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Frédéric 1er de Naples ou Frédéric 1er d’Aragon

mardi 5 octobre 2021, par ljallamion

Frédéric 1er de Naples ou Frédéric 1er d’Aragon (1451-1504)

Prince de Tarente et d’Altamura-Duc d’Andria par son deuxième mariage-Roi de Naples de 1496 à 1501

Fils de Ferdinand 1er roi de Naples [1], et d’Isabel de Chiaramonte dite Isabelle de Tarente . Il est le dernier des rois de la Maison de Trastamare [2], qui avait été fondée par son grand-père Alphonse le Magnanime au bénéfice de son fils illégitime Ferrante d’Aragon.

Il est baptisé le 19 avril 1452 au Castel Capuano [3] et son parrain n’est autre que l’empereur Frédéric III qui rendait alors à Alphonse le Magnanime une visite diplomatique.

Son père accède au trône de Naples, à la mort d’Alphonse le Magnanime, le 27 juin 1458 et donne à ses fils les meilleurs maîtres.

En 1464, il reçoit de son père, alors qu’il réside à Tarente [4], l’ordre d’organiser l’escorte qui doit conduire de Milan [5] à Naples [6], Ippolita Maria Sforza , fille aînée de Francesco Sforza, Duc de Milan [7] que l’on vient de fiancer à son frère aîné Alphonse II de Naples , alors Duc de Calabre [8]. Il quitte Naples, le 18 mars 1465 avec une suite de 320 cavaliers et apprend, alors qu’il est en route, le 30 mars 1465, le décès de sa mère.

Il est reçu à Rome, le 2 avril 1465 par le Pape Paul II qui lui remet la traditionnelle rose d’or [9]. Il gagne ensuite Sienne [10], puis Florence [11] où il est reçu, le 17 avril 1465 par Laurent le Magnifique. Il gagne ensuite Milan, où il parvient le 6 mai 1465, en passant par Bologne [12]. Il quitte Milan le 7 juin 1465 avec une suite doublée par celle de la fiancée afin de regagner Naples par le même chemin qu’il avait emprunté à l’aller.

Le voyage est interrompu par Francesco Sforza, qui menace de rompre la promesse de noces, à Sienne où la suite s’arrête jusqu’à ce que la situation diplomatique se débloque. Il est de retour à Naples, le 14 septembre 1465.

De 1464 à 1473, il exerce les fonctions de lieutenant du roi de Naples dans les Pouilles [13]. Son rôle n’y a rien d’honorifique : il y reçoit les hommages liges, supervise la perception des impôts et veille à l’application des accords commerciaux avec la République de Venise [14]. Il participe aussi à l’activité diplomatique intense que son père mène, notamment en recevant les puissants seigneurs dont le roi de Naples désire acquérir l’alliance ou la bienveillance. Il accueille ainsi, en mars 1472, à Aversa [15] puis à Naples, Jean della Rovere , préfet de Rome, seigneur de Senigallia [16] et neveu du Pape Sixte IV, et le 30 août 1473, à Naples, Charles Manfredi , seigneur de Faenza [17].

Dès le mois d’avril 1470, son père se propose de le marier avec Marie de Bourgogne, fille et unique héritière de Charles le Téméraire, et cette espérance semble prendre corps en novembre 1471, après la signature d’une alliance entre le Duc de Bourgogne et le Roi de Naples.

En février 1472, le roi Ferdinand reçoit à Naples, en grande pompe, dans l’objectif de servir ce projet, une délégation bourguignonne qui insiste sur le fait que Charles le Téméraire, pour sa part, n’a pas arrêté son choix. Éléonore de Naples , la sœur de Frédéric se dit confiante dans l’idée que le duc de Bourgogne appellera son frère à le rejoindre avant Pâques.

Mais ces espoirs sont douchés pendant l’été lorsqu’on apprend, à la cour de Naples, les fiançailles de Marie de Bourgogne avec Nicolas de Lorraine-Anjou, petit-fils du roi René, qui se parait des titres de Duc de Lorraine [18], Marquis de Pont-à-Mousson [19], Duc de Calabre et Prince de Gérone [20], et qui prétendait hériter non seulement de la Lorraine et du Duché de Bar [21] mais des Royaumes de Naples et d’Aragon, fiançailles qui résultent de l’alliance passée entre les ducs de Bourgogne et de Lorraine, alliance que Charles le Téméraire paraphe à Arras le 25 mai 1472 et que Nicolas de Lorraine signe à son tour, le 27 mai 1472. Marie de Bourgogne donne son consentement à la promesse de mariage le 13 juin 1472 et Nicolas lui transmet la sienne, datée de Mons-en-Hainaut [22], le même jour.

