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Robert Arnauld d’Andilly

samedi 22 janvier 2022, par ljallamion

Robert Arnauld d’Andilly (1589-1674)

Conseiller d’État-Spécialiste des questions financières

Proche de Marie de Médicis. Par l’élégance de sa langue, il figure parmi les grands poètes, écrivains et traducteurs du français classique au 17ème siècle. Fervent catholique, il a joué un rôle important dans l’histoire du jansénisme [1], et fut l’un des Solitaires de Port-Royal des Champs [2]. Passionné d’arboriculture, il s’est illustré également dans le développement de l’art de tailler les arbres fruitiers.

Robert Arnauld est l’aîné des 20 enfants de l’avocat Antoine Arnauld, procureur général de Catherine de Médicis, et de Catherine Marion. Il est à la tête d’une prestigieuse et nombreuse fratrie, qui compte parmi ses membres Jacqueline future mère Angélique, Henri qui sera évêque d’Angers [3], ou encore le docteur de Sorbonne, Antoine dit le grand Arnauld.

Pourvu d’une solide éducation humaniste, il a pour précepteur le fils de Denis Lambin , grand érudit de la Renaissance, avant d’être formé par son oncle Claude Arnauld, trésorier général de France [4]. Promis à une brillante carrière politique, Robert entre à 16 ans au service d’un autre oncle paternel, l’intendant des finances [5] Isaac Arnauld .

À partir de 1611, grâce à la protection de la reine mère Marie de Médicis, Robert Arnauld d’Andilly assiste au Conseil d’État [6], aux côtés de Nicolas de Neuville de Villeroy, Nicolas Brûlart de Sillery, Pierre Jeannin , Concino Concini et son épouse Léonora Dori dite Galigaï, le Père Coton, Louis Dolé et l’ambassadeur d’Espagne et le nonce [7] Guido Bentivoglio. C’est ce dernier qui, en 1621, emmènera Henri, le frère de Robert, lors de son retour à Rome, lui ouvrant la voie à la carrière épiscopale. Pendant ce voyage, Robert Arnauld défend les intérêts du Nonce en France.

Âgé de 24 ans, en 1613, Robert Arnauld fait un mariage avantageux avec Catherine Le Fèvre de la Boderie, âgée de 14 ans et issue d’une famille normande de petite noblesse. Son père, Antoine de la Boderie, a été secrétaire d’ambassade à Rome, ambassadeur en Flandre [8], chargé de mission en Angleterre, enfin membre du Conseil des finances. Robert Arnauld lui sera très attaché. C’est par sa femme qu’il entre en possession du domaine d’Andilly [9], qu’il revend rapidement. Il réside aussi fréquemment dans une propriété de Pomponne [10], qui appartient alors au demi-frère de sa femme. La mariée apporte également ses terres de Chelles [11] et des Briottes, ainsi que diverses rentes.

La mort de Henri IV accélère son ascension, dans l’ombre de son protecteur et grâce à la faveur de Marie de Médicis. D’août 1615 à mai 1616, alors que cette dernière traverse le royaume avec le jeune roi Louis XIII et sa sœur Élisabeth pour leur double mariage avec les héritiers du trône d’Espagne, la régente confie la gestion des affaires de Paris à Isaac Arnauld. En tant que son premier commis, c’est Robert Arnauld d’Andilly qui rédige les actes officiels.

Cela lui vaudra, au retour, de recevoir une pension royale. S’il ne prend pas la succession de son oncle à la mort de ce dernier, en 1617, il devient néanmoins conseiller d’État le 9 mars 1618, avec 2 000 livres de gages.

Chargé d’apurer les comptes des gardes suisses [12] du maréchal de Bassompierre , il parvient à faire réaliser une économie de 100 000 livres au Trésor, mais s’attire l’inimitié de l’ambassadeur de France en Suisse Pierre de Castille, gendre du surintendant des finances, le président Jeannin. Il est ensuite l’un des commissaires chargés du procès de Claude Barbin , bien qu’il eut de la sympathie pour lui. Expert en matières financières, Robert Arnauld devient ensuite premier commis du nouveau surintendant des finances, M. de Schomberg , qui succède au président Jeannin.

