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L’histoire pour le plaisir

Pierre Louis Farnèse

jeudi 7 octobre 2021, par ljallamion

Pierre Louis Farnèse (1503-1547)

Premier duc de Castro-Premier duc de Parme et Plaisance

Fils aîné du cardinal Alexandre Farnèse, le futur pape Paul III, et de Silvia Ruffini, une dame romaine qui lui donne 3 autres enfants. Pierre Louis est légitimé ainsi que son frère Paolo en 1505 par le pape Jules II.

Son père lui choisit comme précepteur un très grand humaniste Baldassarre Malosso de Casalmaggiore [1] surnommé Tranquillus. Pierre Louis, dès son plus jeune âge, est connu pour son caractère difficile que son précepteur n’arrive pas à juguler. Il manifeste très tôt des instincts belliqueux.

Les ingénieurs de son père lui communiquent l’amour des fortifications. Alexandre veut faire de lui un grand personnage et il recherche un mariage qui donnera une alliance la plus avantageuse. Il décide qu’il doit épouser Gerolama Orsini , fille de Ludovico, comte de Pitigliano [2]. En 1513, le contrat des fiançailles est scellé et en 1519, leur mariage est célébré à Valentano [3]. Gerolama se révèle une épouse fidèle et dévote, acceptant avec dignité les excès, la brutalité et les extravagances de son mari.

En raison des retards de la construction du palais de Gradol [4], Pierre Louis et la jeune épouse s’installent dans le château de Valentano. L’année suivante, leur premier enfant Alexandre Farnèse (cardinal) naît.

Comme tous les condottière [5] de cette époque, il est impliqué dans différentes opérations à la solde de seigneurs les plus divers. Il se bat parfois contre sa propre famille et donc le pape, abandonnant la traditionnelle position guelfe [6] des Farnèse. Il se signale par sa cruauté, mais aussi son réel courage dans les combats.

En 1520, à 17 ans, Pierre Louis et son frère Ranuccio sont déjà des mercenaires à la solde de la république de Venise [7]. Le cardinal Alexandre leur laisse suivre cette voie pour approfondir leur apprentissage dans une armée disciplinée qui ne crée pas d’ennuis au pape. Le tempérament guerrier de Pierre Louis n’est pas suffisamment assouvit avec les troupes vénitiennes.

Il passe au service de Charles Quint et participe à la prise et au sac de Rome impitoyable qui s’ensuivit en 1527. Alors que Ranuccio se retire au château Saint-Ange [8] pour défendre le pape Clément VII, Pierre Louis passe le pont Sisto [9] et prend son quartier général dans le palais familial, le sauvant ainsi de la dévastation. Certains accusent les Farnèse de s’être opportunément divisés dans les deux camps adverses mais le pape Clément VII ne souscrit pas à cette interprétation.

Le paiement de ce qu’ils exigent, et la peste, qui sévit de façon endémique à Rome depuis l’été 1527, entraînent le départ des derniers lansquenets [10] et soldats espagnols en février 1528. Pierre Louis, au lieu de les suivre, se met à battre la campagne romaine commettant de nombreuses exactions, qui lui valent d’être excommunié par Clément VII.

La situation devient intolérable pour le cardinal Alexandre Farnèse, son père. Il entame une patiente œuvre de rapprochement entre son fils et le pape. En 1528 Pierre Louis, toujours à la solde de l’empereur, se rend dans les Pouilles [11] combattre une armée française dans laquelle se trouve son cousin Galeazzo de la branche de Lattera [12], mais surtout son frère Ranuccio qui meurt au cours des combats. En cette occasion, il se distingue pour sa ténacité dans la défense de Manfredonia [13].

Après la mort de Ranuccio, Pierre Louis, sous la vigilance de son père, reconnaît ses fautes, implorant et obtenant le pardon du pape. L’excommunication est levée en 1529.

La même année, le condottière passe à la solde du prince d’Orange [14] et combat Florence [15], guerre soutenue aussi par le pape qui voit le moyen de ramener la cité sous le contrôle des Médicis [16]. Là aussi, lors du siège de Florence, Pierre Louis donne libre cours à ses pires instincts et il est destitué de son commandement. Il ne lui reste qu’à se réfugier dans son fief à Valentano, où l’attendent Gerolama et ses enfants. Durant les années qui suivent, il consacre toute son énergie à l’amélioration de ses domaines familiaux dans le Latium [17], organisant des chasses et aménageant un réseau routier qui augmente les échanges économiques.