En octobre 1472, une nouvelle ambassade bourguignonne séjourne à Naples qui rassure le roi Ferdinand à propos de l’impact des fiançailles de Marie de Bourgogne sur les relations entre Charles le Téméraire et le roi de Naples. En partant, elle laisse sur place deux jeunes gens qui sont chargés d’aider Frédéric à améliorer son français. Charles le Téméraire utilisait l’éventuel mariage de sa fille comme un instrument de sa diplomatie.

Les fiançailles de Marie de Bourgogne et de Nicolas de Lorraine durent d’ailleurs peu. Le 5 novembre 1472, au camp de Charles le Téméraire à Beaurevoir [23], Nicolas renonce à la promesse de mariage sans préjudice de l’alliance entre les deux ducs. Marie de Bourgogne y renonce le 3 décembre 1472, et de toute façon Nicolas meurt subitement dès 1473.

L’année 1473 se passe en récriminations, de part et d’autre, sur le fait que l’allié ne respecte pas ses engagements et quand le bruit se répand que Charles le Téméraire envisage de marier sa fille avec Maximilien 1er de Habsbourg, le fils de l’empereur Frédéric III, le roi Ferdinand explore la possibilité d’une union entre Frédéric et Jeanne d’Aragon, fille de Jean II d’Aragon, que le roi de Naples finit par choisir d’épouser lui-même. On évoque aussi la possibilité d’un mariage avec une fille de Luca Sanseverino [24], prince de Bisignano [25], avant de revenir à l’hypothèse des noces bourguignonnes.

Le roi Ferdinand décide, afin de favoriser la possibilité d’un mariage avec la fille de Charles le Téméraire, d’envoyer son fils auprès de celui-ci, et de saisir n’importe quelle occasion qui obligera le duc de Bourgogne à accepter de le recevoir. Le 18 octobre 1474, au Castel Nuovo de Naples [26], il donne l’ordre de départ et délègue à son fils les pouvoirs qui lui permettront de négocier son mariage. Le 26 novembre 1474, depuis Foggia [27], Ferdinand donne à Francesco Bertini, évêque de Capaccio [28], son ambassadeur à la cour de bourgogne, les pleins pouvoirs afin de conclure la négociation. Le 28 novembre 1474, Alphonse, duc de Calabre, depuis Cassano [29], confirme les pouvoirs conférés par son père à son frère et à l’évêque de Capaccio.

Frédéric quitte Naples le 26 octobre 1474, accompagné d’une suite princière et multiplie les visites de courtoisie dans la péninsule italienne, en attendant que l’occasion de se rendre à Dijon [30] se présente. Il est reçu à Rome et à Urbino [31], puis à Ferrare [32] chez son beau-frère Hercule 1er d’Este . Le 5 janvier 1475, il est accueilli, accompagné par 400 personnes de sa suite, par le doge de Venise [33] Pietro Mocenigo , dans le cadre d’une splendide réception, à l’occasion de laquelle la Sérénissime République l’accueille à bord du Bucentaure [34].

L’occasion de rejoindre la cour de Charles Le Téméraire lui est fournie par la signature d’un accord militaire entre celui-ci etGaléas Marie Sforza, le 30 janvier 1475. Au début de février 1475, Il quitte Milan pour Turin [35]Yolande de France, qui est à l’origine de l’alliance entre les ducs de Bourgogne et de Milan, lui confie la conduite d’un contingent d’hommes d’armes et d’arbalétriers. Il parvient à Besançon [36] à la fin du mois de février, alors que Charles le Téméraire assiège Neuss [37].

