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L’histoire pour le plaisir

Marguerite Tudor

jeudi 7 octobre 2021, par ljallamion

Marguerite Tudor (1489-1541)

Aînée des 2 filles survivantes de Henri VII d’Angleterre et d’Élisabeth d’York, et sœur aînée de Henri VIII.

En 1503, elle fut mariée à Jacques IV, roi d’Écosse, ce qui devait faire d’elle la mère de Jacques V et la grand-mère de Marie Stuart. Ce mariage fut indirectement à l’origine de l’Union des deux royaumes en 1603 par son arrière-petit-fils Jacques VI.

Pour les rois, les filles peuvent avoir été moins désirées que les garçons ; elles n’en étaient pas moins des éléments politiques importants dans un monde où diplomatie et mariages étaient souvent étroitement liés.

Avant même qu’elle eût 6 ans, Henri VII avait eu l’idée d’un mariage entre elle et Jacques IV d’Écosse, pour empêcher ce dernier de soutenir Perkin Warbeck, prétendant yorkiste [1] au trône d’Angleterre.

Sans être tout de suite acceptée, la proposition une fois faite ne fut pas retirée. En septembre 1497, Jacques conclut avec Henri une très longue trêve et le mariage fut une fois encore envisagé comme une possibilité sérieuse.

Le 24 janvier 1502, l’Écosse et l’Angleterre conclurent le Traité de Paix perpétuelle, le premier accord de ce genre entre les deux royaumes depuis plus de 170 ans. Le même jour, un traité de mariage fut aussi conclu : c’était le signe le plus manifeste de la nouvelle paix et sa garantie. Le mariage ayant été totalement réalisé par procuration, Marguerite fut désormais considérée comme la reine d’Écosse.

En 1503, Marguerite arriva enfin en Écosse après un grand voyage dans le nord. Dans la ville d’York [2], il existe encore aujourd’hui une plaque qui rappelle l’endroit précis où la reine d’Écosse en a passé les portes. Dès son arrivée Marguerite éprouva un grand choc, quand un feu d’écurie tua quelques-uns de ses chevaux préférés, et c’est son nouvel époux qui vint la consoler. Elle et Jacques furent mariés le 8 août 1503 à l’abbaye d’Holyrood [3] à Édimbourg [4], union célébrée par le poète William Dunbar dans “Le Chardon et la Rose”.

Le traité de 1502, loin d’être perpétuel, survécut à peine à la mort d’Henri VII en 1509. Son successeur, Henri VIII d’Angleterre, jeune et agressif, avait peu de goût pour la diplomatie prudente de son père, et il prépara bientôt une guerre contre la France, la vieille alliée de l’Écosse. En 1513 Jacques IV envahit l’Angleterre pour honorer son engagement de l’Auld Alliance [5], mais ce ne fut que pour trouver la défaite et la mort à la Bataille de Flodden Field [6] le 9 septembre. Marguerite, enceinte à la mort de son mari, donna naissance à Alexandre duc de Ross , quatrième enfant du couple, en avril 1514. Elle s’était opposée à cette guerre, mais le testament royal la nommait régente pour son fils, Jacques, encore tout jeune, aussi longtemps qu’elle resterait veuve.

Le Parlement se réunit à Stirling [7] peu après Flodden, et confirma Marguerite en tant que régente. Il était rare qu’une femme fût bien acceptée dans une position de pouvoir suprême, et Marguerite était la sœur d’un roi ennemi, ce qui ne pouvait qu’aggraver ses problèmes. En très peu de temps, un parti pro-français prit forme au sein de la noblesse, pressant qu’on remplaçât la reine par John Stewart ou John Stuart 2e duc d’Albany , le plus proche parent mâle des petits princes et maintenant le troisième dans la ligne de succession au trône. Albany, qui était né en France et y avait été élevé, était le représentant vivant de l’Auld Alliance, en contraste avec Marguerite pro-anglaise.