Accompagnant le roi dans son expédition guerrière contre le soulèvement des Huguenots du Midi, en 1620, il est présent lors des négociations entre le roi et la reine mère qui suivirent la bataille des Ponts-de-Cé [13]. À cette occasion, il rencontre l’abbé de La Cochère [14], Sébastien Le Bouthillier dont Robert connaît bien le frère, Claude Bouthillier. Il lui présente l’un de ses amis, l’abbé de Saint-Cyran Jean Duvergier de Hauranne, un proche de Jansenius.

Cette rencontre aura un caractère décisif pour Robert Arnauld. Elle scelle également, sans le vouloir, le destin de l’abbaye de Port-Royal des Champs [15] : en 1623, il provoque la rencontre décisive entre sa sœur et l’abbé de Saint-Cyran, qui ne tarde pas à prendre un irrésistible ascendant sur la Mère Angélique et sur les religieuses, et sera choisi, en 1633, pour être confesseur de l’abbaye.

En janvier 1622, Robert Arnauld profite d’un voyage à Lyon pour faire une autre rencontre, celle de François de Sales, quelques jours avant sa mort. À son retour, le roi lui propose la survivance de la charge de secrétaire d’État de Monsieur de Sceaux, en échange de 100 000 livres de rente à verser aux héritiers. Dans ses Mémoires, il écrira plus tard qu’il n’en avait aucun regret, étant opposé au principe même de la vénalité des charges.

En 1623, il obtient la charge enviée d’intendant général de la maison de Gaston d’Orléans, frère du roi et grand conspirateur. Robert Arnauld intrigue pour remplacer Jean-Baptiste d’Ornano , le favori de Monsieur et il est lui-même inquiété lorsque celui-ci, compromis dans la conspiration de Chalais [16] est embastillé en 1626, Robert Arnauld semble avoir été impliqué dans ce complot visant à empêcher le mariage de Gaston d’Orléans avec Mademoiselle de Montpensier Marie de Bourbon-Montpensier . La reine mère prenait au sérieux le risque que le couple ait un enfant avant celui de Louis XIII, au moment même où la santé de ce dernier se révélait fragile.

Dès lors, Gaston, le tenant pour un traître, veut l’éloigner, et Richelieu, qui avait pourtant songé à le faire secrétaire d’État aux Affaires étrangères, accède à sa demande. Pendant sa défaveur, l’aîné des Arnauld se retire dans ses terres d’Andilly et de Pomponne, où il s’adonne à l’écriture de Recueils d’État et surtout à l’arboriculture et au jardinage, une passion qu’il conserve jusqu’à la fin de ses jours.

C’est au temps de sa disgrâce qu’il se découvre un talent pour la poésie religieuse. Il fait paraître en 1628, 58 “Stances” pour Jésus-Christ dans lesquelles il relate la vie de Jésus jusqu’à sa Passion sur la croix.

Il est l’ami des plus belles plumes de son temps, qui le regardent comme un égal et comme un maître.

Accusé de comploter contre sa patrie au profit des Espagnols et soupçonné d’hérésie, son ami Saint-Cyran s’attire les foudres de Richelieu qui le fait emprisonner en 1638. Robert Arnauld le visite chaque jour dans sa prison, grâce à l’intercession de Marie-Madeleine de Vignerot du Plessis, duchesse d’Aiguillon [17] auprès de son oncle le cardinal ; Saint-Cyran ne sera libéré qu’au printemps 1643, après la mort du cardinal, pour mourir quelques mois plus tard, léguant son cœur à Robert Arnauld.

En 1642, Robert Arnauld d’Andilly obtient de Louis XIII que son fils Simon Arnauld de Pomponne soit nommé intendant de la place forte [18] de Casal [19], dans les collines du Montferrat [20]. Le Montferrat est alors un enjeu important pour le contrôle de l’Italie du nord.

En 1643, Anne d’Autriche songe à lui confier l’éducation du jeune Dauphin. C’est sans doute à cette occasion qu’il écrit son Mémoire pour un souverain, dont deux copies manuscrites sont conservées à la Bibliothèque de l’Arsenal. On y trouve un véritable programme politique : interdiction des duels, bannissement du luxe, abolition de la vénalité des charges, attribution des bénéfices ecclésiastiques à des hommes de sçavoir et de piété exclusivement, meilleure répartition de la fiscalité. La surintendance de la maison du roi ne lui fut pas attribuée : elle échut à Mazarin. Sur la question des duels, il put mettre son programme en application, puisqu’il fut chargé en 1643 de la rédaction d’un décret les interdisant. Ce texte n’eut pas plus d’effet que les précédents.