Tandis que Frédéric d’Aragon parvient à la cour de Bourgogne, Antoine de Bourgogne , le demi-frère de Charles le Téméraire, se met en route pour Naples accompagné de son fils Philippe , de François d’Este, un fils illégitime de Lionel d’Este et de Guillaume de Rochefort, et d’une centaine de personnes afin de remettre au roi Ferdinand le collier de l’Ordre de la Toison d’or [38] dans lequel il a été admis, au Chapitre de Valenciennes [39], en 1473, à la demande insistante de Charles le Téméraire. Parti de Malines [40] aux environs du 15 février 1475, Antoine de Bourgogne séjourne à Moncalieri [41] du 4 mars 1475 au 6 mars 1475 chez la duchesse Yolande. Il rencontre peut-être à cette occasion Frédéric d’Aragon qui se rend à Chambéry [42].

Mais finalement, ce sera Maximilien de Habsbourg qui épousera Marie de Bourgogne en 1477, année de la mort du Téméraire vaincu par René II de Lorraine, cousin germain de Nicolas et petit cousin de Louis XI.

Quant à Frédéric, le 11 septembre 1478, il épouse à Milan, Anne de Savoie , fille du duc de Savoie Amédée IX et de Yolande de France. Il réside alors avec sa jeune épouse à la cour de son oncle maternel, le roi Louis XI. Après le décès de son épouse, en 1480, il rentre à Naples.

Frédéric reçut en 1485, le titre de Prince de Squillace [43], et fut employé par son père dans plusieurs missions diplomatiques.

En 1486 il épouse en deuxièmes noces Isabelle des Baux d’Andria ou Isabella del Balzo .

En 1496, il succède à son neveu Ferdinand II de Naples qui avait dû combattre les prétentions du roi de France Charles VIII, fils de Louis XI, sur son royaume. Il reçoit solennellement la couronne royale le 26 juin 1497.

Louis XII, le successeur de Charles VIII, reprit ces prétentions à son compte et entreprit la conquête du royaume à partir de 1499 et s’en rendit maître en 1501. Frédéric dut faire appel à son cousin Ferdinand II le Catholique, roi d’Aragon pour repousser les Français, mais ce dernier, après avoir vaincu Louis XII, conserva le royaume pour lui.

Dépouillé de ses États, Frédéric est condamné à implorer la générosité du roi de France, qui lui avait constitué une rente de 30 000 livres sur le duché d’Anjou.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Frédéric Ier de Naples/ Portail de Naples/ Catégories : Roi de Naples/ Dynastie de Trastamare

Notes

[1] Le royaume naquit de la scission de fait du royaume de Sicile, provoquée par les Vêpres siciliennes de 1282. Le roi Charles d’Anjou, chassé de l’île de Sicile par les troupes de Pierre III d’Aragon, ne se maintint que sur la partie continentale du royaume. Naples devint la capitale de ce nouveau royaume, ce qui provoqua une forte croissance de la ville qui était auparavant supplantée par Palerme. Sous le règne de Robert 1er, le royaume connaît une période de paix et de prospérité. Le roi fit de Naples l’un des centres culturels de l’Italie, invitant à sa cour Giotto, Pétrarque et Boccace. La seconde partie du 14ème siècle vit cependant s’amorcer une période de déclin due à la lutte fratricide entre deux branches adverses de la dynastie angevine pour régler la succession de Robert 1er puis celle de sa fille, la reine Jeanne 1ère. La maison d’Anjou-Duras finit par triompher, avec Charles III, duc de Duras, qui fit assassiner la reine Jeanne en 1382. Son fils, Ladislas 1er, étendit provisoirement le royaume sur une bonne partie de l’Italie centrale, caressant le rêve d’unifier la péninsule. À sa mort sans héritier en 1414 c’est sa sœur, Jeanne II, qui monta sur le trône.

[2] On donne le nom de Maison de Trastamare (Trastámara) à une dynastie de rois qui occupa les trônes de Castille de 1369 à 1555, d’Aragon de 1412 à 1516, de Navarre de 1425 à 1479 et de Naples de 1458 à 1516. Cette dynastie tire son nom du comté de Trastamare (condado de Trastámara), à la tête duquel se trouvait Henri II de Castille, dit le Magnifique, avant d’accéder au trône de Castille, à la suite d’une guerre civile qui s’acheva en 1369 par la mort de son demi-frère Pierre 1er de Castille, dit Le Cruel, fils d’Alphonse XI de Castille et de sa seconde femme, Éléonore de Guzmán.

[3] Le castel Capuano est un château situé dans la ville de Naples dans le Sud de l’Italie. Il tient son nom du fait qu’il se trouvait à l’emplacement d’où partait la route vers Capoue dans les murs de la ville, à l’extrémité du Decumanus maximus. Il a longtemps été le siège du tribunal de la ville.