La pauvre Marguerite se trouvait dans une situation presque impossible avec une opposition à la régence qui ne cessait de grandir au sein du conseil royal lui-même. Elle su agir cependant avec calme et non sans adresse politique. En juillet 1514, elle avait réussi à réconcilier les partis opposés, et l’Écosse en même temps que la France conclut la paix avec l’Angleterre ce même mois. Cependant, dans sa recherche d’alliés politiques parmi la noblesse écossaise frondeuse, elle commit une erreur fatale, en soumettant sa raison et sa prudence à la passion et à la séduction.

En recherchant des appuis, Marguerite se tourna de plus en plus vers la puissante famille des Douglas [8], et elle se sentit particulièrement attirée par Archibald Douglas 6ème comte d’Angus , que même son oncle Gavin Douglas , ecclésiastique et poète, appelait un jeune imbécile sans cervelle. Sans mesurer les conséquences d’une pareille union, Marguerite et Douglas se marièrent secrètement le 6 août dans l’église paroissiale de Kinnoull, près de Perth [9]. Non seulement cela mécontenta les autres familles nobles, mais la fraction minoritaire pro-française au conseil en fut immédiatement renforcée ; on trouvait à sa tête James Beaton , l’archevêque de Glasgow [10]. Selon les dispositions établies par le feu roi, s’étant remariée, elle avait renoncé à sa régence. Avant que le mois fût écoulé, elle fut obligée de céder la place à Albany. En septembre, le Conseil privé décida qu’elle avait perdu également ses droits sur l’éducation de ses fils, sur quoi, se méfiant, elle et ses alliés emmenèrent les princes au Château de Stirling [11].

Albany arriva en Écosse en mai 1515 et fut finalement installé comme régent en juillet. Sa première tâche fut de recevoir la garde de Jacques et d’Alexandre, ce qui était politiquement essentiel pour l’autorité de la régence. Marguerite, après avoir d’abord résisté, se soumit à Stirling en août. Avec les princes entre les mains de leur oncle, la reine douairière, à présent enceinte d’Angus, se retira à Édimbourg. Pendant quelque temps, son frère lui avait conseillé de fuir en Angleterre avec ses fils ; mais elle avait toujours refusé de le faire, craignant qu’un tel geste pu coûter son trône à Jacques.

Ne présentant plus d’intérêt dans cette affaire, elle obtint la permission d’aller à Linlithgow, d’où elle s’enfuit en passant la frontière. Elle fut reçue par Lord Dacre, à qui Henri avait confié les marches et emmenée au Château de Harbottle où, au début d’octobre, elle donna naissance à Marguerite Douglas , future comtesse de Lennox et mère de Henry Stuart dit Lord Darnley , qui devait être le 2ème époux de Marie Stuart. Alors qu’elle était toujours dans le nord de l’Angleterre, elle apprit la mort d’Alexandre. Dacre lui fit comprendre qu’Albany devenu Richard III en était responsable.

Mais Marguerite, malgré sa pauvre situation, refusa d’accepter une telle idée, disant que, si le régent avait vraiment souhaité s’attribuer le trône, la mort de Jacques lui aurait mieux convenu. C’est aussi à cette époque qu’elle commença enfin à se rendre compte de ce qu’Angus valait vraiment, puisque ce dernier, ne considérant que ses propres intérêts, était revenu en Écosse pour faire la paix avec le régent, ce qui donna à Marguerite beaucoup à réfléchir. Quand Henri apprit qu’Angus n’accompagnerait pas sa sœur à Londres, il déclara : Il a agi comme un Écossais. Il ne faudrait pas, cependant, juger trop durement Angus. C’est que tout son pouvoir, toute sa richesse et toute son influence étaient en Écosse ; abandonner le pays pouvait lui valoir une déchéance pour trahison. À cet égard il avait bien connu l’exemple d’un parent, James Douglas 9ème comte de Douglas , qui avait fui en Angleterre au siècle précédent, et qui avait été toute sa vie un mercenaire déshérité.

