ considéré : 2 852 km pour la confluence de Donaueschingen mais 3 019 km à partir de la source de la Breg. Il coule vers l’est et baigne plusieurs capitales de l’Europe centrale, orientale et méridionale

[5] Blaubeuren est une ville de Bade-Wurtemberg (Allemagne), située dans l’arrondissement d’Alb-Danube, dans la région Donau-Iller, dans le district de Tübingen. Victoire des Français sur les Autrichiens en 1800

[6] Le Brisgau est une région naturelle et historique d’Allemagne, située dans le Sud-Ouest de l’actuel land de Bade-Wurtemberg. Elle est délimitée à l’ouest par le Rhin, à l’est par la forêt Noire, au nord par l’Ortenau et au sud par le Markgräflerland. Sa principale ville est Fribourg-en-Brisgau.

[7] Le Lech est une rivière d’Autriche et d’Allemagne et un affluent en rive droite du Danube. Il prend sa source dans le Formarinsee, un lac d’altitude situé à plus de 2 000 mètres près de la station de sports d’hiver de Lech am Arlberg, dans le Vorarlberg, en Autriche. Il s’écoule alors dans une direction nord-nord-est, alimenté par plusieurs lacs, dont le Plansee, le Weissen-See, l’Hopfen-See et le Bannwaldsee.

[8] Le lac de Constance est un ensemble de plusieurs plans d’eau situés au nord des Alpes, à la frontière entre l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche, alimenté principalement par le Rhin.

[9] Augsbourg est une ville allemande située dans le Land de Bavière, en Souabe bavaroise, sur la Route romantique.

[10] Schwendi est une commune de Bade-Wurtemberg (Allemagne), située dans l’arrondissement de Biberach, dans la région Donau-Iller, dans le district de Tübingen.

[11] Gutenzell-Hürbel est une commune de Bade-Wurtemberg (Allemagne), située dans l’arrondissement de Biberach, dans la région Donau-Iller, dans le district de Tübingen.

[12] Ochsenhausen est une ville d’Allemagne situé dans le Land Bade-Wurtemberg, entre les villes Biberach an der Riß et Memmingen. Cette localité est surtout réputée pour son abbaye impériale, fondée par les Bénédictins.

[13] Edelbeuren fait partie de la commune d’ Erolzheim dans le district de Biberach en Haute-Souabe.

[14] Balzheim est une commune de Bade-Wurtemberg (Allemagne), située dans l’arrondissement d’Alb-Danube, dans la région Donau-Iller, dans le district de Tübingen.

[15] Bad Wurzach est une ville du sud de l’Allemagne dans le land du Bade-Wurtemberg, sur la Route Baroque de Haute-Souabe. Elle est bien connue comme station thermale. C’est d’ailleurs la plus ancienne du Bade-Wurtemberg. Elle est située à 25 km au nord de Ravensburg dans la région de Haute-Souabe. C’est depuis 1950 que la ville porte le prédicat Bad. En superficie, elle est la troisième commune du Land de Bade-Wurtemberg, après Stuttgart, qui est la capitale de l’État, et Baiersbronn.

[16] Le comté de Tyrol était un comté du Saint Empire romain germanique, ayant pour capitale la ville de Merano puis à partir de 1420, Innsbruck. C’est en 1140 que naît le comté. Cet État a existé pendant plus de 750 ans, jusqu’à sa division en 1919 par le traité de Saint-Germain-en-Laye.

[17] Ulm est une ville du Bade-Wurtemberg, dans le sud de l’Allemagne, dont la plus grande partie se trouve sur la rive gauche du Danube. Formant un ensemble urbain avec la ville de Neu-Ulm, sur la rive droite, en Bavière, la ville forme un arrondissement urbain (en allemand : Stadtkreis) à elle seule, et est le siège de l’Arrondissement d’Alb-Danube (Alb-Donau-Kreis). Riche d’histoire et de traditions, ancienne cité impériale libre, elle est aujourd’hui un important centre économique grâce à une forte activité industrielle. Importante ville universitaire, avec une université et une Hochschule, Ulm est aussi mondialement connue pour la flèche de sa « cathédrale » qui est la plus haute du monde.

[18] La Deuxième Coalition (1798/1802) est le deuxième groupement de plusieurs puissances européennes pour contenir la France révolutionnaire, si possible abattre le régime républicain et rétablir la monarchie. La Deuxième Coalition, formée à l’instigation de la Grande-Bretagne, de septembre 1798 à mars 1799, comprenait la Russie, l’Autriche, la Turquie, les Deux-Siciles, quelques princes allemands et la Suède. Elle prit fin après la signature des paix de Lunéville en 1801 et d’Amiens en 1802.

[19] Bâle est une ville de Suisse. C’est la 3ème ville la plus peuplée après Zürich et Genève, et le chef-lieu du canton de Bâle-Ville. Le 13 juillet 1501 représente une date historique puisque Bâle décide d’entrer dans l’alliance des Confédérés, en raison de sa situation limitrophe très exposée. Les délégués suisses sont accueillis par la formule : Soyer les bienvenus à Bâle, sur territoire suisse. Contre l’engagement de neutralité en cas de conflit contre les Confédérés, Bâle reçoit une place à part parmi les autres cantons. La ville peut ainsi jouir pendant des siècles d’une tangible évolution. En 1504 commence la construction de l’hôtel de ville (Rathaus), sis sur la place du Marché (Marktplatz), au centre-ville, et siège actuel du gouvernement de Bâle-Ville. La situation politique évolue. Le 12 mars 1521, les statuts du Conseil sont révisés. L’évêque est écarté de la nomination des autorités urbaines. C’est ainsi la fin de son pouvoir temporel dans la cité. Le dernier évêque fut Christoph von Utenheim. En 1585, paiement de 200 000 florins à l’évêque en échange de sa renonciation à l’ensemble de ses droits sur la ville.

[20] La seconde bataille de Stockach eut lieu à Stockach, le 3 mai 1800 (12 floréal de l’an VIII), entre l’armée française commandée par Claude Jacques Lecourbe et l’armée autrichienne commandée par le prince Joseph-Marie de Lorraine-Vaudémont et se solda par une victoire française.

[21] La bataille de Moesskirch se déroule pendant la guerre de la Deuxième Coalition.Le 25 avril 1800, l’armée d’Allemagne, sous les ordres de Moreau, passe le Rhin entre Kehl et Schaffhouse. La 1ère demi-brigade fait partie du corps Gouvion Saint-Cyr. Débouchant de Vieux-Brisach, elle se bat à Saint-Georgen et à Fribourg, passe la Forêt-Noire, s’empare de Stuhlingen, à 25 km au sud de Donaueschingen, et participe le 3 mai au combat du plateau d’Engen. Les Autrichiens se retirent sur Meßkirch et s’établissent sur une position favorable à la défensive, leur donnant des vues étendues. Les 4 et 5 mai, les assauts des français sont repoussés mais aussitôt renouvelés. Les Autrichiens se renforcent sur leur droite, à l’ouest de Messkirch. La 1ère demi-brigade, jusqu’alors en réserve, est engagée. Malgré le feu nourri de l’adversaire, les soldats français s’emparent de Krumbach et des hauteurs qui dominent le village à l’ouest et au nord. Les Autrichiens, débordés eux-mêmes, se replient sur Sigmaringen le 5 mai 1800. L’armée française ne relâche pas son étreinte et se porte à Biberach, où l’adversaire a d’importants magasins.