[4] Tarente est un port du sud de l’Italie construit sur le golfe de Tarente. La vieille ville, la città Vecchia, ou encore Borgo Antico, héritière de la colonie spartiate qui fut dans l’Antiquité l’une des cités les plus riches de la Grande Grèce, a été établie sur une île rectangulaire qui commande le chenal d’accès à la rade, appelée Mare Piccolo.

[5] Milan est une ville d’Italie située au nord de la péninsule, à proximité des Alpes. Chef-lieu de la région Lombardie, située au milieu de la plaine du Pô.

[6] Naples est une ville d’Italie, chef-lieu de la région de Campanie. L’histoire de Naples s’étend sur plus de 28 siècles. Sous le nom de Parthénope, elle fut fondée durant l’Antiquité par la cité voisine de Cumes. Elle s’étend ensuite rapidement jusqu’à devenir un des principaux centres commerciaux, culturels, philosophiques et politiques de la Grande-Grèce puis de l’Empire romain. Après avoir été brièvement dépendante de l’Empire byzantin, elle devient autonome au sein du duché de Naples. Dès le 13ème siècle et pour ensuite plus de 600 ans, elle devient successivement la capitale du royaume de Naples puis du royaume des Deux-Siciles. Elle reste alors un des principaux centres de développement économiques et technologiques d’Europe jusqu’à son annexion au royaume d’Italie en 1860, date à laquelle elle entame un relatif déclin socio-économique.

[7] La seigneurie de Milan se constitue au 13ème siècle dans la famille Visconti, qui la conserve et l’agrandit pendant tout le cours du 14ème siècle au point de se faire concéder le titre ducal par l’empereur Venceslas en 1395. Elle le conserve jusqu’au milieu du 15ème siècle, où s’ouvre une crise de succession qui dominera pour un siècle les affaires du duché et formera le motif central des guerres d’Italie. Le Milanais échoit à leur issue à la maison de Habsbourg.

[8] La région de Calabre, plus couramment appelée la Calabre, est une région d’Italie située à l’extrême sud de la péninsule. La capitale régionale est Catanzaro et la plus grande ville Reggio de Calabre. À partir de la fin de l’Antiquité, elle n’échappe pas aux invasions barbares : elle est pillée et saccagée par les Wisigoths des rois Alaric et Athaulf (410/411). Alaric meurt sous les murailles de Cosenza et est enterré avec un important trésor dans le lit du Busento, qui arrose la ville. Le « trésor d’Alaric », qui a toujours échappé aux pillards et aux chercheurs de trésor, est toujours autant recherché. Elle est également pillée par les Vandales installés en Afrique romaine, puis passe partiellement sous la domination des Ostrogoths. Lors des guerres gothiques opposant les Ostrogoths aux Byzantins, elle est ravagée par les guerriers de Totila avant de passer sous domination byzantine, puis par des bandes de Francs et d’Alamans venus aider les Goths du nouveau roi Teias. Les Lombards pénètrent eux aussi en Calabre peu de temps après leur invasion de l’Italie et la région subit régulièrement les attaques du duché lombard de Bénévent. Le roi lombard Liutprand est peut-être à l’origine de l’actuelle ville calabraise de Longobardi, fondée vers 735, qui tire son nom du peuple lombard. À partir du 9ème siècle, elle commence à subir les incessants raids de pirates Sarrasins puis au 10ème siècle, elle est peut-être atteinte et pillée par des bandes magyares qui se sont aventurées en Italie jusqu’à Bénévent.

[9] La Rose d’or est un ornement béni par le pape, destiné à honorer des souverains ou des sanctuaires catholiques. Comme son nom l’indique, il représente une rose, un bouquet de roses ou un petit rosier en or massif. Il était attribué chaque année par le pape le quatrième dimanche de Carême à un souverain ou seigneur, puis plutôt à une reine ou épouse de roi (à partir du 17ème siècle), et depuis la seconde moitié du 20ème siècle, à des églises ou sanctuaires. Depuis le 21ème siècle, ce sont essentiellement des sanctuaires mariaux qui ont reçu cette distinction.