Marguerite fut bien reçue par Henri et, pour confirmer son statut, fut logée à Scotland Yard*  [12]. En 1517, après une année passée en Angleterre, elle retourna dans le Nord, après qu’un traité de réconciliation eut été négocié entre Albany, Henri et le cardinal Wolsey.

Provisoirement Albany était absent en France où une nouvelle fois il renouvelait la Auld Alliance et prenait des dispositions pour le futur mariage de Jacques V mais la reine douairière fut reçue à la frontière par son représentant, le Sieur de la Bastie, en même temps que par son mari. La paix pouvait bien être arrivée, il était cependant parfaitement clair qu’on se méfiait toujours de Marguerite et qu’on ne la laissait approcher son fils que de façon très limitée.

Bien que Marguerite et Angus se fussent provisoirement réconciliés, il fallut peu de temps pour que leurs rapports commençassent à se détériorer définitivement. Elle découvrit que, pendant qu’elle était en Angleterre, son mari avait vécu avec Lady Jane Stewart, une ancienne maîtresse, ce qui était déjà mauvais, mais pire encore qu’il avait vécu avec l’argent de sa femme. En octobre 1518 elle écrivit à son frère, en faisant des allusions à un divorce.

C’était un problème difficile pour Henri. De conviction conservatrice et orthodoxe, il s’opposait au divorce par principe. Tout aussi important était le fait qu’Angus était un allié utile, un contrepoids efficace contre Albany et la faction pro-française. Outrée par son attitude, Marguerite se rapprocha du parti d’Albany et se joignit à d’autres pour l’appeler à revenir de France. Albany, nullement pressé apparemment de revenir dans ce turbulent royaume du Nord, suggéra qu’elle reprît elle-même la régence. La querelle entre les époux devait dominer la politique écossaise pendant les 3 années suivantes, compliquée encore par une violente rivalité entre Angus et James Hamilton, 1er comte d’Arran avec une rapidité surprenante, Marguerite passa du camp de l’un à celui de l’autre.

Albany revint finalement en Écosse en novembre 1521 et fut chaleureusement reçu par Marguerite. On chuchota bientôt que leurs relations cordiales dépassaient le domaine politique. Angus partit pour l’exil, tandis que le Régent avec l’appui total de la reine douairière s’attachait à remettre en ordre un pays déchiré par 3 ans de conflits entre factions. Albany était utile pour Marguerite : on savait qu’il avait de l’influence à Rome, ce qui aiderait à faciliter sa demande de divorce. Angus et ses partisans faisaient courir la rumeur que tous les deux étaient amants, au point que même Lord Dacre, qui avait l’esprit rassis, écrivit à Wolsey, en prédisant que Jacques serait assassiné et qu’Albany deviendrait roi et se marierait avec Marguerite. Mais leurs rapports ne dépassèrent pas le simple calcul d’intérêt personnel, comme les événements devaient bientôt le prouver.

Au fond d’elle-même Marguerite restait une Anglaise dans son attitude et dans sa façon de voir, et ce qu’elle désirait le plus sincèrement, c’était une meilleure entente entre son pays natal et sa dynastie d’adoption. Mais elle comprit vite combien la politique écossaise pouvait être périlleuse et que survivre dépendait de la capacité à maintenir un équilibre entre les intérêts opposés. La situation pressante exigeait une alliance avec Albany et la faction pro-française, surtout après les désastreuses guerres frontalières avec l’Angleterre au début des années 1520. Mais Albany ne se fut pas plus tôt éloigné qu’elle entreprit de se créer un parti qui lui serait propre. En 1524 le Régent fut finalement écarté du pouvoir grâce à un coup d’État simple mais efficace. Comme il se trouvait une nouvelle fois en France, Marguerite, avec l’aide d’Arran et des Hamilton, ramena Jacques, âgé maintenant de 12 ans, de Stirling à Édimbourg. C’était un geste audacieux mais bien vu du peuple. En août le Parlement mit fin à la régence, et confia à Jacques tous les pouvoirs d’un roi. En pratique, il continua à être gouverné par d’autres, surtout par sa mère. Quand Beaton s’opposa à ces nouvelles dispositions, Marguerite le fit arrêter et jeter en prison. En novembre, le Parlement reconnut officiellement Marguerite comme principale conseillère du roi.