Courtisan élégant, il est l’un des hommes les plus en vue du règne. Toutefois, au milieu des années 1640, alors que son étoile brillait au firmament de la vie politique et sociale, et sans être, comme il l’avait été par le passé, victime d’aucune cabale, il se lasse peu à peu des fastes de la cour et décide de tout quitter pour se retirer au désert : en décembre 1644, il fait ses adieux à la reine et part vivre en ermite dans les parages de l’abbaye de Port-Royal.

Cette conversion du mondain en ermite ne laisse pas de surprendre. Elle suscite d’abord une certaine méfiance des Solitaires eux-mêmes, et il semble vivre à l’écart de leur compagnie même.

La retraite d’Arnauld d’Andilly à Port-Royal des Champs, vers 1645, est aussi une retraite poétique : s’il n’abandonne jamais l’écriture, il réserve son talent aux traductions, et passe rapidement maître dans cet art.

Malgré cette prédilection pour la prose qui marque sa retraite, d’Andilly ne renie pourtant jamais son passé de poète.

En juin 1652 paraît une nouvelle mazarinade, d’une grande qualité littéraire, intitulée “La vérité toute nue”, ou Advis sincère et désintéressé sur les véritables causes de l’Estat et les moyens d’y apporter le remède. Elle est anonyme, mais l’auteur se désigne d’un je d’autant plus insistant qu’en une vingtaine de pages, il ne cite aucune autorité, aucun auteur, aucune locution latine.

Elle circule d’abord sous une forme manuscrite, puis imprimée dès le mois d’août, sans doute par l’éditeur Jean Rousse. Quoiqu’elle ait longtemps été attribuée au père Faure, confesseur de la Reine, son véritable auteur semble bien être Robert Arnauld d’Andilly.

Arnauld d’Andilly dénonce, avec une solide connaissance des acteurs du conflit, leurs collusions d’intérêt et leurs jeux cyniques. Mais plus encore, il s’attaque aux milieux financiers, intendants et surintendants, parlementaires et contrôleurs, qui ont dissipé les finances publiques, et ne se prive pas d’en citer les noms. Il y développe l’idée que la guerre civile que connaît le royaume est un châtiment divin, idée qu’il avait déjà ébauchée en 1642 dans ses Stances sur diverses vérités chrétiennes.

En 1652 paraît un livre intitulé La Manière de cultiver les arbres fruitiers, publié sous le nom d’Antoine Legendre, curé d’Hénonville. Bien que ce personnage existe réellement, l’ouvrage a été attribué dès 1677 à l’abbé de Pontchâteau, et ce n’est qu’en 1716 que le nom de Robert Arnauld d’Andilly fut proposé pour la première fois. À partir du xixe siècle, seule l’attribution à d’Andilly demeure, qui n’est plus remise en cause.

L’Église, à travers la bulle “Cum occasione” en 1653, prend clairement position contre le jansénisme et exige de tous les membres du clergé la signature d’un formulaire portant condamnation de cinq propositions attribuées à Jansénius.

L’abbé de Bouzeisn Amable de Bourzeis , un janséniste proche de Mazarin, échoue à persuader le Cardinal que Port-Royal ne représente pas un danger. Il prévient alors les Messieurs, qui songent d’abord à déléguer Antoine Singlin auprès du ministre, avant de se décider pour Robert Arnauld. Via la Duchesse de Chevreuse Marie de Rohan , il entame alors une longue correspondance secrète avec Mazarin.

Ce dernier a fait recevoir, dès le mois de juillet 1653, la bulle papale condamnant les cinq propositions attribuées à Jansenius ; il espère, par ce geste, se concilier le Saint-Père, qui favorise ses adversaires espagnols, et en France même, les anciens chefs de la Fronde, le cardinal de Retz et le prince de Condé. Mais, déçu de l’attitude de Rome, il décide d’en savoir plus sur ce qui se trame chez les Jansénistes.

Claude Auvry, évêque de Coutances [21], lui sert d’intermédiaire auprès de Robert Arnauld ; leur correspondance, toujours secrète, se poursuivra jusqu’en 1659.

C’est ainsi que Robert Arnauld intervient auprès de Mazarin pour défendre Roger du Plessis-Liancourt , duc de La Roche-Guyon, à qui l’abbé Picoté, prêtre de Saint-Sulpice [22], refuse l’absolution en raison de ses sympathies jansénistes. Pour protéger son frère Antoine, il endosse la publication de sa Lettre à une personne de condition, qui traite de cette question théologique.