[10] Sienne se situe au centre d’une zone collinaire, entre les vallons de l’Arbia au sud, de la Merse au sud-ouest et de l’Elsa au nord, avec les collines du Chianti au nord-est, la Montagnola à l’ouest et les Crete Senesi au sud-est. La place en « coquillage » est le point d’intersection des trois collines qui forment Sienne.

[11] Florence est la huitième ville d’Italie par sa population, capitale de la région de Toscane et siège de la ville métropolitaine de Florence. Berceau de la Renaissance en Italie, capitale du royaume d’Italie entre 1865 et 1870

[12] Bologne est une ville italienne située dans le nord-est du pays, entre le Pô et les Apennins. C’est le chef-lieu de la région d’Émilie-Romagne (plaine du Pô) et de la province de même nom et l’une des principales villes d’Italie. Elle est considérée comme le siège de la plus ancienne université du monde occidental puisqu’elle a été fondée en 1088. Plus de 900 ans après sa fondation, l’université est encore aujourd’hui le cœur de la ville

[13] La région des Pouilles anciennement l’Apulie, dite plus couramment les Pouilles, est une région d’Italie, située dans le sud-est du pays. Avec la création du royaume de Sicile, les Normands éliminent la présence des Sarrasins et relancent les relations maritimes avec Venise et les villes côtières de la Méditerranée. Cette période voit la vie politique et religieuse de la région totalement réorganisée.

[14] La république de Venise, parfois surnommée « la Sérénissime », est une ancienne thalassocratie d’Italie, progressivement constituée au Moyen Âge autour de la cité de Venise, et qui s’est développée par l’annexion de territoires divers en Italie du Nord, le long des côtes de la mer Adriatique et en Méditerranée orientale : les « Domini di Terraferma », l’Istrie, la Dalmatie, les bouches de Cattaro, l’Albanie vénitienne, les îles Ioniennes, la Crète, l’Eubée, Chypre et d’autres îles grecques, jusqu’à devenir une des principales puissances économiques européennes.

[15] Aversa est une ville italienne située dans la province de Caserte en Campanie, dans l’Italie méridionale.

[16] Senigallia ou Sinigaglia est une ville italienne, située dans la province d’Ancône, dans la région Marches, en Italie centrale.

[17] Faenza est une ville située dans la province de Ravenne en Émilie-Romagne, dans le nord-est de l’Italie. Faenza est une ville d’art, connue dès la Renaissance pour la production d’objets en céramique, exportés dans plusieurs pays européens.

[18] Le duché de Lorraine est né du partage de la Lotharingie en 959 par le duc Brunon de Cologne, qui confia la Haute Lotharingie au vice duc Frédéric de Bar. Celui-ci prit le titre de duc de Haute Lotharingie en 977. Au fil du temps, le duché de Haute Lotharingie deviendra le duché de Lorraine, mentionné comme tel en 1067. Les ducs (pour les descendants de Gérard d’Alsace et ceux des Maisons de Vaudémont et d’Anjou jusqu’en 1737) se succédèrent jusqu’en 1766, date de l’annexion par la France où le trône ducal fut occupé par Stanislas Leszczynski, souverain polonais détrôné profitant de la vacance du trône lorrain à la suite du mariage du dernier duc de la maison de Lorraine, François III, avec l’archiduchesse régnante d’Autriche Marie-Thérèse. Ce François III a été élu par la suite roi des Romains et couronné comme Saint Empereur Romain sous le nom de François (premier de ce nom), de sorte qu’on parle de sa femme comme l’Impératrice Marie-Thérèse.

[19] Pont-à-Mousson est une ville et une commune du nord-est de la France, en Meurthe-et-Moselle. Tour à tour place forte, ville avancée ou pays frontière, Pont-à-Mousson a souvent eu à souffrir des rigueurs de la guerre. Pont-à-Mousson est située au cœur de la Lorraine et du département de Meurthe-et-Moselle, à mi-chemin entre Nancy et Metz, au pied de la colline de Mousson (382 mètres), ancienne place forte des comtes puis ducs de Bar. La ville est située de part-et-d’autre de la Moselle.

[20] Le titre de prince de Gérone était au 15ème siècle le titre des héritiers de la couronne d’Aragon. C’est aujourd’hui l’un des titres du prince des Asturies. Du titre de prince de Gérone dépendent les titres de duc de Montblanc, comte de Cerbère et seigneur de Balaguer.

