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Guillaume Vicedomino de Vicedominis

dimanche 3 octobre 2021, par ljallamion

Guillaume Vicedomino de Vicedominis (vers 1210/1215-1276)

Cardinal italien

Né à Plaisance [1], dans l’actuelle Émilie-Romagne [2], alors dans le Saint Empire romain germanique. Il est un neveu du pape Grégoire X, par sa mère.

Vicedomino de Vicedominis est marié et a 2 enfants. Il entre dans l’état ecclésiastique après la mort de sa femme. De Vicedominis est notamment prévôt [3] de Barjols [4], chanoine [5] à Clermont [6], ambassadeur du comte de Provence [7] à Gênes [8] et à Avignon [9], chanoine à Narbonne [10], prévôt de Grasse [11] et chantre de Béziers [12]. En 1257 il est élu archevêque d’Arles [13] et en 1272 il est légat apostolique [14] en Lombardie [15] en Romagne.

Le pape Grégoire X le crée cardinal lors du consistoire [16] de 3 juin 1273. Le cardinal de Vicedominis est doyen du Collège des cardinaux [17] en 1275. Il participe au 2ème concile de Lyon en 1274 et aux 3 conclaves de 1276 pour l’élection d’ Innocent V , Adrien V et Jean XXI , mais meurt pendant le dernier de ces conclaves.

Guillelmus Vicedominus de Vicedominis aurait selon plusieurs sources été élu pape le 5 septembre 1276 sous le nom de Grégoire XI avant de mourir subitement dès le lendemain.

Dès le 8 septembre était élu Pedro Julião qui prit le nom de Jean XXI.

À l’époque de Grégoire XI, on était généralement considéré comme pape dès l’élection, sans attendre le couronnement, mais son nom n’ayant pas encore été proclamé lorsqu’il mourut, il n’a jamais été considéré comme légitime et est purement et simplement oublié des listes.

Puisque ce pape n’est pas reconnu par les listes de papes, son nom et son numéro ont été repris par le pape légitime Grégoire XI, le 30 septembre 1370.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Guillaume Vicedomino de Vicedominis/ Portail d’Aix-en-Provence/ Catégories : Archevêque d’Aix-en-Provence

Notes

[1] Plaisance est une ville italienne, chef-lieu de la province de Plaisance, située sur la rive droite du Pô, en Emilie Romagne (plaine du Pô). À Plaisance en 456, Ricimer, commandant des forces armées romaines, renversa l’empereur Avitus. Il épargna Avitus et lui permit de devenir évêque de Plaisance. En 1095, elle est le siège du concile de Plaisance, à l’origine de la première croisade. Au Moyen Âge, Plaisance fait partie du Saint Empire romain germanique et adhère à la Ligue lombarde. Cédée à la Papauté à l’issue des guerres d’Italie, elle fut unie à Parme en 1545 au sein du duché de Parme et Plaisance, sous la domination de la famille Farnese, puis passa aux Bourbons en 1732.

[2] La Romagne est une région historique, géographique et linguistique de l’Italie septentrionale et centrale, qui forme, avec l’Émilie, la région italienne de l’Émilie-Romagne. La République de Saint-marin et certaines communes des régions adjacentes de Toscane et des Marches sont considérées comme faisant traditionnellement partie de la Romagne. La Romagne n’a pas de capitale administrative propre, la ville la plus peuplée du territoire est Ravenne.

[3] Un prévôt est un titre hiérarchique : Dans le cas d’un ordre religieux, il désigne le supérieur de cet ordre : par exemple le supérieur de la Congrégation des chanoines réguliers du Grand-Saint-Bernard. C’est aussi la première dignité dans le cas du chapitre d’une cathédrale ou d’une collégiale (parfois désigné sous le titre de primicier).

[4] Barjols est une commune française située dans le département du Var

[5] Un chanoine est un clerc (voire laïc) appartenant à un chapitre ou à une congrégation, et consacré à la prière liturgique au chœur, voire à l’enseignement, à la prédication, au secours des pauvres, au chœur professionnel (le « bas-chœur ») et à la maîtrise, etc. Au haut Moyen Âge, le mot pouvait désigner certains membres du personnel laïc des églises. Aujourd’hui, il existe des chanoines ecclésiastiques (séculiers ou réguliers), des chanoines laïcs et des femmes religieuses régulières (chanoinesses).

[6] Clermont ou Clairmonta est une ancienne ville en Auvergne, dont la fusion avec la cité voisine et rivale de Montferrand décidée par Louis XIII lors de l’Édit de Troyes du 15 avril 1630 (premier Édit d’union) et confirmée un siècle plus tard sous Louis XV en 1731, par Daniel-Charles Trudaine, (second Édit d’union) donne naissance à la capitale auvergnate de Clermont-Ferrand, titre auparavant réservé à Clermont.