En octobre 1534, le père de Pierre Louis, le cardinal Alessandro Farnèse, accède au trône de Saint Pierre sous le nom de Paul III. Au château de Valentano, de grandes fêtes sont organisées avant que Pierre Louis n’abandonne les plaisirs de la vie familiale et se rende à Rome. Le premier acte du nouveau pontife est la nomination comme cardinaux du fils de Pierre Louis, alors âgé de 14 ans, Alexandre, et du fils de sa fille Costanza Farnèse, Guido Ascanio Sforza di Santa Fiora.

En politique extérieure, le nouveau pape observe la règle de l’équilibre entre la France et le Saint Empire. Charles Quint laisse entrevoir qu’il donne volontiers à Pierre Louis la ville de Novare [18]. Paul III, au contraire, accepte pour son fils une pension annuelle et pour son petit-fils, Alexandre, le riche archevêché de Monreale [19] en Sicile [20].

Souhaitant accélérer l’affaire de Novare, Pierre-Louis intervient directement dans les négociations de la chancellerie pontificale. Dans le même temps, il envahit les terres de Farnèse spoliant sa cousine Isabella Anguillara, veuve de son cousin Galeazzo. Contrarié par ce comportement, le pape exige de son fils un repentir. Il le laisse alors poursuivre les négociations, mais dans un cadre très précis. Novare et les territoires avoisinants sont érigés en marquisat en faveur de Pierre-Louis qui pour l’investiture officielle doit attendre février 1538.

Entre-temps la charge de gonfalonnier [21] de l’Église est devenue vacante. Sous la pression des incursions des pirates qui remontent le Tibre [22], Paul III se laisse convaincre que son fils, est la personne idoine pour remplir cette fonction. Il la lui confère le 1er février 1537, dans la basilique Saint-Pierre. Pierre-Louis débute immédiatement par un voyage dans les États pontificaux faisant plier facilement toutes les résistances et rejoignant triomphalement Plaisance [23].

C’est au cours de ce voyage que les témoignages les plus sordides de sa vie de condottière nous parviennent. Ses contemporains laissent de nombreux récits de sa sexualité effrénée et de ses tendances homosexuelles même s’il ne dédaigne pas les femmes.

Entre-temps, le patrimoine du grand-père Ranuce Farnèse dit le vieux , partagé à sa mort, se retrouve dans les mains de Paul III qui l’augmente avec le vicariat, “cum pacto redimendi”, et des terres de Ronciglione [24]. Pierre Louis reçoit en outre les terres de Montalto di Castro [25] avec le droit d’en exporter le grain sans payer de taxes. Il échange la ville de Frascati [26] contre la forteresse de Castro et le château de Grotte di Castro [27]. Il achète enfin Bisenzio au diocèse de Montefiascone [28].

Après avoir concédé aux descendants de Bartolomeo, frère de Ranuce Farnèse, les fiefs de Latera et Farnese, formant un duché sous la juridiction de l’Église, le pape érige en faveur de Pierre Louis et de son fils Octave le duché de Castro [29].

Lors du consistoire du 14 mars 1537, le pape, en plus de la création du nouveau duché, offre à son fils les villes de Nepi  [30] et Ronciglione. En 1538, son fils Octave épouse Marguerite de Parme , fille de Charles Quint, consolidant ainsi l’amitié entre la famille Farnèse et l’empereur. En 1543, son fils âgé de 12 ans Horace est envoyé à la cour du roi de France François 1er et en 1545, son autre fils, Ranuce est fait cardinal par Paul III.

L’ambitieux Pierre Louis ne se contente pas de ce petit duché à l’intérieur des États pontificaux. Il ambitionne quelque chose de plus grand et de plus autonome. Il songe au duché de Milan [31], à la ville de Sienne [32] ou à Plaisance.

Le pape, après le refus net de Charles Quint de donner le duché de Milan à Pierre Louis, décide d’agir séparément. Il s’appuie sur une clause du congrès de Mantoue de 1511 qui a aménagé une zone d’investiture pontificale dans le duché de Milan en contrepartie de sa rétrocession à la famille Sforza. Cet article est néanmoins devenu caduc quelques années plus tard du fait de la conquête française de l’ensemble du duché de Milan dans ses frontières d’avant 1511. Le tout est réglé en 1516 par la rétrocession formelle de Parme [33] et Plaisance au duc de Milan.