[21] Relevant à la fois du Saint Empire romain germanique mais aussi du domaine royal de France (partie du duché située à l’ouest de la Meuse), le comté, puis duché de Bar, fut formé au 10ème siècle par Ferry d’Ardennes, frère de l’évêque de Metz Adalbéron. Il fut annexé par la France en 1766. Ses villes principales étaient Bar-le-Duc, la capitale, Pont-à-Mousson sur la Moselle, au pied du château de Mousson, Briey et Longwy. Ses frontières bordaient le comté de Champagne, la principauté épiscopale de Verdun, le comté puis duché de Luxembourg, la principauté épiscopale de Metz, le duché de Lorraine et la principauté épiscopale de Toul.

[22] Mons est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne. Ancienne capitale des comtes de Hainaut, chef-lieu de la province de Hainaut, ville principale de l’arrondissement de Mons, elle est le siège d’une des cinq cours d’appel du pays.

[23] Beaurevoir est une commune française, située dans le département de l’Aisne. Beaurevoir, qui signifie Belle vue apparaît au 12ème siècle sous le sous le nom de Belvoir, puis Biauvoir dans un cartulaire de l’Abbaye du Mont-Saint-Martin. Son nom s’écrira de manières différentes en fonction des transcriptions latines ou picarde.

[24] Les Sanseverino sont une des familles historiques les plus illustres du Royaume de Naples et de toute l’Italie, et une des plus riches d’Europe, possédant 300 fiefs, 40 comtés, 9 marquisats, 12 duchés et 10 principautés répartis essentiellement entre Calabre, Campanie, Basilicate et Pouilles. Parmi ses membres, on trouve des cardinaux, des vice-rois, des maréchaux et des condottieres. À l’époque du Royaume de Naples, la famille Sanseverino était si puissante qu’elle avait droit à un traitement de maison semi-souveraine dont le principal privilège était qu’en cas de défaillance d’héritier mâle direct, les fiefs devaient passer à l’héritier mâle le plus proche.

[25] Bisignano est une commune de la province de Cosenza, dans la région de Calabre, en Italie.

[26] Castel Nuovo, est un édifice historique et un des symboles de la ville de Naples. Principal symbole de l’architecture de la ville. Castel Nuovo a été étendu ou rénové plusieurs fois depuis qu’il a été construit en 1279. Le nom du château Castel Nuovo permettait de le différencier des forteresses plus anciennes érigées à Naples et à ses proches environs.

[27] Foggia est une ville italienne de la province du même nom dans les Pouilles en Italie.

[28] Capaccio Paestum (autrefois simplement Capaccio) est une commune italienne de la province de Salerne en Campanie.

[29] Cassano all’Ionio (aussi appelé Cassano allo Ionio et localement Cassano all’Jonio) est une commune de la province de Cosenza, dans la région de Calabre, en Italie. Elle est connue pour héberger les ruines de la cité antique de Sybaris.

[30] Dijon est une commune française, préfecture du département de la Côte-d’Or. Capitale historique du duché de Bourgogne, ville aux cent clochers sous l’Ancien Régime, héritière d’un riche patrimoine historique et architectural, Dijon est une cité touristique dont l’attrait est renforcé par la réputation gastronomique de la région.

[31] Urbino est une commune de la province de Pesaro et Urbino dans la région Marches en Italie centrale. Capitale des princes della Rovere, la ville s’imposa comme un centre militaire et scientifique majeur dans l’Italie de la Renaissance, avec des personnalités comme Piero della Francesca, Commandino, Bernardino Baldi ou Guidobaldo del Monte. Elle est également surnommée "l’Athènes de l’Italie". Capitale du duché d’Urbino, la ville connut son apogée sous le règne du duc Frédéric III de Montefeltro. La cour est brillante à la Renaissance : le peintre Piero della Francesca en était le fleuron. À l’extinction des princes della Rovere, le duché et sa capitale furent incorporés aux États pontificaux en 1631.

[32] Ferrare est une ville italienne de la province de Ferrare en Émilie-Romagne. Située dans le delta du Pô sur le bras nommé Pô de Volano, la cité actuelle remonte au 14ème siècle, alors qu’elle était gouvernée par la famille d’Este. Sans héritier mâle, en 1597 Ferrare fut déclarée fief vacant par le pape Clément VIII. Par la Dévolution de 1598, la ville et son territoire, abandonnés par les Este passent sous le contrôle politique et administratif direct du Saint-Siège jusqu’à son intégration dans le Royaume de Sardaigne en 1859.