L’alliance de Marguerite avec Arran ne pouvait que lui aliéner les autres familles nobles. Sa situation ne s’améliora pas quand son frère permit à Angus de revenir en Écosse. Ces deux facteurs jusqu’à un certain point lui échappaient. Mais ce n’était pas là le plus dangereux pour elle. Elle s’attacha une nouvelle fois, cette fois à Henry Stuart (1er Lord Methven) , frère cadet de Lord Avondale. Stewart fut nommé au conseil supérieur, ce qui déchaîna, entre autres, la colère du comte de Lennox, qui conclut rapidement une alliance avec son mari dont elle était séparée. Ce même mois de novembre où le Parlement avait confirmé le rôle politique de Marguerite, sa guerre avec Angus tourna à la farce meurtrière. Quand il arriva à Édimbourg à la tête d’un grand nombre d’hommes en armes, réclamant son droit d’assister au Parlement, elle ordonna aux canons de tirer sur lui, aussi bien depuis le Château d’Édimbourg que du Palais de Holyrood. Quand les deux ambassadeurs anglais présents à la cour lui objectèrent qu’elle ne devait pas attaquer son légitime époux, elle leur répondit avec colère “de rentrer chez eux et de ne pas se mêler des affaires d’Écosse”. Angus se retira pour le moment, mais, sous des pressions venant de différents côtés, la Reine finit par l’admettre au conseil de régence en février 1525. C’était tout ce dont il avait besoin. S’étant emparé de la garde de Jacques, il refusa de renoncer à lui, et exerça sous son nom le pouvoir suprême pendant une période de 3 ans. L’expérience que Jacques retira de ce moment-là fut une haine définitive tant de la maison de Douglas que du parti pro-anglais.

Marguerite tenta de résister, mais fut forcée de se plier aux nouvelles réalités politiques. En outre, à ce moment-là, son envie de divorcer avait tourné à l’obsession, passant avant toutes les autres affaires. Elle était disposée à se servir de tous les arguments, y compris le mythe largement répandu que Jacques IV n’avait pas été tué à Flodden. Malgré son coup d’État de 1524, elle correspondait chaleureusement avec Albany, qui poursuivait pour elle ses efforts à Rome. En mars 1527, le pape Clément VII fit droit à sa requête. En raison de la situation politique en Europe à cette époque, ce ne fut pas avant décembre qu’elle apprit la bonne nouvelle. Sans perdre un moment, elle épousa Henry Stuart, passant outre aux pieux avertissements de son frère, lui disant que le mariage était d’institution divine, et à ses protestations contre la honteuse décision venue de Rome. À peine quelques années plus tard, Henri rompait les relations avec Rome précisément parce qu’il n’avait pas pu recevoir pour lui la même honteuse décision.

En juin 1528, Jacques finit par se libérer de la tutelle d’Angus, une fois de plus contraint à fuir en exil et commença à régner lui-même. Marguerite fut une des premières bénéficiaires du coup d’État royal, elle et son mari devenant maintenant les principaux conseillers du roi. Jacques créa Stuart Lord Methven.

En juin 1538 Marguerite accueillit en Écosse Marie de Guise , la jeune épouse française de Jacques. Les deux femmes, parmi les plus importantes de l’histoire de l’Écosse, s’entendirent bien, même si Marguerite, d’une vanité maladive, se voyait soumise à l’humiliation de n’être plus considérée que comme la Vieille Reine. Marie s’assura que sa belle-mère, réconciliée maintenant avec Methven, faisait des apparitions régulières à la cour.