Paul III constitue donc ce fief de toutes pièces. Dans le même temps, il retire Camerino [34] à Octave et Pierre Louis. La proposition d’investiture est faite au cours du consistoire du 12 août 1545 et le vote intervient le 17 août, après d’âpres discussions. Après que le camerlingue [35], Guidascanio Sforza, démontre que Parme et Plaisance rapportent 7 500 ducats par an alors que Camerino rapporte 10 000 ducats, le vote s’avère favorable à la décision de Paul III qui oblige Pierre Louis à payer une rente annuelle de 9 000 ducats à la chambre apostolique et à céder le duché de Castro à Octave, le faisant ainsi reconnaître vassal de l’Église.

La dépendance féodale du duché de Parme et Plaisance envers le Saint-Siège va constituer pour des siècles, et encore au congrès de Vienne [36], un motif de revendication de la part de la curie romaine [37] et de disputes entre celle-ci et les États des Bourbons, après le passage de Parme aux Bourbon [38].

Le duc prend possession de ses États par la force le 23 septembre 1545. Le pape a en effet réussi l’exploit d’investir son fils d’un fief qu’il ne tient ni en droit ni en fait. Pierre Louis n’en témoigne aucune reconnaissance au pape, s’en attribuant le seul mérite. Il cherche à devenir vassal de l’empereur mais celui-ci, outré de voir son duché de Milan amputé d’un bon quart au sud-est, refuse de reconnaître ce nouvel État et d’en investir Pierre Louis.

Le nouveau duc de Plaisance décide l’ouverture de collèges universitaires enseignant la médecine, le droit et la littérature grecque et latine. Il ordonne la construction de nouvelles voies de communication pour favoriser le commerce. Il réforme le système administratif et judiciaire en s’inspirant de l’exemple milanais.

Il développe le service postal. Il donne une forte impulsion à l’agriculture supprimant la taxe sur le bétail, encourage l’industrie et le commerce. Afin d’assainir et de rationaliser la gestion les finances, il assujettit tous les habitants aux paiements de taxes et supprime les exemptions injustifiées. Dans ce but, il ordonne aux prêtres de recenser tous les paroissiens de 10 à 70 ans. Dans chaque paroisse trois représentants élus de la population, un riche, un modeste et un pauvre, doivent recenser les biens mobiliers, immobiliers et le bétail de chaque paroissien.

Pour garantir la sécurité, Pierre Louis crée des légions composées de cinq compagnies de 200 fantassins et une garde personnelle. Il confie à Domenico Giannelli la construction de la forteresse de Plaisance.

Toutes ces précautions ne sont pas inutiles car Charles Quint, devenu hostile au pape, n’apprécie pas la cession du duché à Pierre Louis. À cause de cette rupture, les fractions guelfes composées du pape, de la France, de Venise, de Parme et de Ferrare et gibelines [39] avec l’empereur, l’Espagne, Gênes [40], les Médicis et les Gonzague [41], commencent à se reformer.

En 1547, a lieu la conjuration de Gian Luigi Fieschi contre Andrea Doria, qui gouverne Gênes. Fieschi, soutenu par le pape Paul III, échoue dans sa tentative et y trouve la mort. Ses complices parviennent toutefois à assassiner sauvagement le neveu d’Andrea Doria, Gianettino Doria, héritier du grand amiral.

Andrea Doria, allié de l’empereur, décide de se venger. Les frères Fieschi sont traqués, arrêtés, torturés et finalement exécutés. Reste à punir le pape ou, à défaut, sa famille. Pierre Louis Farnèse devient la cible désignée. Les autorités espagnoles de Milan se chargent de l’exécution du complot. Ferdinand de Mantoue , gouverneur de Milan, apprend que l’empereur veut s’approprier le duché de Parme et Plaisance à la mort du pape, décide de frapper.

Gonzague commence par espionner Pierre Louis, qu’il déteste, et à envoyer des rapports à Charles Quint, à Madrid. Pierre Louis, conscient qu’à la mort de son père la tempête va s’abattre sur lui, organise ses alliances. Le 4 juin 1547 il marie sa fille Victoire Farnèse au duc d’Urbino [42], Guidobaldo II della Rovere et, à la fin du même mois, il fait établir un contrat de fiançailles entre son fils Horace et la fille du roi de France Henri II, Diane de France. Il poursuit aussi les travaux de fortification de son duché.