[33] Le doge de Venise était le magistrat en chef et le dirigeant de la république de Venise entre 726 et 1797. Les doges étaient élus à vie par l’aristocratie de la cité-État. Il incarne de manière symbolique le bon fonctionnement de l’État.

[34] Le Bucentaure (en italien : Bucintoro) était un bâtiment de parade dont on se servait à Venise pour la célébration du mariage du doge avec la mer, cérémonie qui s’accomplissait le jour de l’Ascension.

[35] Turin est une ville italienne, chef-lieu de la province du même nom et de la région du Piémont. Turin fut la capitale des États de Savoie de 1563 à 1720, du royaume de Piémont Sardaigne de 1720 à 1861 et du royaume d’Italie de 1861 à 1865.

[36] Commune de l’est de la France, préfecture du département du Doubs. Au cours des 12ème et 13ème siècles, les Bisontins luttent contre l’autorité des archevêques et obtiennent finalement leurs libertés communales en 1290. Tout en restant soumise à l’Empereur, Besançon se gouverne par elle-même, grâce à un conseil de 28 notables élus au suffrage universel masculin à plusieurs degrés et à un conseil de 14 gouverneurs désignés par les notables. Besançon restera ainsi une « ville libre » pendant près de 400 ans. Les ducs de Bourgogne, devenus maîtres de la Franche-Comté, sont les « protecteurs » de la ville libre impériale que reste toujours Besançon. C’est pour la cité une période de prospérité.

[37] Neuss est un port fluvial situé dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie en Allemagne, dans l’arrondissement du Rhin Neuss. Cette ville occupe la rive gauche du Rhin, à la confluence avec l’Erft vis-à-vis de Düsseldorf. La ville résista pendant près d’un an (du 29 juillet 1474 jusqu’à la fin du mois de mai 1475) au siège de Neuss entrepris par Charles le Téméraire. Cet échec marque le début de la chute des aspirations bourguignonnes. Pour récompenser ses habitants, l’empereur Frédéric III octroya à Neuss le Droit de monnaie, le droit de sceau, les mêmes privilèges qu’aux villes de la Hanse et un nouvel emblème. Il confirma les coutumes et la libre élection du conseil des échevins et des juges, contestées jusque-là par les archevêques de Cologne. Le siège terminé, les ruines furent déblayées et la ville retrouva sa prospérité passée. Au cours de la guerre de Cologne, le comte Adolf von Neuenahr, allié de Gebhard 1er de Waldburg, s’empara en 1585 de la ville de Neuss et détruisit plusieurs châteaux et maisons fortes dépendant de la ville dans ses environs. Au mois de juillet 1586, l’armée des Flandres du stathouder des Pays-Bas espagnols Alexandre Farnèse assiégea Neuss. La ville était défendue par une garnison de 1 600 soldats commandés par Hermann Friedrich von Pelden. Le 26 juillet 1586, Neuss tomba aux mains des assiégeants : elle fut pillée et incendiée. La garnison fut exterminée, et avec elle quelques 3 000 habitants (la ville en comptait alors 4 500. Seules huit maisons échappèrent aux flammes.

[38] L’ordre de la Toison d’or, dit aussi la Toison d’or ou la Toison, est l’ordre de chevalerie le plus élevé et prestigieux de l’Espagne, fondé à Bruges (ville de l’État bourguignon) le 10 janvier 1430 par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, à l’occasion de son mariage avec Isabelle de Portugal. Son premier chapitre se tient à Lille l’année suivante, en 1431, le port du collier devenant obligatoire le 3 décembre 1431. Le nom de l’ordre est inspiré du mythe grec de la Toison d’or, complété par l’histoire biblique de Gédéon (en référence à sa force spirituelle, comme indiqué sur la somptueuse tapisserie qui ornait les lieux de réunion des chapitres à partir de 1456). Dès lors l’ordre de la Toison d’or sera placé sous le patronage des deux personnages.