Le 26 août 1664, revenu en hâte à Paris, il tente inutilement de dissuader l’archevêque Hardouin de Péréfixe de Beaumont de procéder à l’enlèvement de 12 moniales, proscrites et exilées parce qu’elles refusaient de signer le Formulaire. Parmi celles-ci se trouvaient trois de ses filles, dont la mère Angélique de Saint-Jean.

À la suite de cet épisode, il reçoit l’ordre de se retirer à Pomponne ; il doit se soumettre et quitter une nouvelle fois Port-Royal des Champs, cette fois pour plusieurs années. La relégation est douce, dans ce domaine qu’il aime et où il vit entouré de ses petits-enfants.

À la demande de son fils, il rédige entre 1666 et 1667 ses Mémoires destinés à faire connaître sa vie et celle de ses ancêtres à ses petits-enfants. Les vies exemplaires de ses oncles, de ses neveux solitaires, de son fils même, se répondent afin de former une galerie de portraits exemplaires et une voie à suivre. Au-delà de leur visée pédagogique, ces mémoires permettent surtout à d’Andilly de recomposer l’histoire familiale afin de donner à voir la vertu des Arnauld et de s’opposer aux calomnies pouvant circuler sur leur compte.

La paix de l’Église [23], en 1669, illumine ses dernières années : il fait une apparition remarquée à Versailles [24] en septembre 1671 ; il a la joie de voir son fils Simon Arnauld de Pomponne accéder au rang de ministre et de secrétaire d’État en 1672, et retrouve Port-Royal des Champs en 1673, quelques mois avant d’y mourir le 27 septembre 1674, âgé de 85 ans.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Rémi Mathis, Le Solitaire et le Ministre. Autour de la correspondance Arnauld d’Andilly - Arnauld de Pomponne, Paris, 2012

Notes

[1] Le jansénisme est un mouvement religieux, puis politique, qui se développe aux 17ème et 18ème siècles, principalement en France, en réaction à certaines évolutions de l’Église catholique, et à l’absolutisme royal. Les jansénistes se distinguent aussi par leur rigorisme spirituel et leur hostilité envers la compagnie de Jésus et sa casuistique, comme envers un pouvoir trop puissant du Saint-Siège. Dès la fin du 17ème siècle, ce courant spirituel se double d’un aspect politique, les opposants à l’absolutisme royal étant largement identifiés aux jansénistes. Le jansénisme naît au cœur de la réforme catholique. Il doit son nom à l’évêque d’Ypres, Cornélius Jansen, auteur de son texte fondateur l’Augustinus, publié en 1640. Cette œuvre est l’aboutissement de débats sur la grâce remontants à plusieurs dizaines d’années, coïncidant avec l’hostilité grandissante d’une partie du clergé catholique envers la compagnie de Jésus ; il prétend établir la position réelle de Saint Augustin sur le sujet, qui serait opposée à celle des jésuites, ceux-ci donnant une importance trop grande à la liberté humaine

[2] Les Solitaires sont les hommes qui, au cours du xviie siècle, ont choisi de vivre une vie retirée et humble à Port-Royal des Champs.

[3] Le diocèse d’Angers est un diocèse de l’Église catholique en France. Érigé au 4ème siècle, c’est le diocèse historique de l’Anjou. Depuis 1802, il couvre le département de Maine-et-Loire et a Angers pour siège.

[4] Les trésoriers généraux de France sont les héritiers des trésoriers de France et des généraux des finances, offices de finance créés à l’époque médiévale et unis en 1577. Les trésoriers généraux de France avaient comme fonction la gestion des finances dans un ressort administratif appelé généralité. Ils avaient comme forme d’organisation les bureaux des finances, instaurés à partir de 1577. Leur fonction de gestion des finances ne fut importante qu’avant l’instauration des intendants. La fonction la plus importante que conservèrent les trésoriers généraux fut celle de gestion du domaine royal. La charge offrait toutefois les avantages de la noblesse graduelle, des gages confortables et une rémunération indexée sur les sommes maniées par les trésoriers généraux.