Charles Quint laisse les mains libres à Don Ferrante pour organiser une conjuration contre le duc. Déjà le marquis Pallavicini [43] de Cortemaggiore [44], exilé à Crema [45], offre son épée et celles de ses amis à Gonzague, mais celui-ci refuse parce qu’ils sont sous étroite surveillance des espions de Pierre Louis. Il préfère se fier à son lointain parent Louis-Alexandre de Castiglione , et au beau-frère de celui-ci, le comte Giovanni Anguissola . Ce dernier réussit à convaincre le comte Agostino Landi, le marquis Giovan Luigi Confalonieri et les marquis Girolamo et Alessandro Pallavicini, issus de nobles familles de Parme, de se joindre au complot.

Le 10 septembre 1547, alors que Pierre Louis se trouve dans la vieille citadelle de Plaisance, il est poignardé à plusieurs reprises par le comte Anguissola. Le cadavre est présenté à la populace aux cris de Liberté et Empire avant de le jeter dans le fossé qui entoure la citadelle. Après ce meurtre, les troupes impériales, qui attendent à proximité, pénètrent dans le château. Le lendemain Don Ferrante Gonzaga en prend possession au nom de Charles Quint.

Après la mort de son fils, le pape réunit le consistoire et accuse Don Ferrante, réfutant les motivations qui justifient l’occupation de Plaisance. Après quoi, il déclare Octave Farnèse nouveau duc de Parme et nouveau gonfalonnier de l’Église.

Le corps de Pierre Louis est enterré à Plaisance dans une église, puis dans une autre avant d’être transféré à Parme auprès de sa famille. Il est définitivement inhumé dans le caveau familial sur l’île Bisentina [46] du lac de Bolsena [47], où après leur mort, le rejoignent sa femme et son fils, le cardinal Ranuccio.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Pier Luigi Farnese »

Notes

[1] Casalmaggiore est une commune italienne de la province de Crémone dans la région Lombardie en Italie.

[2] Pitigliano est une commune de la province de Grosseto en Toscane (Italie).

[3] Valentano est une commune italienne au nord de la province de Viterbe dans le Latium.

[4] Gradoli est une commune italienne, située dans la province de Viterbe, dans la région Latium, en Italie centrale.

[5] chef d’armée de mercenaires. Il est de fait le chef de compagnies d’hommes d’armes

[6] Les guelfes et les gibelins sont deux factions (parti ou plus souvent brigate, ou sette) médiévales qui s’opposent militairement, politiquement et culturellement dans l’Italie des Duecento et Trecento. Elles soutiennent respectivement et initialement deux dynasties qui se disputent le trône du Saint-Empire romain germanique. La pars guelfa appuie les prétentions de la dynastie des « Welfs » et de la papauté, puis de la maison d’Anjou, la pars gebellina, celles de la dynastie des Hohenstaufen, au-delà, celles du Saint-Empire romain germanique.

[7] La république de Venise, parfois surnommée « la Sérénissime », est une ancienne thalassocratie d’Italie, progressivement constituée au Moyen Âge autour de la cité de Venise, et qui s’est développée par l’annexion de territoires divers en Italie du Nord, le long des côtes de la mer Adriatique et en Méditerranée orientale : les « Domini di Terraferma », l’Istrie, la Dalmatie, les bouches de Cattaro, l’Albanie vénitienne, les îles Ioniennes, la Crète, l’Eubée, Chypre et d’autres îles grecques, jusqu’à devenir une des principales puissances économiques européennes.

[8] Le château Saint-Ange est un monument romain, situé sur la rive droite du Tibre, face au pons Ælius (actuel pont Saint-Ange), à Rome, non loin du Vatican.

[9] Le pont Sisto est un pont de Rome qui traverse le Tibre, reliant les rioni de Regola et du Trastevere. Il est construit de 1473 à 1479, sous le pontificat du pape Sixte IV, auquel il doit son nom. Il est l’oeuvre de l’architecte Baccio Pontelli.

[10] Les lansquenets étaient des mercenaires, le plus souvent « allemands », opérant du 15ème à la fin du 16ème siècle.

[11] La région des Pouilles anciennement l’Apulie, dite plus couramment les Pouilles, est une région d’Italie, située dans le sud-est du pays. Avec la création du royaume de Sicile, les Normands éliminent la présence des Sarrasins et relancent les relations maritimes avec Venise et les villes côtières de la Méditerranée. Cette période voit la vie politique et religieuse de la région totalement réorganisée.