Marguerite mourut d’une attaque au château de Methven, dans le Perthshiren, le 18 octobre 1541 et fut enterrée au Prieuré des Chartreux de Saint-Jean à Perth [13]. La dynastie de son frère se termina avec Élisabeth 1ère, morte sans enfants, et le trône d’Angleterre revint aux héritiers de Marguerite.

Son arrière-petit-fils, Jacques VI d’Écosse, devint Jacques 1er d’Angleterre, unissant ainsi les couronnes des deux pays, et conférant à Marguerite une sorte de triomphe posthume.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Margaret Tudor »

Notes

[1] Duc d’York est un titre de noblesse de la pairie du Royaume-Uni associé à la ville d’York. Depuis le 15ème siècle, il est généralement attribué au deuxième fils du monarque britannique. Depuis 1461, le titre n’a jamais été transmis ; soit les porteurs n’ont pas eu de descendance masculine, soit ils sont devenus rois d’Angleterre.

[2] York est une ville du nord de l’Angleterre. Située à la confluence de deux rivières, l’Ouse et la Foss, elle donne son nom au comté du Yorkshire. Fondée par les Romains sous le nom d’Eboracum, elle est l’une des villes majeures du royaume anglo-saxon de Northumbrie, puis la capitale du royaume viking de Jórvík. Elle est également le siège d’un archevêché de l’Église d’Angleterre. Après l’arrivée des Anglo-Saxons, York devint l’une des principales villes du royaume de Northumbrie sous le nom vieil anglais Eoforwic. Le roi Edwin y fut baptisé en 627. Elle devint le siège d’un évêché, puis d’un archevêché en 735. Tombée aux mains de la Grande Armée en 866, elle fut la capitale d’un royaume viking de 876 à 954 sous le nom de Jórvík, date de sa conquête définitive par le royaume d’Angleterre. Le 20 septembre 1066, Harald Hardrada s’empara de la ville, mais fut tué cinq jours plus tard par le roi Harold Godwinson à la bataille de Stamford Bridge, vainqueur qui devait périr à son tour à la bataille de Hastings peu de temps après. En 1190, Richard de Malbis et d’autres nobles d’York qui envisageaient de se joindre à Richard dans la troisième croisade profitèrent d’un incendie qui avait éclaté en ville pour faire courir une rumeur contre les Juifs. Les maisons de Benoît et Joce furent attaquées et ce dernier obtint la permission du gardien du château d’York d’y évacuer sa famille et l’ensemble des Juifs, probablement dans la tour de Clifford. Assaillis par la foule, les Juifs prirent peur et ne laissèrent pas rentrer le gardien qui avait quitté la tour. Il en appela au shérif, qui fit venir la milice du Comté. La tour de Clifford fut assiégée plusieurs jours. Un moine fit la cérémonie de sacrement chaque matin autour des murs comme pour sacraliser la lutte. Il fut écrasé d’une pierre jetée par les Juifs assiégés ; la colère de la foule devint alors une folie forcenée. Quand les Juifs de la tour de Clifford virent qu’ils n’avaient aucune alternative autre que de se soumettre au baptême ou périr aux mains de la foule, Yom-Tob ben Isaac de Joigny, tossafiste français et nouveau chef de la communauté, les exhorta à se tuer eux-mêmes plutôt que de succomber à la cruauté de leurs ennemis. Ceux qui étaient en désaccord furent autorisés à se retirer. Les autres se donnèrent la mort, après avoir mis le feu à leurs vêtements et marchandises pour éviter que ceux-ci ne tombent dans les mains de la foule.