[5] Les intendants des finances sont des agents de l’administration financière de la France sous l’Ancien Régime. Les intendants organisent et contrôlent la perception des impôts domaniaux et assistent l’action du Roi en matière fiscale auprès des parlements. Ils rectifient les terriers du roi et répartissent les impôts royaux directs dans les pays d’élection. Ils exercent la tutelle financière des communautés d’habitants (ville par exemple) et des établissements royaux ou cléricaux (manufactures, écoles, abbayes...) et prennent en liaison avec les intendants provinciaux toute mesure utile au progrès économique (routes, gestion forestière, manufactures, formation...). La fonction d’intendant des finances fut créée en 1552 en tant que commission, pour gérer les subsides levés pour le voyage d’Allemagne. En 1556, ces commissaires prirent le nom d’intendants des finances. Les intendants formaient un ministère collégial des finances, mais il n’était pas rare que l’un d’entre eux bénéficiât d’une prééminence ou fût, parfois, nommé surintendant des finances.

[6] Le Conseil du roi était un ensemble d’organes collégiaux, institutionnalisés et permanents chargés de préparer les décisions du roi de France et de le guider de leurs avis. La formule « Car tel est notre plaisir » n’était pas appliquée arbitrairement, mais après consultation. Charles V devait poser le principe, respecté par tous ses successeurs, selon lequel le roi ne décide qu’après « bonne et mûre délibération ».

[7] Le nonce apostolique est un agent diplomatique du Saint-Siège, accrédité comme ambassadeur de ce dernier auprès des États.

[8] Les Pays-Bas espagnols étaient les États du Saint Empire romain rattachés par union personnelle à la couronne espagnole sous le règne des Habsbourgs, entre 1556 et 1714. Cette région comprenait les actuels Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, ainsi que des territoires situés en France et en Allemagne. La capitale était Bruxelles.

[9] Andilly est une commune française située dans le département du Val-d’Oise. Le fief fut acquis au 16ème siècle par Antoine Arnauld, avocat général au Parlement de Paris et docteur en théologie à la Sorbonne. Son fils Robert Arnauld d’Andilly fut un des fondateurs du jansénisme, persécuté par Louis XIV. Le village accueillit sous la Restauration Mme de Duras, l’auteur d’« Ourika » et amie de Chateaubriand qu’elle hébergea. Le village, éloigné des grandes voies de communications et de toute gare est resté agricole jusque dans les années 1960

[10] Pomponne est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne.

[11] Chelles est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne.

[12] Les Gardes suisses, également appelés régiment des Gardes suisses, sont un régiment d’infanterie suisse servant les rois de France de 1616 à 1830, exception faite de la période allant de 1792 à 1815 lors de laquelle l’unité n’existe plus. L’utilisation d’unités de Suisses pour assurer la garde des souverains se retrouve dans de nombreuses cours européennes à partir du 15ème siècle. En France, le pouvoir royal utilise un grand nombre d’unités militaires suisses. Parmi la Garde royale, les Gardes suisses et les Cent-Suisses, mais aussi les gardes des reines-régentes, des princes du sang, comme la compagnie des Suisses de Monsieur le comte d’Artois, et des grands officiers de la couronne, dont certaines unités sont suisses. Par contre, les régiments de ligne suisses, même commandés par des officiers venant des Gardes suisses, ne sont pas des unités des gardes.

[13] La bataille des Ponts-de-Cé, connue également sous le nom de Drôlerie des Ponts-de-Cé, est un conflit survenu, le 7 août 1620 au Ponts-de-Cé, entre les partisans du roi Louis XIII et ceux de sa mère, Marie de Médicis, que son fils avait écartée de la régence 3 ans plus tôt, et qui tentait de revenir au pouvoir.

[14] La Cochère est une ancienne commune française, située dans le département de l’Orne

[15] Le site de Port-Royal des Champs est un ensemble constitué des ruines de l’abbaye de Port-Royal, du musée national de Port-Royal des Champs anciennement musée des Granges, et d’un domaine forestier et paysager. Au cœur de la vallée de Chevreuse, au sud-ouest de Paris, dans la commune de Magny-les-Hameaux (Yvelines), il est situé au bout de la plaine de Trappes. Il ne reste aujourd’hui presque rien de ce monastère fondé en 1204, témoin de l’histoire de l’abbaye de Port-Royal et du jansénisme. Cet endroit fut le théâtre d’une intense vie religieuse, intellectuelle et politique du 13ème siècle à nos jours. D’abord simple abbaye cistercienne féminine au cœur du Bassin parisien, Port-Royal devient au 17ème siècle l’un des hauts lieux de la réforme catholique puis l’un des symboles de la contestation politique et religieuse face à l’absolutisme royal et aux réformes théologiques et ecclésiologiques de l’Église tridentine.

