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Constantin de Domnomée

dimanche 26 septembre 2021, par ljallamion

Constantin de Domnomée (mort après 589)

Roi brittonique de Domnonée insulaire vers 530

Le personnage de Constantin est associé à la légende arthurienne [1] et à l’origine du roi Constantin III de Bretagne de Geoffroy de Monmouth successeur du mythique roi Arthur.

Constantin est le premier des “tyrannus” dénoncés par Gildas le sage pour sa débauche et ses crimes sans doute liés à son accession au trône dans le contexte des problèmes de succession récurrents de l’époque dans les royaumes brittoniques [2].

Selon les Annales Cambriae [3] Constantin se serait finalement converti en 589 peut-être après avoir abdiqué ou été déposé et exilé. Le même évènement est relevé en 587 dans les Annales de Clonmacnoise [4] et en 588 dans les Annales d’Ulster [5] et dans celles de Tigernach [6].

Il a comme successeur son fils Erbin père d’un Gereint ancêtre putatif et homonyme de Geraint de Domnonée.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Bernard Merdrignac D’une Bretagne à l’autre. Les migrations bretonnes entre histoire et légendes Presses universitaires de Rennes, Rennes 2012 (ISBN 9782753517769)

Notes

[1] L’Historia regum Britanniae (en français : « Histoire des rois de Bretagne ») est une œuvre rédigée en latin entre 1135 et 1138, par l’écrivain gallois Geoffroy de Monmouth. Le texte présente une histoire légendaire des rois de l’île de Bretagne depuis Brutus, fondateur mythique de la lignée, jusqu’à Cadwaladr. On y trouve la première apparition de personnages marquants tels que Merlin ou Uther Pendragon.

[2] Les peuples brittoniques ou Brittons sont des peuples celtes de la protohistoire, habitant l’actuelle Grande-Bretagne. Leur dénomination vient du fait qu’ils parlaient une langue celtique, de la famille des langues brittoniques. À partir de l’occupation romaine, on parle de Britto-romain

[3] Les Annales Cambriae sont un ensemble, compilé à partir de diverses sources, de chroniques galloises, rédigées en latin à St David’s, dans le royaume de Dyfed, au plus tard au 10ème siècle. Malgré leur nom, les Annales Cambriae ne traitent pas seulement du pays de Galles, mais également d’événements survenus en Irlande, en Cornouailles, en Écosse et en Angleterre, voire au-delà.

[4] Les Annales de Clonmacnoise font la chronique des événements survenus en Irlande depuis les temps préhistoriques jusqu’à l’année 1408. Le ou les manuscrits originaux ont été perdus, et le nom de ses rédacteurs nous est inconnu. Elles ont été baptisées « Annales de Clonmacnoise », parce qu’on pense qu’elles ont été élaborées à partir de textes recueillis au monastère de Clonmacnoise, bien que cela ne soit pas parfaitement établi. Le manuscrit qui a survécu est une traduction en anglais réalisée en 1627 par Connall MacGeoghegan de Lismoyny, une petite agglomération située près de Clara, dans le comté d’Offaly. Aussi les chercheurs parlent de ces annales comme le « livre de Mageoghagan ». Le traducteur souligne que plusieurs parties de l’œuvre originale manquent, comme entre 1182 et 1199, ou entre 1290 et 1299. Il déclare que les originaux ont été détruits non pas par des Vikings en maraude brûlant des livres, mais plutôt par des tailleurs coupant les pages des livres pour en faire de longues lanières destinées à prendre les mesures.

[5] Les Annales d’Ulster sont des chroniques de l’histoire médiévale irlandaise. Les entrées couvrent la période allant de 431 à 1540. Celles allant jusqu’à l’année 1489 furent compilées à la fin du 15ème siècle par le scribe Ruaidhri Ó Luinín, sous le patronage de Cathal Óg Mac Maghnusa, sur l’île de Belle Isle sur le lac Lough Erne, dans la province d’Ulster. Les entrées plus tardives furent rajoutées par d’autres auteurs.

[6] Les Annales de Tigernach sont probablement originaires du monastère de Clonmacnoise en Irlande et attribuées pour la partie la plus ancienne à Tigernach, abbé de Clonmacnoise mort en 1088. Le meilleur manuscrit subsistant est du 14ème siècle. Le texte comporte trois parties couvrant les années de 488 à 766, 974 à 1003 et 1017 à 1178. Il est composé dans un mélange de latin, de vieux et de moyen irlandais. Une traduction en anglais est désormais disponible. Les informations émanent des hypothétiques Chroniques d’Irlande dont dériveraient également les Annales d’Ulster et les Annales d’Inisfallen. La lacune de 766 à 973 est particulièrement préjudiciable à la compréhension de la fusion des royaumes des Pictes et des Scots de Dalriada et de la constitution du royaume d’Alba.