[12] Latera est une commune italienne de la province de Viterbe dans la région du Latium en Italie.

[13] Manfredonia (autrefois en français, Manfredoine) est une ville italienne de la province de Foggia dans la région des Pouilles en Italie.

[14] La principauté d’Orange est une ancienne principauté souveraine créée en 11811 date à laquelle Bertrand 1er des Baux fait reconnaître son titre de prince par l’empereur Frédéric 1er Barberousse. Elle est presque entièrement enclavée dans le Comtat Venaissin et a sa capitale dans la ville d’Orange, dans l’actuel département de Vaucluse.

[15] Florence est la huitième ville d’Italie par sa population, capitale de la région de Toscane et siège de la ville métropolitaine de Florence. Berceau de la Renaissance en Italie, capitale du royaume d’Italie entre 1865 et 1870

[16] La maison de Médicis est une famille patricienne de Florence, dont la puissance émerge au début de la Renaissance italienne, au Quattrocento (xve siècle italien). Leur richesse, leur pouvoir et leur influence proviennent initialement de la banque, puis en complément, de la transformation et du commerce de la laine au sein de la guilde des lainiers (Arte della Lana). Devenus personnalités politiques, membres du clergé et nobles, les Médicis furent des figures de premier plan de Florence, puis d’Italie et d’Europe.

[17] Le Latium, ou officiellement Lazio en italien, est une région d’Italie centrale. Sa capitale est Rome. Elle est délimitée par la Toscane, l’Ombrie, les Abruzzes, le Molise, la Campanie et la mer Tyrrhénienne. Le Latium est habité depuis le 2ème millénaire av. jc par les Latins qui subissent la domination étrusque. Pour lutter contre celle-ci, ils ont formé la Ligue latine, qui comprenait une trentaine de cités, dont Albe. Au 4ème siècle av. jc, le Latium fut soumis par Rome et ses habitants devinrent des citoyens romains.

[18] Novare est une ville italienne, située dans la province de même nom, dans la région Piémont, région de la plaine du Pô, dans le nord-ouest de l’Italie.

[19] Monreale est une ville de la province de Palerme en Sicile (Italie). Elle est célèbre pour sa cathédrale d’architecture arabo-normande. La ville a été élevée en évêché en 1183.

[20] La Sicile est la plus grande île méditerranéenne. Avec une superficie de 25 708 km², c’est la région la plus étendue de l’Italie et son territoire est constitué de neuf anciennes provinces à leur tour partagées en 390 municipalités. Elle est également la seule région italienne à compter 2 des 10 villes les plus peuplées du pays : Palerme et Catane. Son chef-lieu est Palerme.

[21] Le gonfalonnier ou gonfalonier est la personne chargée de porter le gonfalon (Le terme a d’abord été utilisé pour désigner un étendard ou une enseigne réunissant autour de ses plis les vassaux d’un seigneur suzerain. Il pouvait également être utilisé lors du rassemblement de l’ost.). Ce terme est particulièrement utilisé au cours du Moyen Âge en Occident.

[22] Le Tibre est un fleuve italien qui se jette dans la mer Tyrrhénienne. C’est le plus long fleuve d’Italie après le Pô et l’Adige. Il traverse notamment la capitale italienne, Rome, à l’histoire de laquelle il est étroitement lié.

[23] Plaisance est une ville italienne, chef-lieu de la province de Plaisance, située sur la rive droite du Pô, en Emilie Romagne (plaine du Pô). À Plaisance en 456, Ricimer, commandant des forces armées romaines, renversa l’empereur Avitus. Il épargna Avitus et lui permit de devenir évêque de Plaisance. En 1095, elle est le siège du concile de Plaisance, à l’origine de la première croisade. Au Moyen Âge, Plaisance fait partie du Saint Empire romain germanique et adhère à la Ligue lombarde. Cédée à la Papauté à l’issue des guerres d’Italie, elle fut unie à Parme en 1545 au sein du duché de Parme et Plaisance, sous la domination de la famille Farnese, puis passa aux Bourbons en 1732.

[24] Ronciglione est une commune italienne, située dans la province de Viterbe, dans la région Latium, en Italie centrale.

[25] Montalto di Castro est une commune italienne, située dans la province de Viterbe, dans la région Latium, en Italie centrale.