[16] La conspiration de Chalais est une conspiration qui eut lieu en 1626 en France, et fut dirigée contre le cardinal de Richelieu, premier ministre de Louis XIII, et contre ce dernier, qui soutenait son ministre. C’est la première (mais non la dernière) conspiration de la noblesse contre le ministre. Celle-ci sera axée entièrement sur le mariage de Gaston, frère du roi, et de l’absence de descendance de Louis XIII, et brouillera durablement celui-ci d’avec sa femme Anne d’Autriche. La conspiration porte le nom de Henri de Talleyrand-Périgord, comte de Chalais, non parce qu’il en fut le réel instigateur, mais parce qu’il fut le principal instrument dont se servirent les deux camps.

[17] Le duché-pairie d’Aiguillon est constitué en 1599 à partir des baronnies d’Aiguillon, de Montpezat, de Sainte-Livrade, de Madaillan et d’Almayrac, appartenances et dépendances. Le noyau de ces possessions vient de Françoise de Montpezat, femme d’Alain de Foix-Candale (fils de Gaston II de Foix-Candale) et mère de Françoise de Foix-Candale. Cette dernière épouse en 1540 Honorat II de Savoie et enfante Henriette de Savoie-Villars, mère du duc Henri.

[18] Une place forte, ou communément en langage militaire, une place, est un ensemble cohérent de fortifications visant à protéger non seulement le terrain enclos, mais aussi le terroir environnant et un territoire situé en arrière (vis-à-vis d’un ennemi) de la place.

[19] Casale Monferrato est une ville italienne située dans la province d’Alexandrie, dans la région du Piémont, dans l’Italie nord-occidentale.

[20] Le Montferrat est une région historique du Piémont, dans le nord-ouest de l’Italie. Il s’étend essentiellement sur les actuelles provinces d’Asti et d’Alexandrie. Comté à l’origine, puis marquisat en 967 et enfin duché en 1574, le Montferrat a connu, au cours des siècles plusieurs phases : le règne des Alérame, descendants d’Alérame, le premier marquis ; le règne des Paléologue à partir de 1305 par carence de descendant mâle de la famille précédente ; l’occupation impériale de 1533 à 1536 en raison de la même carence ; le règne des Gonzague, déjà ducs de Mantoue, à compter de 1536 ; la guerre de Succession de Montferrat de 1613 à 1617 en raison d’un problème de descendance

[21] L’ancien diocèse de Coutances est un ancien diocèse français. Jusqu’en 1569, l’évêque de Coutances exerçait une juridiction ecclésiastique sur les Îles de la Manche (qui formaient un doyenné), portant le titre d’« évêque de Coutances et des Îles ». En 1801, les frontières du diocèse sont remaniées à la suite du Concordat (annexion du territoire ou diocèse d’Avranches). L’évêché de Coutances a été supprimé en 1854, son chef-lieu Coutances est alors devenu par décret apostolique du pape Pie IX en date du 12 juin, le siège d’un nouvel évêché de Coutances et d’Avranches. Il appartenait à la province ecclésiastique de Rouen.

[22] L’église Saint-Sulpice est une église paroissiale catholique située dans le quartier de l’Odéon, dans le 6ème arrondissement de Paris.

[23] La Paix clémentine ou « Paix de l’Église » désigne l’accord conclu en 1669 entre le Saint-siège, soutenu par le roi de France Louis XIV, et les jansénistes français, qui donne lieu à la réouverture provisoire de Port-Royal des Champs.

[24] Le château de Versailles est un château et un monument historique français qui se situe à Versailles, dans les Yvelines, en France. Il fut la résidence des rois de France Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. Le roi et la cour y résidèrent de façon permanente du 6 mai 1682 au 6 octobre 1789, à l’exception des années de la Régence de 1715 à 1723. Situés au sud-ouest de Paris, ce château et son domaine visaient à glorifier la monarchie française. Le château est constitué d’une succession d’éléments ayant une harmonie architecturale. Il s’étale sur 63 154 m², répartis en 2 300 pièces, dont, actuellement, 1 000 pièces de musée