[7] Le Comté de Provence est une ancienne principauté territoriale située à l’est du delta du Rhône. Il ne doit pas être confondu avec le marquisat ou le Duché de Provence. En 1019, Emma, comtesse de Provence, se maria avec Guillaume Taillefer, comte de Toulouse, transmettant les droits de la lignée de Roubaud à la maison de Toulouse. Le titre de marquis de Provence passa définitivement à cette maison à compter de 1093. En 1112, Douce de Provence, héritière des droits de la ligne de Guilhem, épousa Raimond Bérenger III, comte de Barcelone, qui devient Raimond Bérenger 1er de Provence. Les maisons de Toulouse et de Barcelone entrèrent alors en conflit pour le marquisat. Un traité fut conclu, en 1125, entre Raymond Bérenger et Alphonse Jourdain de Toulouse : par celui-ci, le comté de Provence fut divisé en un marquisat au nord de la Durance - attribué aux Toulouse - et un comté au sud, attribué à Barcelone. En 1193, Alphonse II de Provence épouse Gersande de Forcalquier, ce qui donne naissance au comté de Provence Forcalquier.

[8] La République de Gênes est l’une des grandes républiques maritimes italiennes (ou thalassocratie) qui a duré près de 8 siècles, du milieu du 11ème siècle à 1797, après l’abdication du dernier doge de Gênes, Giacomo Maria Brignole.

[9] Avignon est une ville du Sud de la France, située au confluent du Rhône et de la Durance. Surnommée la « cité des papes » en raison de la présence des papes de 1309 à 1423, elle est actuellement la plus grande ville et la préfecture du département de Vaucluse. C’est l’une des rares villes françaises à avoir conservé ses remparts et son centre historique, composé du palais des papes, de l’ensemble épiscopal, du rocher des Doms et du pont d’Avignon.

[10] L’archidiocèse de Narbonne est un ancien archidiocèse métropolitain de l’Église catholique en France. Le diocèse de Narbonne est érigé au 4ème siècle. Au 5ème siècle, vers 445, il est élevé au rang d’archidiocèse métropolitain. Dans le cadre de l’éradication de l’hérésie cathare, la partie occidentale du diocèse (Haut-Razès) est érigé en diocèse suffragant le 18 février 1318 par le pape Jean XXII, avec pour siège l’abbaye d’Alet. Au cours des 13ème et 14ème siècles, les archevêques de Narbonne ont élevé 18 châteaux sur leurs terres, dont ceux de Montels et de Capestang. À la suite du Concordat de 1801, le siège archiépiscopal est supprimé et le territoire de l’archidiocèse est partagé entre le diocèse de Carcassonne, qui couvre alors les départements de l’Aude et des Pyrénées-Orientales, et le diocèse de Montpellier, qui couvre alors les départements de l’Hérault et du Tarn.

[11] Grasse est une commune française provençale, située dans le département des Alpes-Maritimes

[12] Le Biterrois est une région naturelle de France située à l’ouest du département de l’Hérault, autour de la ville de Béziers. Il s’agit d’une région essentiellement viticole.

[13] L’archevêché d’Arles est un ancien archidiocèse catholique, il est une des Églises les plus anciennes des Gaules. Seul l’archevêché de Lyon pourrait lui disputer l’honneur de la préséance. La date de la fondation du siège épiscopal d’Arles est inconnue, elle remonte en tout cas au tout début de l’installation de l’Église en France. Selon une tradition, saint Trophime aurait évangélisé la cité d’Arles, en aurait été le premier pasteur vers 220-240.

[14] Le légat apostolique, ou plus communément légat du pape, ou légat pontifical, est un représentant extraordinaire du pape chargé d’une mission spécifique, généralement diplomatique. Il se distingue en cela du nonce apostolique qui est un ambassadeur permanent du Saint-siège auprès des gouvernements étrangers.

[15] La Lombardie est une région d’Italie septentrionale, située au sud de la Suisse, à l’est du Piémont, à l’ouest de la Vénétie et du Trentin-Haut-Adige et au nord de l’Émilie-Romagne. La ville de Milan en est le chef-lieu. Sa superficie est de 23 857 km²

[16] Un consistoire est une assemblée de cardinaux convoquée librement par le pape pour le conseiller, débattre de sujets concernant divers aspects de la vie de l’Église ou de l’organisation de la curie. Progressivement, les consistoires ont perdu leur dimension consultative pour se ritualiser et devenir l’occasion de l’annonce de décisions importantes ou de la création de nouveaux cardinaux.

[17] Le doyen du Collège des cardinaux ou doyen du Sacré Collège est le président du Collège des cardinaux de l’Église catholique romaine qui appartient à l’ordre des cardinaux-évêques. Il reçoit le titre d’évêque titulaire d’Ostie. Il lui revient de consacrer évêque le nouveau pape, s’il ne l’est pas encore.