[26] Frascati est une commune italienne, située dans la ville métropolitaine de Rome Capitale dans la région du Latium en Italie. C’est la ville qui a donné le plus de papes à l’Église, après Rome.

[27] Grotte di Castro est une commune de la province de Viterbe dans le Latium en Italie.

[28] Le diocèse de Montefiascone était un diocèse catholique d’Italie. Il fut créé, en 1369, par détachement du diocèse de Bagnoregio. En 1986, il fusionne pour devenir le « diocèse de Viterbo, Acquapendente, Bagnoregio, Montefiascone, Tuscania e San Martino al Monte Cimino »

[29] Le duché de Castro fut un fief de l’Italie centrale administré comme un État indépendant par les Farnèse de 1537 à 1649 ; il comprenait une petite zone territoriale de l’actuelle région du Latium et s’adossait à la Toscane. Le duché de Castro et de Ronciglione est créé par le pape Paul III Farnèse (1534-1549), par la bulle Videlicet immeriti du 31 octobre 1537, pour consolider les possessions de famille et pour favoriser son fils Pier Luigi et sa descendance masculine. Le duché a une existence brève, à peine plus de 110 ans et il est éclipsé par les possessions des Farnèse dans la région de Parme. Le duché de Castro s’étend de la mer Tyrrhénienne au lac de Bolsena, dans une bande de terre délimitée par le fleuve Marta et par le fleuve Fiora, remontant jusqu’à l’affluent Olpeta et au lac de Mezzano. Les duchés de Latera et le comté de Ronciglione sont annexés au duché.

[30] Nepi est une commune de la province de Viterbe dans le Latium en Italie.

[31] Le duché de Milan était un État dans le nord de la péninsule italienne de 1395 à 1796. En principe fief du Saint Empire romain germanique, il était initialement de facto indépendant. Il passe cependant sous domination française au début du 16ème siècle puis fait partie des possessions des Habsbourg d’Espagne (1535-1706) puis d’Autriche (1706-1796). Les frontières du duché ont varié au cours des siècles, il couvrait surtout la Lombardie incluant Milan et Pavie, les centres traditionnels du vieux royaume d’Italie. Il se situait au centre de l’Italie du Nord, de chaque côté de la partie médiane de la vallée du Pô, bordé, au nord, par les massifs méridionaux des Alpes, les Alpes lépontines, et, au sud, par les hauteurs occidentales des Apennins, les Alpes apuanes.

[32] Sienne se situe au centre d’une zone collinaire, entre les vallons de l’Arbia au sud, de la Merse au sud-ouest et de l’Elsa au nord, avec les collines du Chianti au nord-est, la Montagnola à l’ouest et les Crete Senesi au sud-est. La place en « coquillage » est le point d’intersection des trois collines qui forment Sienne.

[33] Parme est une ville italienne de la province de Parme, dans la région d’Émilie-Romagne. Située entre la chaîne des Apennins et la plaine du Pô, la ville est divisée en deux par la rivière Parma, affluent du Pô.

[34] Camerino est une commune italienne, située dans la province de Macerata, dans la région des Marches, en Italie centrale.

[35] Le camerlingue du Sacré Collège est le trésorier du Collège des cardinaux. Il est responsable des propriétés, fonds et revenus du collège des cardinaux, célèbre la messe de requiem pour un cardinal mort et est chargé du registre des Acta Consistoralia. La fonction est créée par le pape Eugène III en 1150, mais il n’y pas de documents qui prouvent l’existence de la fonction avant le pontificat de Innocent III, ou même avant l’an 1272. La fonction de camerlingue du Sacré Collège existe jusqu’en 1995.

[36] Le congrès de Vienne est une conférence des représentants diplomatiques des grandes puissances européennes qui eut lieu à Vienne du 18 septembre 1814 au 9 juin 18151. Les pays vainqueurs de Napoléon 1er ainsi que les autres États européens se réunissent pour rédiger et signer les conditions de la paix, et donc déterminer les frontières et tenter d’établir un nouvel ordre pacifique. Le congrès de Vienne permet également la discussion sur la libre circulation navale, l’abolition de la traite négrière (et non pas de l’esclavage, qui persiste cependant), et la mise en avant de la neutralité de la Suisse et de la neutralité de la Savoie.