[3] L’abbaye de l’ordre de Saint Augustin a été construite en 1128 à la demande du roi David 1er d’Écosse. La légende veut que David ait été attaqué par un cerf alors qu’il chassait, et dans un geste défensif, prenant le cerf par les bois, s’aperçut qu’il tenait un crucifix avant qu’il ne s’échappe. C’est pour montrer sa reconnaissance envers Dieu que David aurait fondé l’abbaye à cet endroit.

[4] Édimbourg est une ville de la côte est de l’Écosse au Royaume-Uni, et sa capitale depuis 1532. Elle est le siège du Parlement écossais, qui a été rétabli en 1999.

[5] La Vieille Alliance, souvent désignée en français comme en anglais par son nom en scots, Auld Alliance, est une alliance nouée entre les royaumes de France et d’Écosse contre l’Angleterre. Bien que le traité d’Édimbourg de 1560 ait mis fin de fait à la plupart de ses dispositions, l’alliance et ses prolongements ont marqué les relations franco-écossaises de 1295 jusqu’à l’époque contemporaine.

[6] La bataille de Flodden ou de Flodden Field se déroula dans le comté de Northumberland, dans le Nord de l’Angleterre, le 9 septembre 1513. Il mit aux prises une armée d’invasion écossaise, commandée par le roi Jacques IV d’Écosse, et une armée anglaise, commandée par Thomas Howard, comte de Surrey. Elle s’acheva par une sanglante défaite des Écossais, et elle fut la plus grande bataille, en matière de participants, entre ces deux nations

[7] Stirling est une cité écossaise, située dans le council area de du même nom dont elle constitue le siège et dans la région de lieutenance de Stirling and Falkirk. Elle est bordée par le Forth, en amont d’Édimbourg. Autrefois capitale du royaume d’Écosse, Stirling porta le titre de « burgh royal » (« bourg royal ») jusqu’en 2002

[8] Le clan Douglas est un clan écossais historique originaire des Lowlands écossais et tirant son nom du village de Douglas, dans le South Lanarkshire. Ses membres ont ensuite essaimé dans les Scottish Borders, l’Angus, le Lothian et au-delà. Le clan n’a actuellement pas de chef qui soit reconnu par le droit écossais et le Lord Lyon. Les Douglas ont été par le passé le plus puissant clan d’Écosse. Ses chefs portaient les titres de comte de Douglas (Black Douglas), comte d’Angus (Red Douglas) et, à un moment, comte de Morton. Beaucoup de Douglas se sont mariés avec des membres de maisons nobles ou royales écossaises ou européennes, assurant le pouvoir du clan en Écosse par le moyen de leur richesse ainsi accumulée. Le siège ancestral du clan est le château de Douglas, dans le Lanarkshire, mais ses membres ont ensuite occupé divers domaines à travers l’Écosse.

[9] Perth est une ville d’Écosse, capitale du council area et de la région de lieutenance de Perth and Kinross.

[10] L’archevêque de Glasgow est le chef ecclésiastique de l’archidiocèse de Glasgow, en Écosse. Ce titre, aboli au sein de l’Église d’Écosse en 1689, est rétabli en 1878 au sein de l’Église catholique. Les deux premiers évêques de Glasgow connus, Magsuen et Johannes Scotus, sont attestés au milieu du 11ème siècle. Ils auraient été consacrés par l’archevêque d’York Cynesige. L’évêché est élevé au rang d’archevêché par le pape Innocent VIII en 1492.

[11] Situé dans la ville de Stirling en Écosse, le château de Stirling est l’un des plus grands et des plus importants châteaux d’Écosse, et même d’Europe occidentale, tant du point de vue historique qu’architectural. Il a été érigé sur la "colline du château" (the castle hill), un crag volcanique, et il est entouré sur trois côtés par des falaises à pic, ce qui le rendait facile à défendre. Cette caractéristique, ainsi que sa position stratégique, ont fait de lui une importante place forte dès l’origine.

[12] l’ancien palais des rois d’Écosse

[13] démoli en 1559 au moment de la Réforme