[39] Valenciennes est une commune française, historiquement capitale du comté du Hainaut français et aujourd’hui sous-préfecture du département du Nord. Elle est située au confluent de l’Escaut avec la Rhônelle. En 1285, la monnaie du Hainaut fut remplacée par la monnaie de France : l’écu. Valenciennes est une ville en pleine activité, forte de ses nombreuses corporations. À l’abri de son enceinte, un grand nombre de couvents se développe, à l’instar des Dominicains. Au 14ème siècle Albert de Bavière fait construire la tour de la Dodenne, où encore aujourd’hui la cloche sonne en l’honneur de Notre-Dame-du-Saint-Cordon. Au 15ème siècle, le Hainaut, rattaché au duché de Bourgogne, perd de son autonomie, mais Valenciennes jouit d’une grande renommée grâce aux artistes qu’elle protège en ses murs. L’économie de la ville repose essentiellement sur la draperie et le commerce, principalement du vin et des céréales des campagnes environnantes.

[40] La seigneurie de Malines fut longtemps une enclave de la principauté de Liège à l’intérieur du Duché de Brabant. Jusqu’au début du 14ème siècle, la seigneurie de Malines fut dominée par une puissante famille de propriétaires terriens, les Berthout, qui furent fréquemment en conflit avec les princes évêques de Liège. Le dernier représentant de cette influente lignée fut Florent Berthout. En 1333, le comte de Flandre Louis de Nevers acheta la seigneurie de Malines au prince évêque de Liège Elle fut ensuite cédée au duc de Brabant. Par la Paix d’Ath, qui mit fin à la guerre de Succession de Brabant, Louis de Male la récupéra en 1357. À la mort de Louis en 1384, Malines revint finalement au duc de Bourgogne Philippe le Hardi qui avait épousé sa fille Marguerite.

[41] L’actuel implantation du Château de Moncalieri remontant au 17ème siècle est le résultat de l’agrandissement d’un fortin médiéval. Dans la seconde moitié du 15ème siècle, le bâtiment fut choisi comme résidence ducale par Yolande de Valois ; en 1475, il fut théâtre de la signature du traité entre la duchesse, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, et Galeazzo Maria Sforza, duc de Milan. A partir de 1610, Charles-Emmanuel 1er fit commencer les travaux de restauration de l’antique manoir qui continuèrent sous Victor Amédée 1er et Madama Reale Marie Christine de France ; une période de soixante ans fut nécessaire afin que, grâce à l’intervention des architecte Amedeo di Castellamonte, Andrea Costaguta et Carlo Morello, le bâtiment puisse assumer son actuelle configuration. Le château fut la résidence préférée de Victor Amédée II qui y mourut en 1732, après avoir abdiqué en faveur de son fils Charles-Emmanuel III. Sous le règne de ce dernier, la direction des nombreuses interventions de rénovation furent confiées à Benedetto Alfieri ; les embellissements continuèrent encore au temps de Victor-Amédée III (mort à Moncalieri en 1796) avec l’apport créatif de l’architecte Francesco Martinez de Messine.

[42] Chambéry est une commune française située dans le département de la Savoie. Surnommée la « Cité des ducs » car acquise par la maison de Savoie en 1232, elle devient la capitale politique des comtes de Savoie en 1295 lors de l’achat du château et de l’établissement officiel du Conseil résident, puis du duché de Savoie de 1416 jusqu’à son transfert à Turin en 1562. Chambéry demeure toutefois la capitale historique des États de Savoie. Le 13ème siècle représente une période décisive, lorsque le comte Thomas 1er de Savoie l’achète, le 15 mars 1232, moyennant 32 000 sous forts de Suse, au vicomte Berlion, et la dote de franchises. À la même époque, une catastrophe donne de l’importance à Chambéry dans la hiérarchie ecclésiastique. L’effondrement du mont Granier sur la capitale du décanat de Savoie d’Apremont entraîne le déplacement du siège du décanat à Chambéry. L’avènement d’Amédée VIII, premier duc de Savoie en 1416, fait de Chambéry la capitale d’un État souverain, libéré de la domination du Saint Empire romain germanique. Une nouvelle noblesse chambérienne apparaît, liée aux institutions prestigieuses que compte la ville, et forme une cour autour de la famille ducale. Cette noblesse fait construire de remarquables hôtels particuliers. Après l’occupation française de François 1er, le duc Emmanuel-Philibert lui préfère cependant Turin comme capitale à partir de 1563.

[43] Squillace est une commune italienne de la province de Catanzaro dans la région Calabre. Elle constitue un important site archéologique et demeure une station balnéaire réputée.