[37] La curie romaine est l’ensemble des dicastères et autres organismes du Saint-siège qui assistent le pape dans sa mission de pasteur suprême de l’Église catholique. « La Curie romaine dont le Pontife suprême se sert habituellement pour traiter les affaires de l’Église tout entière, et qui accomplit sa fonction en son nom et sous son autorité pour le bien et le service des Églises, comprend la Secrétairerie d’État ou Secrétariat du Pape, le Conseil pour les affaires publiques de l’Église, les Congrégations, Tribunaux et autres Instituts ; leur constitution et compétence sont définies par la loi particulière ».

[38] En Espagne, la maison de Bourbon, est la dénomination officielle de la dynastie régnant sur le royaume depuis l’accession au trône de Philippe V, petit-fils agnatique de Louis XIV. Outre-Pyrénées, traité en qualité de fils de France, le roi Philippe V avait été créé à sa naissance duc d’Anjou, d’où l’appellation fréquente de maison de Bourbon-Anjou (Casa de Borbón-Anjou), également utilisée s’agissant de sa descendance à la nationalité espagnole issue des mâles. Issue de la maison de France, ou plus précisément du rameau des Bourbons, la branche succède en Espagne aux Habsbourg à la suite des victoires des partisans bourboniens durant la guerre de la Succession d’Espagne, en 1700. Deux fois rétablie au 19ème siècle (en 1813 et en 1874), la famille règne de nouveau sur le royaume espagnol depuis 1975, dans le cadre de la Troisième Restauration.

[39] Les gibelins (la pars gebellina), soutiennent la dynastie des Hohenstaufen, au-delà, celles du Saint Empire romain germanique.

[40] Gênes est une ville italienne, capitale de la Ligurie, premier port italien et deuxième port de la mer Méditerranée. Gênes est située sur le golfe de Gênes, partie septentrionale de la mer de Ligurie. La ville correspond à l’inclinaison de l’arc de cercle formé à cet endroit par la côte. Au nord de la ville commencent les Apennins, débouchant à proximité sur la plaine du Pô. Gênes offre une façade méditerranéenne au nord de l’Italie, à 193 km de Nice au sud-ouest, à 155 km de Milan au nord et à 518 km de Rome au sud-est.

[41] La Maison de Gonzague, les Gonzaga en italien, est une famille noble italienne, avec un rameau franco-italien de 1565 jusqu’au début du 18ème siècle, qui régna sur les duchés italiens de Mantoue, de Montferrat, de Guastalla, de Sabbioneta et de Solférino, sur les marquisats de Grane, de Vescovato, de Luzzara et de Palazzolo, les principautés de Bozzolo et de Castiglione, le comtat de Novellara, ainsi que les duchés français de Nevers, de Rethel, de Mayenne et la principauté d’Arches.

[42] Ancienne possession pontificale, le fief d’Urbino est créé en 1155 par Frédéric Barberousse et concédé à Antoine 1er de Montefeltro lorsqu’il mate une révolte contre l’empereur à Rome. Ce noble, issu de la lignée des comtes de Carpegna, qui a déjà été investi comte du Montefeltro, vers 1150, par cet empereur. Il est fait vicaire impérial.

[43] Les Pallavicino, Pallavicini furent une des plus illustres familles patriciennes de l’Italie septentrionale du Moyen Âge et une des plus florissantes (avec les Malaspina et la maison d’Este) de la très vieille lignée des Obertenghi. Ils eurent des pouvoirs accrus dans l’aire géographique comprise entre Crémone, Parme et Plaisance, où il constituèrent un état appelé État des Pallavicino qui comprenait Busseto, Zibello, Cortemaggiore, etc.) et qui bénéficia d’une indépendance jusqu’à ce qu’ils fussent soumis aux Farnèse de Parme et Plaisance.

[44] Cortemaggiore est une commune italienne de la province de Plaisance dans la région Émilie-Romagne en Italie.

[45] Crema est une commune italienne de la province de Crémone dans la région de Lombardie en Italie

[46] L’île Bisentina est une île d’Italie du lac de Bolsena, appartenant administrativement à Capodimonte. Elle s’étend sur environ 650 m de longueur pour une largeur approximative de 600 m.

[47] Le lac de Bolsena est un lac de l’Italie centrale, d’origine volcanique, qui s’est formé il y a environ 300 000 ans, à la suite de l’effondrement de certains cratères de la chaîne des monts Vulsini. Il passe pour le plus grand lac volcanique d’Europe.